‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 294 sur 465 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

LA RISSOLE

Enfin, après cela nous fûmes à Païenne. Les bouiigeois à lenvi nous firent des régauz : Le» huit jours qn'on y fut.farent huit camayaux.

MERLIN. '

Il faut dire régals et carnavals.

LÀ RISSOLE

Oh ! dame , Mmterrompre k tons coups, c'est me chiffonner lame, Franchement.

MERLIN

Parlez bien. On ne dit point navaux, Ni fataux, ni régaux, non plus que camavaux : Vouloir parler ainsi , c est faire une sottise.

LA RISSOLE

Eh! mordié, comment donc Tonlez-vous que je dise?

Si vous me reprenez lorsque je dis des mais,

Inégals, principals, et des vice^mirals;

Lorsqu'un moment après, pour mieux me faire entendre,

Je dis fataux , navaux , devez-vous me reprendre?

J'enrage de bon cœur quand je trouve un trigaud

Qui souffle tout ensemble et le froid et le chaud.

MERLIN

J'ai la raison pour moi qui me fait vous reprendre, Et je vais clairement vous le faire comprendre : Al est un singulier dont le pluriel fait nux ; On dit c'est mon égal , et ce sont mes égaux. Par conséquent on voit par cette régie seule...

LA RISSOLE

J'ai des démangeaisons de te casser la gueule.

MBELIH.

Vous?

LARISSOLI.

Oni , pakandiëy moi : je n aime point du tout. Qu'on me berce d'un conte À dormir tout debout : Lorsqu'on veut me railler, je donne tnr la face.

MERLIN

Et tu crois au Mercure occuper une place , Toi? Tu n'y seras point , je t'en donne ma foi.

LA RISSOLE

Mordié, je me bats l'oeil du Mercure et de toi. Pour vous faire dépit , tant à toi qu'A ton maître , Je déclare à tous deux que je n'y veux pas être : Plus de mille soldats en auroient acheté Pour voir en quel endroit la Rissole eût été; C'étoit argent comptant, j'en avois leur parole. Adieu , pays. Cest moi qu'on nomme la Rissole : Ces bras te deviendront ou fatals ou fataux.

MBBLIII.

Adieu, guerrier fameux par des combats nayanz.

-FIN DU QUlTRlàME ACTE.

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