‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 420 sur 424 · ACTE III, SGÊIfE XII. 3o · texte numérisé non relu

ACTE III, SGÊIfE XII. 3o

On contoit nos débats : jn^e de mon courroux t^ Hfon cher frère > on osoit... quelle imposture affreuse! "Faccoser... toi , dout.rame est noble et généreuse. De m'avoir maltraité, fait seutir que je suis»* Je n'articule point ce mot-là, je ne puis. Et c'étoit peu d*avoir proféré ce blasphème , On in*accusoit encor de l'avoir dit moi-même. m. Quels sont les malheureux qui tiennent ces propos? • Dis-je , eu jurant un peu ; messieurs , rien n'est plus faux : « C'est nk>i qui suis Marcel, et j'ai le meilleur frère... m Qui? lui? me traite;^ mal, se lasser!... Au contraire, « Germain est délicat, autant que bienfaisant; m Plus j'ai besoin de lui , plus il est complaisant. »

M. Q8RMAIM.

Marcel!

M. MARCXIo

Paix. « chaque jour j'en fais nouvelle épreuve. « Mais nous avons besoin l'un de l'autre; et la preuve, « Cest que de sa maison je reprends le chemin. » Tout aussitôt j'accours; et me voici, Germain.

M. QERMAIN.

Ah! sois le bienvenu.

Mme GEBMAIN.

Vous nous rond» la vie,

CHARI.E.

Et l'espérance.

SUZETTE

Ah! oui.

M. aiLAI RE.

Moi,jai rame ravie

3io LES QUERELLES DES DEUX FRÈRES.

D^un retour si touchant.

M. MARCEL

Vraiment? Oui, je le croî.

Aussi Tais>je, monsieur, vous prier...

M. HILAIRE

Et de qiioi?

M. MARCEL

Oui , si VOUS connoissiez quelqu'un , monsieur Hilaire . De ceux qiû lâchement calomnioient mon firère. Faites-moi le plaisir de le désabuser.

Qu*entendez-vous par là? Pouvez-vous supposer?

Je ne suppose rien ; mais moi , je vous exhorte De dire k ces gens-là, qu'attaquer de la sorte Un frère, c'est blesser l'autre frère d'abord; Que c'est entre nous deux à la vie , à la mort.

M. GERMAIN

Âh! oui, mon cher Marcel!

M. MARCEL

Tenez, monsieur Hilaire, Je vais vous en donner une preuve plus claire. Vous savez le sujet de notre démêlé ?

Hé bien! ce pauvre frère, il est si désolé. Et du débat lui-même , et sur-tout des sottises Que dés méchants , monsieur, sur nous se sont pennises, Que si je lui disois, en lui tendant la main, «Ah! ue nous brouillons plus, plus jamais, bon Germaio; « Unissons-nous encor de plus près ; et pour gage, ^ Va, de notre maison suivons l'antique usage;

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