‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 113 sur 193 · HYP0CHL0R1TE DE CHAUX · texte numérisé non relu

HYP0CHL0R1TE DE CHAUX

146. — HYP0CHL0R1TE DE CHAUX = CaO. CIO. ( Chim .). V. 149, IV, § 5.

§ 1 . Ce sel est principalement employé au blanchiment des étoffes. Pour l’obtenir, on fait un lait de chaux (268) auquel on ajoute une dissolution d’acide hypochloreux, en ayant soin de laisser un excès de chaux, sans quoi le mélange se décomposerait en chlorate et chlorure.

§ 2. La dissolution de l’hypochlorite de chaux bleuit d’abord la teinture de tournesol (1432) rougie par un acide, mais bientôt son action décolorante prend le dessus et la teinte est absorbée.

LABORATOIRE PORTATIF

147. — LABORATOIRE PORTATIF : (V. Blanchard, 1803). [Fhot.). V. 862 bis — 254, III.

§ 1. Le laboratoire portatif est beaucoup plus commode que la tente (1409 — 361, III) ; il renferme le bain, la cuvette de lavage, un réservoir contenant 2 litres d’eau, enfin tous les produits chimiques nécessaires pour un jour entier d’opération. Le tout facilement emballé sans crainte de bris. Il contient également des linges et une boîte assez grande pour renfermer 24 glaces 16 x 21. Quand le tout est paqueté, on le porte aussi facilement qu’un porte-manteau auquel il ne reste à joindre que la chambre noire et le pied.

Fig. 361.

Au besoin, on peut se mettre en marche portant sur une épaule la chambre noire tenant à son pied sur lequel elle reste montée, et le laboratoire portatif dans l’autre main.

§ 2. La boîte laboratoire AL (fig. 361) présente, quand elle est ployée et fermée, 50 centimètres de long AB; 17 centimètres d'épais^

LABORATOIRE PORTATIF

seur BI, et 35 centimètres de haut IL mesurés extérieurement. Elle s’ouvre sur le côté AB et se divise en deux parties au milieu MN, une moitié se relève ABM N et l’autre s’abaisse D.

ng. 3W.

§ 3. La porte est maintenue en place par des charnières à genou. Quand la boîte est ouverte pour travailler (fig. 362), elle forme une chambre noire de 50 centimètres sur 35. La partie ouverte est recouverte (fig. 363) d’une enveloppe R dans laquelle sont pratiquées 2 manches S, T pour passer les bras.

§ 4. Sur le côté opposé à l’opérateur, se trouve une fenêtre M (fig. 362) fermée d’un verre jaune O qui peut glisser de côté pour l’ouvrir et par lequel on passe les plaques et le châssis négatif. La coulisse se voit en N, O. La partie X est une extrémité du volet extérieur que l’on aperçoit quand il est ouvert, et qui, quand on ne travaille pas, se referme sur la fenêtre pour en protéger la glace.

§ 5. Sur le haut AB (fig. 362), on voit une semblable fenêtre protégée aussi par son volet C à charnière, et par laquelle l’opérateur surveille de l’extérieur le développement de l’épreuve.

Le réservoir Y se place sur le dessus de la boîte; il porte, sur le côté, un tuyau R (fig. 362) qui entre dans l’intérieur, afin qu’on n’ouvre le laboratoire que quand cela est indispensable.

Quant à l’eau qui, pendant les opérations, a servi au lavage, elle

Fig. 363.

et au-dessous de la fenêtre. Pendant que l’on développe au-dessus de la cuvette Q, on relève un voile opaque devant le bain d’argent, de façon que rien de la solution développante ne puisse y jaillir par accident.

§ 7. On peut fixer l’épreuve à l’extérieur, par le cyanure ou l’hyposulfite.

On voit, en T, la pièce de bois à ressort qui ferme le tube de lavage R, et sur laquelle il suffit d’appuyer plus ou moins fort, pour avoir un jet plus ou moins volumineux. G, H sont les courroies qui servent à relier le tout et à le porter.

P est un pied à triangle de fer sur lequel le laboratoire se fixe par une vis comme une chambre noire ordinaire, y est le voile opaque que l’on relève au moyen des deux tiges m n qui le soutiennent devant le bain d’argent P.

148. — LAVAGE, PAR SUBSTITUTION DE SELS, DES ÉPREUVES PO- SITIVES sur Papier : (J. Spiller, 1864). (Phot.)

