ACTE I, SCÈNE IIL
Mm«GBRMAIN.
Il s'en faut. Tenez, en vérité, ' Pour notre fils souvent j*admire sa bonté : ** Il le traite^ il Itti parie avec une tendresse !
A ses progrès sur-totit en père il s'intéresse.
Charle aussi faime...
M. GBRMAIN.
Oh ! otti ; mieux que nous tous , je croi ; Que moi du moins. Vraiment, je lui trouve avec moi Un air froid.
Mme GERMAIN.
Non : mon fils vous aime , vous révère ; Mais TOUS êtes pour lui quelquefois si sévère... Même...
M. GERMAIN
Je suis terrible! Âh ! j'attendois cela : On ne peut rien lui dire...
' Mme GERMAIN.
Ehbienis'ilétoitlà?
Charle est doux, mais timide; il n'ose, et c'est dommage, Parler, développer plus d*un rare avantage. Il a de l'esprit; mais... je Tavoue, il vous craint.
M. GERMAIN
Je vous entends, madame; ainsi mon fils se plaint? Il accuse son père? Il auroit l'insolence!...
Mme GERMAIN. '.
Non, non; plein de respect, il garde le silence : C'est moi seule, Germain, qui l'observe, et gémis.
M. GERMAIN
Allons !
aao LES QUERELLES DES DEUX FRERES.
Mine GERMAIN, souriant.
Mais nous parlions du frère et non du fils.
M. GERMAIN
Eh ! oui ; car sans cela j'ai bien assez de peines.
M^^ GERMAIN
Croyez qu'en ce moment votre frère a les siennes.
M. GERMAIN
Marcel! Il est ravi de m'avoir tourmenté.
Mme GERMAIN.
Lui? Je suis sûre , moi, qu'il a de son c6té Bien du chagrin !
M. G ERMAIM.
Ah! bon ! J'irois lui faire excuse!
Mme GERMAI M.
C'est lui qui bien plutôt se reproche , s'accuse...
M. GERMAIN
M'importe, je l'attends.
Mme GERMAIN,
Entre frères, Germain, Heureux iqui prévient l'autre , et qui lui tend la m^-
Eh!... l'excellente femme !
Mme GERMAIN.
Ahl voici, ce me sembla Nos enfants, les amiç.