‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 220 sur 424 · ACTE V, SCÈNE IX. 3i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IX. 3i

Avant qu'il vint.

M. DE FLORYILLE, à|Nir(.

Personne? Ai -je bien entendu?

Oh Dten! l'espoir enfin me seroit>il rendu ?

{haut.) Votre cœur serott libre encor, mademoiselle?

mU* d or feuil, à pare.

Hélas!

M. DE FLORVILtE.

Ci VOUS saviez combien cette nouvelle ^ A droit de me toucher ! Heureux Florville !

mU« d'orfeuil.

Eh quoi !

Vous enviez son sort?

M. de florville, vivement.

Ah ! je parle de moi.

mU» d'orfeuil.

De vous, monsieur?

M. de florville.

Eh! oui. La feinte est inutile.

Vous êtes libre encore , et moi je suis Florville.

mII« d'orfeuil.

Vous Florville?

M. DE FLORVILLE

Moi-même. Ah ! daignez m'ezcuser, Si, pour observer mieux , j'ai pu me déguiser. Je vous aimai, sans doute, à la première vue. Pour un autre déjà je vous crois prévenue : Dès-lors, sacrifiant mes droits et mon amour. Je pars. On me rappelle. O trop heureux retour !

di6 LES CHATEAUX EN ESPAGNE.

Un seul mot me rassure, et je puis donc encore Vous dire qui je suis, et que je vous adore.

nie D*0RFEDIL.

Qu'entends-je? Eh quoi! c'est tous qui m'étiez destiné ?

( à part. ) Se peut-il? Ah! mon cœur l'avoit bien deviné.

( /tout. ) Je puis donc espérer ( mon bonheur est extrême ) I^étre enfin à celui que j'estime et que j'aime.

M. DS FLORVILLE

J'étois ^imé ! Qu'entends-je? Et c'est l'autre étranger Qui me rappelle ici. J'étois loin de songer...

mU« d'orfeuil.

Eh ! c'est lui-même aussi qui dans ces lieux m'envQÎe.

M., DE FLORVILLE

Son sort, en ce moment , empoisonne ma joie: Du désespoir je passe au combls du bonheur; Et mon ami perd tout , en perdant son erreur.

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