‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 487 sur 570 · RI · texte numérisé non relu

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(AzO^)2

et ne laisse plus de couche adhérente sur la glace, puisqu’elle disparaît complètement si on la plonge dans l’eau.

La proportion des acides employés fait varier la composition du fulmi-coton. Avec parties égales des deux acides, le coton-poudre gagne 74 O/o en poids; avec 2 décide sulfurique et 1 d’acide nitrique, seulement 31 O/o-

Si l’acide nitrique contient 1 équivalent d’eau, l’augmentation descend à 40 O/q.

Il faut remarquer que le fulmi-coton gagne en qualité à mesure qu’il est préparé dans un plus grand bain acide.

§ 4. On éprouve une grande difficulté à reconnaître les fibres de la pyroxyline de celles du coton pur. 11 serait à désirer qu’on pût y parvenir autrement que par des dissolutions qui altèrent la matière. Ce serait, pour le photographe, un moyen très-utile, qui lui permettrait de juger a priori la quantité moyenne des substances inertes jointes au fulmi-coton.

Malheureusement la science n’a rien trouvé de coficluaiit. L’action de la lumière polarisée permet à peu près, sous le microscope, de distinguer les fibres converties de celles inattaquées. Les premières offrent peu de couleurs; les secondes, un effet coloré très-brillant.

§3. La présence du coton fulminant (i®) n’a que l’inconvénient de

FULMI-COTON

ne pas permettre le dosage réel du coton soluble formant le collodion et de lui donner de la tendance à moutonner.

Le coton poudreux (3®) est assez facile à éliminer du coton soluble (2°) en brisant un peu le coton-poudre dans les mains avant de le dissoudre et soufflant sur les touffes avant de les introduire dans le mélange d’alcool et d’éther.

§ 7. La quatrième variété^ qui est soluble dans l’eau, ne se renconti*e que dans les cotons mal lavés, mais elle se produit dans le collodion déjà préparé quand celui-ci renferme des alcalis.

§ 8. 11 faut observer que les alcalis ont la propriété particulière d’enlever au coton dissous une certaine quantité d’acide hyponitrique, et de le faire passer successivement de la première à la quatrième variété. C’est à leur présence qu’est due la seule altération que puisse subir le collodion, en vieillissant dans des flacons bien bouchés et non exposés à la lumière. V. 1495.

Le dernier élément constituant du collodion est l’iodure soluble qu’on y fait entrer. V. 832.

§ 9. Pour reconnaître quel est le collodion le plus propre à la photographie, M. Hadow a traité du coton par un mélange d^un équivalent d’acide azotique (1002) (NO^) et de deux équivalents d’acide sulfurique (1380), 2 (SO^-|-HO). 11 a pris des échantillons de ce mélange et y a ajouté des quantités qui ont varié depuis 1 jusqu’à 5 équivalents : les propriétés des produits étaient très- variables.

Avec 100 parties de coton etN0^-f-2(S03,H0) :

Poids du ;

produit :

HO

HO

i HO —

) HO

HO

HO

insoluble.

id.

peu soluble, entièrement soluble, id.

aisément soluble, abondamment soluble.

Les rapports ne restent pas les mêmes; ainsi, le mélange de NO^ avec 2 (SO^, HO) 3 HO, donne à -j- 15®, un produit soluble dans l’alcool et l’éther mélangés, et à-{- 55®, le produit est insoluble.

Les solutions de coton préparées à-|-15® ou à-(- 55®, diffèrent beaucoup entre elles.

Ainsi, si l’on fait dissoudre 1^^4 de collodion dans 100 grammes d’alcool éthéré, les solution préparées à-{- 15® sont épaisses et gélatineuses, et celles préparées à-|-55® sont fluides et forment un très-bon produit pour la photographie. Le meilleur collodion est celui que fournit NG^ HO, 2 (SO^, HO) avec 3 1 /2 équivalents d’eau, c’est-à-dire 89 parties d’acide azotique du poids spécifique de 1,424 et 104 parties d’acide sulfurique de 1,833 en opérant à -{-55®.

Les acides plus forts fournissent un produit insoluble.

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