‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 99 sur 465 · SCÈNE V. i5i · texte numérisé non relu

SCÈNE V. i5i

BILAIRE.

Aa-tu TefiÊronterie de m'assurer que ta n'as rien Ta? Hem? réponds , parle.

•MORILLE

Monsieur, j'aime mieux me taire que de mal parler.

HILAIBE.

Ne crois pas te sauver par le silence ; je yeux que tu parles.

MORILLE

Mais, en parlant, que faut-il que je dise?

HILAIBE.

Il faut dire ce que tu sais.

MORILLE

Je ne sais rien.

HILAIBE. '

Quoi! tu persisteras à nier toujours? Par la mort!...

MORILLE, à part.

Il faut ici payer d'esprit. ( heaU. ) Est-ce que je prends garde aux choses que fait un maître ou une maîtresse? Je ne pense qu'à mener mon carrosse , et à faire ce qu'on me commande.

HILAIRE

Je veux savoir absolument quel est ce drôle avec qui elle a des intelJi{;ences.

i5a LE COCHER SUPPOSÉ.

MORILLB.

Monsieur, il ne faut jamais qu'un denriteur mette le nez dans les affaires de ceux dont il mange le pain, à moins qu'ils ne l'ordonnent.

HILÂIRB.

Eh bien! je t'ordonne de me dire, sur l'heure, quel est ce monsieur ayec qui ma nièce a commerce.

MORILLE

Ce n'est point aux Taleta à s'ingérer de pénétrer les actions des personnes qu'ils servent.

HILâlRE.

Veux-tu répondre k œ que je te demande?

MORILLfi.

Ce n'est point là mon humeur.

HILA.1RB.

Je perds patience.

MORILLE

Depuis deux mois que je vous «ers , je ne crois pas que vous puissiez vous plaindre de ma langUe.

HILAIRB.

Le diable t'emporte !

MORILLB.

Nous savons la gouverner.

HILÂIRE.

Que la peste t'étouffe !

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