‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 326 sur 424 · ACTE IV, SCÈNE II. xb · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II. xb

CHARLB.

Qui? moi?

M. DUBRIAGE.

Tbi-inéme.

CHARLE

En vérité, MoDsieur, tant de bonté ne sert qu'à me coufondi^e : Dans la place où je suis je ne puis vous répondre.

M. DUBRIAGE.

Tu blâmes cet hymen; oh! oui, je le vois bien : Tu veux dire par là...

CHARLE

Monsieur, je ne dis rien.

nf. DUBRIAGE.

On en dit quelquefois beaucoup plus qu'on ne pense Ainsi de t'expliquer, Charte, je te dispense; Car, moi-hnéme, aussi bien je m'étois déjà dit Ce que tu me voudrois faire entendre. Il sufBt : ^'en parlons plus. Tu peux me rendre un bon office.

CHARLE

Trop heureux , monsieur! Charle est à votre service; Vous n'avez qu'à parler

M. DUBRIAGE.

Je songe à ce neveu, Ou plutôt à sa femme : et, je t'en fais l'aveu, Son sort me touche; elle est pent-étr« sans ressource. Je n'ai que cent louis, c()hiptés dans cette bourse : Je voudi'ois, s'il se peut, les lui faire passer. Ils habitent Colmar. Comment les adresser? Car en tout ceci, moi, je ne veux point paroitre. 2. i4

tSS LE VIEUX CÉLIBATAIRE.

Toi, Charle, par hasard., si tu pouvois connottre

A Colmar...

J*y coDDoifi «quelqu'un , précisément.

M. DUBAtAGE.

Cet aiiki poorra>t-il trouver la femme Armand? iâle est si peu cofonnel

CHAtRLE.

il le -pourra , je pense.

M. tDV'BtLlAOm.

Tiens, prends.

CHABLB.

Mais non : plirtèt que de prendre d'avaDCci Il vaut mieux m'informer ide :tout ceci , je croi : Aiors...

M. nUBBIAGB.

Soit. J'ai bien fait de m adresser à toi.

CHAULE.

Oni.

M. SlTB'RtfAGE.

Du fils de raa sœur, après tout, c'ast Im femme. Lui-même je l'ai plaint dans le fond de motfi ame ; Je le traite encor mieux qu'il ne l'eût mérité. Je l'aurois raille fois déjà déshérité.

Si j'eusse vouJuicroiFe à certaines |>ersonnes... Que, sansite les nommer, peutr-étre tu soupçiuHies.

GILAitI.)E.

Oui, je crois...

M. I^^UBltlAG-B.

Mais, malgré mes griefii ocmtre Amiaml.

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