§ 1 . Il est bien connu que les épreuves sur papier qui viennent

est enlevée, loin de la boîte et des pieds de l’opérateur, par le tuyau S qui sort au-dessous du laboratoire, et communique avec la cuvette Q à lavages.

§ 6. Le bain d’argent est placé en P, dans un coin du laboratoire

d’être fixées, perdent rapidement, par leur immersion dans la première eau de lavage, une portion considérable de l’hyposulfite de soude (795) dont les pores du papier sont imprégnés. Il est encore certain, qu’après un assez court intervalle de temps, l’échange entre 1,’eau et l’hyposulfite ne se fait plus proportionnellement à la grande quantité d’eau que l’on emploie. En réalité, au bout de très-peu de temps, les épreuves ne perdent qu’avec une extrême lenteur les sels étrangers qu’elles contiennent, quand même on se sert d’un courant d’eau continu.

§ 2. L’explication de ce phénomène se trouve dans ce fait, que le lavage de l’épreuve est arrivé à un état tel que le pouvoir de diffusion, qui existe entre l’eau et la solution d’hyposulfite, est si faible, que le déplacement de celle-ci est nécessairement arrêté.

A ce point de vue, la méthode de M. Cooper est excellente : elle consiste à se servir alternativement d’eau chaude et d’eau froide, de manière que la densité du liquide en variant, et les fibres du papier en se contractant et se dilatant tour à tour, aident au travail et facilitent l’extraction du sel soluble. Pour employer cette méthode avec économie, il faut se servir d’abord d’eau froide, puis successivement, de parties d’eau chaude que l’on remplace par de nouvelles à mesure que les premières refroidissent. Ce traitement bien appliqué rend impossible la présence de l’hyposulfite dans une épreuve terminée.

§ 3. Le traitement présenté ici est basé sur un phénomène de substitution analogue. Les épreuves, en sortant du bain du fixage, sont lavées pendant 30' sous un courant d’eau continu, puis on les plonge dans une solution de 450 gr. de sel de cuisine dans 2 litres d’eau, ce qui donne an mélange une pesanteur spécifique = 1.13, et on les y laisse baigner 15 à 20'.

Pendant ce temps, la solution saline pénètre dans les pores du papier, et s’y substitue à l’hyposulfite quelle chasse en grande partie, et les dernières traces en sont enlevées, en même temps que le sel ordinaire, par les lavages subséquents. De cette manière, on active la diffusion, on rend plus rapide l’échange qui doit se produire entre l’eau et le sel, et on réduit à une quantité infiniment petite la somme d’hyposulfite que peut retenir l’épreuve; puis, pour obtenir toute la pureté possible, on termine par des lavages à l’eau ordinaire.

§ 4. Pour se rendre compte que les avantages ci-dessus détaillés se retrouvent dans la pratique comme dans la théorie, on a procédé à des expériences comparatives. Un lot d’épreuves, en sortant du bain de fixage, fut soumis 30' à un courant d’eau continu, et, au bout de ce temps, séparé en deux parts. La première fut traitée par l’eau ordinaire, et soumise à plusieurs bains successifs : le second lot fut plongé 15' dans la solution de sel ci-dessus indiquée, puis lavée dans quatre eaux différentes. Enfin, les épreuves des deux lots furent sorties de l’eau et suspendues à sécher. Par conséquent, la première partie avait reçu six changements d’eau, et la seconde un bain de sel et cinq changements d’eau.

MODIFICATIONS SPONTANÉES DES BAINS DE VIRAGE

En essayant ensuite les blancs de chacune de ces épreuves en y laissant tomber une goutte de solution de nitrate de mercure (150, IV), on trouva que la quantité d’hyposulfite restée dans les épreuves lavées au sel était énormément plus petite que celle des épreuves lavées à l’eau seule. En continuant la même manière de laver les deux espèces d’épreuves, la même différence subsista jusqu’à ce que les épreuves au sel fussent absolument débarrassées de l'hyposulfite, alors que les autres en contenaient encore une quantité appréciable.

§ 5. Pour terminer, il est important de remarquer que la différence de pesanteur spécifique entre deux solutions différentes ne détermine pas toujours leur pouvoir de diffusion. Au contraire, leur indice de pénétration paraît plus intimement lié à leur affinité chimique relative vis-à-vis de l’eau ou de toute autre solution en expérience.

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