‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 215 sur 231 · ANALYSE CHIMIQUE APPLIQUÉE A LA PHOTOGRAPHIE : (F · texte numérisé non relu

ANALYSE CHIMIQUE APPLIQUÉE A LA PHOTOGRAPHIE : (F

Thomas, 1863). [Chim.) III® art., suite. V. 304, III — 313, III.

§ 19. hd, 'précipitation (1217) consiste à isoler subitement un corps d’un liquide dans lequel il est dissous, ou dans lequel on a provoqué sa formation, de manière à ce qu’il se présente sous une forme solide irrégulière. Le corps ainsi obtenu s’appelle précipité. C’est ainsi que l’on produit de Thydrate de bismuth Bi 0^, 3N0^-|- 10 Aq (Aq est l’abréviation de aqua, qui veut dire eau). On produit un précipité de chlorure d’argent (262) Ag Cl, en versant une dissolution de chlorure de sodium (277) Na Cl, dans une dissolution de nitrate d'argent (983) Ag O, N 0^. On produit l’alumine en gelée AP 0^, en versant une dissolution de carbonate d’ammoniaque (206) N O, Co^, dans une dissolution d’alun de potasse (82) AP 0^, 3S0^ -f- KO, SO^ -|- 24 Aq.

§ 20. On donne encore le nom de précipitation à un genre de cristallisation qu’on peut obtenir subitement à froid, rien qu’en changeant la nature du dissolvant d"un solide déjà dissous. Ainsi, en versant de l’acide nitrique (1002) dans une dissolution concentrée de nitrate d’argent (983), on obtient des cristaux très-petits de nitrate d’argent, parce que la force de cohésion (310, 111) du nitrate d’argent est plus grande que son affinité pour l’eau, et que, d’un autre côté, celle-ci a plus d’affinité pour l’acide nitrique que pour le nitrate d’argent.

§ 21. La décantation (466) consiste à déverser doucement dans un vase le liquide qui recouvre des cristaux ou un précipité. On se sert souvent de la décantation pour laver des cristaux ou des précipités.

§ 22. Le lavage se fait par décantation dans l’analyse chimique. Il est inutile d’insister sur le lavage, car il n’est pas un photographe qui ne sache comment il faut le pratiquer.

§ 23. Quand on chauffe une dissolution saline, jusqu’à ce qu’il se forme une espèce de peau à la surface du liquide, on dit qu’on évapore à pellicule (§ 16). Quand on chauffe jusqu’à cessation de dégagement de vapeur d’eau, on dit qu’on évapore ci siccité.

En chauffant une dissolution saline, on diminue la proportion du dissolvant et l’on augmente celle du corps dissous, en un mot, on concentre ce dernier. La concentration n’est donc qu’un résultat de Y évaporation.

§ 24. La distillation (314) consiste à séparer d’un liquide les matières étrangères qu’il contient en dissolution, en faisant passer ce liquide à l’état de vapeurs, et en condensant ces dernières. Nous ne

BAIN d'argent chargé DE CUIVRE.

parlerons pas de la distillation, parce qu’il en a été suffisamment traité dans la partie non périodique de ce recueil.

§ 25. La sublimation (1355) est une variété de la distillation. Seulement, tandis que le produit de la distillation est liquide, celui de la sublimation est solide. C’est par sublimation qu'on obtient la fleur de soufre (1341 bis), l’acide pyrogallique (1239), etc. On s’en sert pour purifier certains produits tels que ceux précédemment cités, l'iodure de zinc (852), le chlorure d’ammonium (261), etc. On pratique la sublimation dans les laboratoires, en chauffant la substance dans une capsule placée sur un bain de sable. On recouvre la capsule d’un entonnoir en verre ou d’un cône en carton percé d’un trou à son sommet pour donner passage aux gaz. La substance se volatilise et va tapisser les parois de l’entonnoir ou du cône. En répétant deux ou trois fois cette opération, on peut obtenir certains corps dans un grand état de pureté. Les photographes qui font usage d’acide pyrogallique et d’iodure de zinc (852) pourront donc aisément purifier ces deux corps.

(Sera continué.)

342. — BAIN D'ARGENT CHARGÉ DE CUIVRE paiir Papier positif : (P. PiARD, 1863). (P/ioL). V. 439 — 991.

§ 1 . Un fait qui n'a été encore signalé nulle part et qui a dû frapper cependant les photographes qui préparent eux-mêmes leur nitrate d’argent avec la monnaie sans en enlever le cuivre, c’est la faculté d’ohtenir, avec des négatifs faibles, des images aux teintes vigoureuses avec des blancs bien purs et des demi-teintes parfaitement ménagées.

Après plusieurs essais comparatifs, en ajoutant à un bain d'argent à 20 pour 100 des quantités progressives de nitrate de cuivre (991), il est prouvé que la proportion la meilleure, pour obtenir de bonnes épreuves avec des négatifs au sulfate de fer (1230) non renforcés, est celle que le hasard a indiquée : 10 pour 100 de cuivre dans le nitrate préparé avec la monnaie (984). Cependant, si l’on se sert de négatifs extrêmement faibles, il faut user d’une proportion de cuivre qui peut aller jusqu’à 30 pour 100 du nitrate.

BEAU ARTISTIQUE (du).

§ 2. Un pareil bain au cuivre ne doit pas être employé avec des négatifs extrêmement vigoureux qui ont besoin d’être adoucis par le tirage, mais presque toujours ce bain est supérieur à celui de métal pur, si l’on emploie les papiers que l’on trouve dans le commerce et les négatifs les plus beaux, c’est-à-dire ceux que l’on n’a pas été obligé de renforcer.

§ 3. Lamarche du procédé à employer n’est peut-être pas praticable pour le commerce de la photographie, à cause de sa lenteur; mais elle pourra être utile aux photographes amateurs qui n’ont pas un très-grand nombre d’épreuves à faire.

§ 4. La sensibilisation se fait dans un bain de :

Eau 100 gr.

Nitrate d’argent préparé avec la monnaie (984) ou additionné d’azotate de cuivre (991).. . 20

Exposition prolongée à la lumière jusqu’à ce que les parties sombres soient 'bronzées et jusqu’à ce qu’il ne reste plus un seul blanc pur (un essai ou deux en apprendront plus que l’on n’en peut dire).

§ 5. On vire à l’acétate de soude (14) ou au phosphate de soude (1 143). On fixe avec un bain d’hyposulfite de soude (795) à 30 pour 100.

§ 6. Dans ce dernier bain, l’image se fouille, les détails paraissent, les blancs s’épurent et l’épreuve sort de la cuvette avec une teinte d’autant plus riche que l’exposition a été prolongée davantage. En un mot, le nitrate de cuivre permet à l’hyposulfite de ronger énormément l’épreuve sans altérer la teinte, et, par conséquent, de laisser la lumière agir complètement sur les chlorure (202) et albuminate d’argent (49, III), de manière à opérer .une transformation plus complète dans le châssis.

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