SCÈNE I
LÉARQUE, EUPHROSINE, DORIS.
héAKi^jjEy à Euphrosine.
Enfin ce grand esprit que je brûlois de voir. L'incomparable Ésope est ici d'hier au soir. Tu le vis à loisir, nous soupâmes ensemble : Ne me déguise rien, dis-moi ce qu'il t'en semble : Ne le trouves- tu pas un aimable honune?
EDPHROSINE.
Moi?
LÉARQUE.
Oui.
EUPHnOSINB.
Je n'en connois point qui lui ressemble.
iio LES FABLES D'ÉSOPE.
LBARQUE, à Dans.
Et toi^ Gomment le trouyes-tu? Je te crois délicate.
Domis.
Et ne ▼oole^vons pas , monsieur, <pie je le flatte?
LBARQUE.
DÛ la yérité pure, antrement ne dis mot.
DORIS
Vous le aoohaitez?
LBARQUE.
Oui. '
DORIS
c'est nn Tilain magot , Franchement.
LBARQUE.
Qnoi! friponne, être assez arrogante...
DORIS
, Si cela vons déplaît, souffrez donc que je mente. Me voilà toute prèle à dire qu'il est beau , Que c'est , si vous voulez, un Adonis nouveau , Qu'à le voir, sans l'aimer c'est en vain qu'on travaille. Qu'il n'est pas dans le monde une plus riche taille. Que du haut jusqu'en bas tout m'en paroit charmant; Mais ce sera, monsieur, mentir impudemment; Et jamais an mensonge on ne m'a vu de pente, Quoique vice ordinaire à toute confidente.
LBARQUE.
Il ne te platt donc pas?
DORIS
Oh que pardonnez-moi !