ACTE m, SCfeNÊ IV. i4i
Souriant â tibus ttt)is, allant de l'un à râtitl>è... Oh! quel faVisseifient seroit alors le n6tf6!
( 5e reprenant. ) Xentends le mien , fcelnl du Ynari que j'aurois; Je parte en général. Je n^ai point de regrets: Auprès de Vbtts mon sort est trop digne dVnviej Le ciel ttitn eSt témoin , j'y veux passer ma vie; Nul motif, nul pouvoir ne peut m*en arracher.
M. nUBRiAGE.
Qu un tel attachement est fait pour me toucher!
Vans devez voir pour Vous jusqu'où va ma tendresse, Coiùtne, au moindre signal, je vole , je m'empresse; Comme je mets au rang des plaisirs les plu3 doux delui de vous servir, d*aVoir bien soin de vous. Ce n'est poiât fintérét, le devoir qUi me mène; (^st l'amitié, le cœur : cela se voit sans peifie... Enfin , sur le motif qui me faisoit agir t)n s'est mépris... au point de me faire rougit. ' Oui , monsieur, pour jamais, s'il faut que je le dise, La médisance ici peut m'avoir compromise: Je ne suis pas encnr d'âgé à la désarmer. On me soupçonne enfin...
M. nUBRIAGE.
ï)e quoi^
M*« ÉVRARÙ.
Oe Vous aimîït-.
De vous plaire... je dis d'avoir touché votre ame. Charle, en entrant, a cru que j'étois votre femme. Mon amitié pour vous me fait tout supporter:
i4a LE VIEUX CÉLIBATAIRE.
C'est un plaisir de plus, et j'aime à le goûter... Mais, je vous le demande, avec un cœur sensible, Puis-je épouser?
M. DUBRIAGE.
Non , non ! cela n'est pas possible:
Ambroise , je le sens , est indigne de vous ; Le ciel ne l'a point fait pour être votre époux.
MilM EVRARD.
Le croyez-vous?
M. DDBRIAGE.
Oh ! oui.
Mme EVRARD.
Peut-être je me flatte.
Et peut-être ai-je Famé un peu trop délicate : Lorsqu'en moi je descends, je ne sais... je me crois Digne d'un meilleur sort. L'état où je me vois M'humilie... Ah! j'ai tort... mais malgré moi j'en plenrt.
M. DUBRIAGE,p/u5 ^mu. ^
Chère madame Evrard!... chaque jour, à toute heure, Oui, je découvre en vous, et je m'en sens frappé, Mille dons enchanteurs qui m'avoient échappé. Votre aimable entretien me touche, m'intéresse.
Mme EVRARD.
Qu'est-ce qu'un entretien , de grâce?... Ah! que seroit-«e, Si je pouvois un jour donner à mes transports Un libre cours, monsieur! J'ose le dire : alors. Combien de qualités vous pourriez reconnoitre. Que ma position empêche de paroitre!
M. DUBRIAGE.
Ah! je le» entrevois, et je devine assez