ACTE I, SCÈNE VI
CHARLE
A la fin , TOUS voici maîtresse de la place.
Mme EVRARD.
Reste encore an neveu, mais un neveu tenace...
CHARLE
Monsieur, comme je vois , n'a point d'enfants ?
iimeÉvEARO.
AucuA.
U a donc des neveux, madame?
Mme EVRARD.
Il n'en a qu'an ; Mais ce neveu tout seul me donne plus de peine.... C'e^t que je vois de loin où tout ceci nous mène. S*il rentre, c'est à moi de sortir.
CHARLE
En effet.
Mme EVRARD.
Aussi , pour l'écarter , Dieu sait ce que j'ai fait ! Mon intrigue et mes soins remontent jusqu'au père. Monsieur n'eut qu'un beau-frère : il l'aimoit!...
CHARLE
Comme un frère.
Mme EVRARD.
Les brouiller tout-à-fait eût été trop hardi; Mais pour le frère au moins je l'ai bien refroidi.
CHARLE
J'entends.
Mme EVRARD.
Contre un absent on a tant d'avantage !
hé sort à celui-ci ravit son héritage.
Je traitai ses revers d'incondaite : on me crut
Ah ! fort bien.
Mme lÉVRARD.
Jeune encor, grâce au ciel, il mourut.
CHARLE, à part.
Hélas!
Mme EVRARD.
Qu'avez- vous?
CHARLE
Rien.
Mme EVRARD.
Laissant un fils unique, Ce neveu que je crains...
CHARLE
Que vous...? Terreur panique !
C'est à lui de vous craindre.
Mme EVRARD.
Oui, peut-être aujourd'hui :
Mais l'oncle alors, sans moi , l'eût rapproché de lui. « S(Hi entretien sera moins coûteux en province , « Lui dis-je, chargez-m'en. » L'entretien fut très mince, Comme vous pouvez croire. Il se découragea ; Il jeta les hauts cris; enfin il s'engagea. C'est où je l'attendois. Je sus avec finesse Exagérer ce tort , ce vrai tour de jeunesse ; Et monsieur l'excusoit encore.
CHARLE
Il est si bon !