‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 145 sur 396 · SCÈNE I. a · texte numérisé non relu

SCÈNE I. a

Ma foi, je ne suis pas de votre sentiment; ce que j'entends dire du mariage ne m'en dëgoûte . point du tout , et ce que j'en imagine me paroit tout-à-fait joli.

ASGÉLIQUE.

Tu feras bien de t'en tenir à l'imagination, poar.n* être pas détrompée.

LISETTE

Vous n'avez pas toujours été dans ce goàt-là, et Glitandre...

ANGÉLIQUE

Le temps du départ est venu bien à propos ; sans le voyage d'Allemagne, j'aurois peut-être fait l'extravagance de l'épouser.

LISETTE

Mais vous l'aimez ?

ANGÉLIQUE

Je ne sais : il ne m'ennuie pas tant qu'un autre ; je lui trouve plus d'esprit, des manières plus tendres et plus insinuantes , la conversation plus enjouée , le cœur mieux fait...

LISETTE

Vous aviez du plaisir à le voir ?

, ANGÉLIQUE

Oui.

LISETTE

Vous receviez ses lettres avec joie ?

ao.

AKOéLIQUS.

liISBTTB.

Son absence tons fait peine ?

ANGÉLIQUE

D'accords

LISBTTS.

Les daii|;ers où il peut être exiposë tous cansent de Tinquiëtade?

AiroéLiQUB.

Beaucoup, je te Favoue^

LISETTE

Et vous ne savez si vous Faimez?

ANGÉLIQUE

Non : il me semble que je n*aîme personne^

LISEtTE.

Mort de ma vie ! la voix publique est donc bien injuste !

ANGÉLIQUE

Gomment ?

LISETTE

£Ue vous accuse d*aimer tout le monde.

Non , de bonne foi , je n'aime personne : mais je suis ravie d*étre aimée ; c est ma folie , j'en demeure d'accord.

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