SCÈNE VI
WâOAME EVRARD, AMtiROlSE.
AMBROISl.
Savez-Tous que, si l'on n'y prend garde, Il nonsferalaloiî
M«a EVRARD.
Nous sommes sans témoin ; AmbreiM, songet-y, voos ailes un peu loin, Et je erains que monsiear ne perde patience.
AMBROISB.
Je Toudrois ▼oir cela!
M«« KTRARD.
. Ce ton de ctfnfianoe Pourroit vous attirer quelques ficheus éclats; Je vous en avertis, ne vous exposez pas.
AHBROISE.
Eh ! je n'ai pas dn tout besoin qu'on m'avertisse ; La maison sauteroit plutôt que j'en sortisse. Un autre soin m'occupe, à ne vous rien celer; Et je vais cette fois nettement vous parler. Dès long-temps je ¥4»us aime , et vous presse , madame. De recevoir ma mais , de devenir ma femme : Cest trep iong'-tcmps ««ssi me jooer, m'amuser ; Il faut m'admettre enfia , ou hwa me refuser.
MHW EVRARD.
Mais vous presses les f^ms d'une manière étrange, 11 le faut.
lia LE VIEUX CÉLIBATAIRE.
AMBftOISE.
Je ne prends plus le change:
Tenez, madame Evrard, je vais au fait d'abord. Je ne sais point galant ; mais vous me plaisez fort.
Min« EVRARD.
Monsieur Ambroise !...
AMBROISB.
* * Eb oui! votre air, votre figure.
Que vous dirai-je enfin ? toute votre tournure M'enchante, me ravit. Allez, j'ai de bons yeux : Vous êtes fraîche, et moi je ne suis pas très vieux ; Par ma foi, nous serons le mieux du monde ensemble : Et puis notre intérêt l'exige, ce me semble. Ma fortune est assez ronde , vous le savez. Je ne m'informe point de ce que vous avez : Vous ne vous êtes pas sûrement oubliée. . . Allons, madame Evrard...
Mm* EVRARD.
Je crains d*étre liée...
AMBROISE
Eh ! pli:rtôt craignez tout, si nous nous divisons; Oui : je n'ai pas besoin d'en dire les raisons. L'un de l'autre, entre noos, nous savons des nouvelles, Et tous deux nous pourrions en raconter de belles; Au lieu qu'à l'avenir, si nous ne faisons qu'un, Nous ne craindrons plus rien de l'ennemi commun... A propos ,j'ottbliois de vous dire, madame. Que j'ai trouvé , je crois, cette seconde femme...
Mme EVRARD.
Vous revenez toujours sur ce chapitre-là.