‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 364 sur 396 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LËPINE.

La peste ! Oui.Yous autres, procureurs de cour souveraine \ vous avez souvent de bonnes occasions : mais un pauvre diable comme moi...

M. GBIMAUDIN.

Laisse-moi faire , j'achèverai ta fortune ; va , quoique je n'eusse encore ces terres-ci qu'à bail judiciaire, quand tu revins de Flandre Tannée passée, j'ai trouvé le moyen de t'en faire le procureur fiscal : m'en voilà maintenant $ei(]^neur, par la grâce de Dieu et du Chàteiet ; tu es mon filleul, tu as de bons principes; je te pousserai; tu iras loin , sur ma parole.

LÉPINE

Il ne tiendra pas à moi que je ne fasse quelque chose dans la robe , j'ai des inclinations admirables.

M. ORIMAUDISr.

Sur ce pied-là, je veux, avant qu'il soit dix ans , que tu aies une petite terrre.

LÉPINE

Je vous suis bien obligé, mon parrain.

M. GRIMAUDIN.

Il y a du plabir, oui, de venir ainsi passer les vacances dans ses petits états.

LÉPINE

Assurément.

a. aS

M. GRIMAUDIN.

• Il y a pen de mes confrères «pii en puissent faire autant.

LÉPIICB.

Il n*y en aura jamais qui fasse son chemin si promptement que yous; et si ih aiment à aller vite ces messieurs-là.

M. GftIM AuniR.

J*en attends ici trois ou quatre, que j*ai priés

de me Tenir voir avec leurs famïHés pendant les yacances.

&ÉPIVE.

Vous ne manquerez pas de compa^fine.

M. ORIMAt^DIN.

Je yeux les régaler de manière à les faire erever de dépit.

LÉPINE

Us seront tons bien fâchés- de yous voir faire si bonne fi^pioe.

M» GRIMAUDIN.

Je le crois comme cela.

LÉPIVE.

PTest-ce pas aujourd'hui que vous faites la ce- . rémonie de prendre possessioii?

M. GBIMAUpiR.

Selon le monde qui viendra : je ne prétends piii que cela se fasse incognito , non ; j'ai donné ordre

Page 1