‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 325 sur 424 · C B AU LE · texte numérisé non relu

C B AU LE

J^acoours.

M. DDBRIAGE.

Tu me vois dans la |}eiae.

CHAHLZ.

Vous , «Mmsieur ?

M. DUBRIAGE.

Oui, je suis dans un grand embarras , Sur un point.... qu'à coup sûr tu ne devines pas.

CHA-KXE.

Lequel?

M. DU BRI âge!

Moi qui jamais n'ai voulu prendre femme , Croiroiâ'tu qu'à présent, dans le fond de mon ame, J'aurois quelque penchant à Ibrmer ce lien ?

CHAR LE

Pourquoi pas? ie orois , moi, que vous ferez fort bien.

*■ M. DiUBRIAGB.

Vraiment?

CHAR.LE

Oui. Quoi de pius naturel , je vous prie , Que de vous attacher une femme chérie. Qui partage vos goûts, vos plaisirs, vosaecrets?

i56 LE VIEUX CÉLIBATAIRE.

Si cet ^ymen étoit l'objet de vos regrets , Monsieur, que votre cœur enfin se satisfasse.

M. DUBRIACE.

Tu ne me blâmes point?

CHARLE

£fa ! pourquoi donc , de ^ce?

Je ne désire, moi, que de vous voir heureux.

M. DUBRIAGE.

Bon Charle !... En vérité . je suis presque amonrem:

Non d'une jeune enfant, mais d*une femme faite. Aimable encor pourtant, à mille é{][ards parfaite, Une compagne enfin, avec qui de mes jours Tranquillement, vols- tu, j'achèverai le cours; Madame Evrard...

CHAR LE

Eh quoi ! madame Ev.... !

M. OUBRIAGE.

Elie-méine

Eh! d'où vient donc, mon cher, cette surprise ertréme'

CHARLE

Ma surprise?

M, DUBRIAOB.

Oui ; j*ai vu ton soudain mouvement :

Tu m'as paru saisi d'un grand étonoemeot. A ton avis , j'ai tort de l'épouser peut-être?

CHARLE

Monsieur... assurément... vous en êtes le maître.

H. DUBRIAGE.

Non ; tu viens de piquer laa curiosité : Explique-toi.

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