SCÈNE I
M. DE BOISLUISANT, ORONTE
SI. &BBOISLVIflAllT.
Oui, monsiettr, c'est sans hxA qu'avec tous je m'explique. Il n est rien de plus propre et de plus magnifique : Je conuois quatre ducs et plus de vingt marquis Qui n ont pas à taion gré des meubles plus exquis. Je n'ai vu que miroirs, que pendules, que lustres. Que tableaux, mis au jour par des peintret illustres ; Et, ce qui m'a surpris, une coUaition Où la délicatesse et la profusion...
ORONTB.
Eh! de grâce, monsieur, un peu plus d'indulgeUce. J'ai sans doute abusé de votre complaisance ; Je vous en fais excuse, et vous conjure...
M. OB BOISLUISANT
Eh bien !
Puisque vous le voulez, je n'en dirai plus rien. Disons un mot ou deux sur une autre matière. Je vous ai là-dedans ouvert mon ame entière : Vous savez le penchant qui m'entraîne vers vous;
Et ma fille, en un mot, n'est plus si près de nous. Peut-être que, contraiat par l'aspect de Cécile , Un refus à ses yeux vous sembloit difficile : Pendant que votre aven peut être rétracté, Ne vous contraignez point; parlez en liberté. Dites-moi franchement si votre cœur chancelle.
ORONTB.
Tout ce qu'on peut sentir, mon cœur le sent ponr elle. Charmé de vos bontés comme de ses attraits, A vous pialfv , à l'aimer je borna mes aonbaita : Et quoique mon amour ne fasse que de naître. Il est dans un état à ne pouvoir plus croître. Paisqa à me rendre heureux vous voa« iatérofMB , Je vous donne ma fbi qne jamais...
M. DBBOISLOISANT.
Citasses:
Voua poaves Ubnnimil entnlcnir Céoilo Pendant une henie ou de«z que je vais par ki ville : J'aime mieux la laisser à vos soins obligeants Qu'en un hôtel garni ,. rempli de mille gens. Pénétrez si pour vous elle aan le cœur tendre. Quand j'aurai fiait mon tonr , je viendrai la xepRsndre. Adieu. Si vous m'ainKz, traite^meisans façon.