‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 12 sur 396 · I.18ETTE · texte numérisé non relu

I.18ETTE

Et TOUS aurex la complaisanee de yonloir bien souscrire à cette condition ?

M. MIGACD.

J'assure parla pins de quarante mille livres de rente à ma famille.

LISETTE

Cela Tant bien qne vons tous exposiez à enrager le reste de vos jours.

H. MIGAUD.

Xaorai moins à souffrir cpue tu ne penses ; et je suis, grâce au ciel, d'une professâon et d'nn caractère à mettre nne femme à la raison.

Commencez donc dès à présent à y mettre madame Patin; car je tous avertis qne si tous at« tendez, pour la rendre sage, que vous soyez son mari^ vous courez risque de la voir mourir folle.

ML MIOAUn.

Quemedis-tolà?

LISETTE

Je me suis senti de Finclination à vous rendre service ; et il me semble que monsieur votre fils, qui est Q» garçon ai sage et si hoim^te , fera bien un meilleur usage des quarante mille livres de rente à qui vous en youler^ que le petit fat à qui madame Patin, le* dettine.

3o LE CHEVALIER A LA MODE,

connoisse. Je ne suis pourtant pas mal auprès d*elle.

'CAISPIN.

En quatre jours 1 Voilà une conquête bien difficile ; vous avez raison.

LE CHEVALIEII.

. Elle a un père extrêmement bizarre, à ce qu'elle m*a dit; et ce nest que sous le prétexte d*a]ler voir une certaine tante qu'elle tronye mcfyen de venir l«s soii'S à la promenade.

CBI8PIN.

Toute jeune et toute petite personne qu'elle est , elle ment déjà à la perfection , n'est-ce f^as?

Elle a de l'esprit au-delà de l'imagination, une vivacité... La charmante petite créature!

Diable!

LE CHEVALIER

Ne m'en parle plus Grispin, ne m*en parle plus, je t'en prie. Vois-tu , j'ai des entêtements de fortune , et je craindrois de me faire, avec cette petite personne, une affaire de cœur qui me mèneroit peut-être trop loin.

* Vous avez raison.

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