SCÈNE I
M. DU BRI ÂGE s'avance en rêwmt.
Cet entretien toujours me revient à l'esprit: Je ferois bien , je crois... oui, cet hymen me rît. Cette madame Evrard est tout-à-fait aimable; Elle est très fraîche encor ; sa taille est agréable : Elle a les yeux fort beaux; et ses soins caressants, Tendres, réchaufferoient Thiver de mes vieux ans. Elle est d'ailleurs honnête et douce comme un ange... Mais mon neveu?... Ma foi, que mon neveu s'arrange. Faudra-t-il consulter ses neveux? Après tout. Je puis Tabandonner, quand il me pousse à bout.
( rêvant de nouveau. ) C'est qu il est marié; bientôt il sera père. Et ses nombreux enfants seront dans la misère... Cest sa faute : pourquoi s'être ainsi marié? D'ailleurs, par mon hymen sera-t-él dépouillé? Je puis faire à ma femme un honnête avantage... Mais , à l'âge que j*ai, songer au mariage ! Dieu sait comme chacun va rire à mes dépens! Que résoudre? je suis indécis, en suspens... Voici Cbarle; à propos le hasard me l'amène.
LE VIEUX CÉLlfiàTAlRE. i55
scé;ne n.
M. DUBRIAGE, GHâRLE.
M. DUSBIAGE.
Un mot, Oharle.