‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 488 sur 570 · FULMI-COTON (Découverte et Historique). [Chim · texte numérisé non relu

FULMI-COTON (Découverte et Historique). [Chim

§ 1. Dès 1833, M. Braconnot découvrit une matière douée d’une grande combustibilité, qu"il nomma xyloîdine.

Cette matière provient de Faction de l’acide nitrique (1002) sur Famidon (87), le coton (406), le linge, etc.

Quelque temps après, M. Pelouze remarqua la tendance du papier et des tissus de lin et de coton à s’unir directement à l’acide nitrique concentré, sans qu’il soit nécessaire de les y faire dissoudre, et il obtint ainsi des tissus très-combustibles, sans altérer profondément leur aspect.

Le coton-poudre, qui rentre dans cette classe de produits, doit être desséché après le lavage, avec de grandes précautions, à cause de son explosibilité.

Cette dessiccation a donné lieu à des observations importantes.

§ 2. D’après M. Payen, les courants d’air, chauffés par Fintermédiaire des plaques métalliques ou de maçonnerie, enflamment le coton à la température de +25° ou +30°. La chaleur transmise par la vapeur d"eau bouillante aux plaques métalliques, n’offre, au contraire, aucun danger, même à une température voisine de + 100°. Le mode de dessiccation qui offrirait le moins de danger serait une étuve à courants d’air chauffés à + 30° ou + 36°, par circulation d’eau ou de vapeur.

§ 3. Le coton bien préparé est parfaitement blanc, et un peu plus rude au toucher que le coton ordinaire, s’enflamme au contact de la moindre étincelle, et hrêüe sans laisser de résidu. Cette combustion peut avoir lieu à une température assez basse pour qu’on ne puisse la communiquer à travers une feuille de papier qui reste intacte ; elle est très-rapide et ne cause aucune douleur sur la peau.

Le coton préparé par le nitrate de potasse (995) et l’acide sulfurique (1380) ne s’enflamme pas aussi vite et laisse un faible résidu.

§ 4. Le coton nitrique, en brûlant, dégage une grande quantité de gaz. Ce sont : l’acide carbonique (211), l’oxyde de carbone, le bioxyde d’azote et la vapeur d’eau.

D’après MM. Fordos et Gélis, il se dégagerait aussi un produit cyanique.

Le coton-poudre est facilement altérable par la chaleur; vers + 100°, il répand une odeur nitrique très-prononcée. Si on le maintiont pendant une heure à la température de +100° à + 1 10°, il peut perdre 10 Ô/o de son poids et prendre une teinte jaune; il devient alors friable et susceptible de s’enflammer subitement avec beaucoup d’énergie.

Si prolongée que soit son immersion dans Feau froide ou dans l’eau chaude, il est insoluble dans Falcool et dans Féther, mais le mélange de ces deux liquides le convertit en une masse gommeuse qui, par l’évaporation, laisse un vernis incolore cl transparent. Dans cet état, le coton nitrique est encore explosif.

FULMI-COTON

§ 5. 11 est soluble dans Téther acétique, Talcool (68) et le méthylène.

Le coton-poudre se transforme, par l’acétone (20), en gelée transparente, que l’eau coagule en flocons blancs.

11 se dissout également, sans coloration, dans l’acide nitrique (1002) concentré.

Le coton-poudre disparaît encore dans une lessive alcaline; ni l’eau ni les acides ne précipitent cette dissolution.

§ 6. L’eau précipite la xyloïdine de M. Braconnot de la dissolution du coton-poudre- dans Tacide nitrique monohydraté.

L’acide acétique (19) concentré dissout la xyloïdine, mais le cotonpoudre ne s’y dissout pas.

§ 7. D’après M. Cottereau, le protosulfate de fer (1230) se colore au contact du coton-poudre et de la xyloïdine.

Nous avons vu que (713, § 3) le coton augmentait beaucoup de poids sous l’action de l’acide nitrique très-concentré : cet accroissement paraît être de 173 O/q de matière sèche.

Ce fait s’explique par la composition du produit. D’après M. Pelouze, la formule exacte est : •

C2^H”0^^5 (AzO^).

Deux molécules de ligneux 2 (H^^ 0^®) ont perdu 3 équivalents d’eau, qui sont remplacés par 5 (AzO^).

On peut considérer également que les 3 équivalents d’acide nitrique (1002) engagés dans la réaction, ont fait disparaître 3 équivalents d’hydrogène après avoir fixé deux équivalents d’eau.

On obtient ainsi, pour formule rationnelle :

(Az O'^)-

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