ACTE I, SCÈNE I. ii
GrosM m'dssattinoit, la soite me console^
MERLIN
Vous m'avez dans la bouche arrêté la parole. Dire Cécile est grosse , et ne pas achever. Je sais bien que d'abord cela donne à rêver. Que far cette matière une équivoque blesse , Et qu'enfin la plus sage est sujette à foiblesse.
ORONTB.
Elle ne t'a lien dit pour me redire?
MERLIN
Non.
ORONTE
Que son indifFérence a de cruauté !
MERLIN
Bon:
Si vous n'étiez aimé comme vous devez l'être, M'aurDi^•el le jeté ceci de sa fenêtre?
ORONTE
Qu'est-ce?
MERLIN
Un quadruple.
A toi?
MERLIN
C'est la première fois.
Encor suis-je trompé , car il n'est pas de poids. Je serai bien heureux si j en ai trois pistoles.
ORONTE
Tiens, ne perds point de temps en de vaines paroles , Prends ces quatre louis et me fais ce présent.
12 LE JIERCURE GALANT.
M E R L I R , «firàt «voir pm (et ^M«f f« loMÛ. Pour voas le refuser je sois trop complaisant. Je vous Toffie.
OROMTB.
11 suffit qu'il soh de ce <pie j'aime. Il m'est cher. Juste del , ma surprise est eitténie ! Un louis pèse plus «me ce qnadniple-là. Gédle avoit sa vue «i te jetant cela.
Avec autant d'esprit que j'en trouve à Cécile, Un objet si charmant ne fait rien d'inutile; Et puisque son désir est de me rendre heureux... Ah ! Meriin , je me trompe, on ce quadruple est creux. Je ne me trompe poittt, il est creux, oui, sans doute: Et je crois qu'il enfeime im billet. Tiens, écoute.
HKÉLIH.
Oui, j'entends t«maer quelque chose.
OROWTB.
Ah! Meriin, Qu'elle a d'esprit!
MERLIir.
D'accord, mais il est bien malin.
C'est en savoir beaucoup à son âge.
ORONTE
Ellechiurme.
Son esprit me ravit, sa beauté me désarme. Le ciel en la formant épuisa ses trésors; Elle a l'ame» Merlin , belle comme le corps; Plus on la considère, et plus ou y découvre...
MERLIN
Voyez, sans perdre temps, comment sa pièce s'ouvre.