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ÉPREUVES POSITIVES sur Papier parle PEROXALATE DE FER

(M. Carey Lea, 1863). (. Vhot .). Y. 7, III.

§ 1 . Les premières recherches sur la sensibilité du peroxalate de fer à la lumière ont été faites depuis longtemps par Herschell : la manière ordinaire de développer étant de se servir simplement du ferro-cyanure de potassium (672).

Ce sel, toutefois, affecte les blancs d'une manière trop marquée* et rend nécessaire un lavage préalable ; or ces lavages diminuent extrêmement la vigueur de l’épreuve sans protéger plus particulièrement les blancs.

Or, comme ces blancs contiennent du persel non réduit, il paraissait probable que leur décoloration était causée, en beaucoup de cas, par la production de bleu de Prusse (7, III), car le bleu propre à la peinture est composé de :

3Fe Cy, Fe2 Cy3 + HO.

§ 2. En se rappelant que le premier de ces bleus est soluble dans l’acide oxalique (1028) et le dernier, point ou très-peu, il sembla à M. Lea que cet acide pourrait obvier à cette difficulté; l’expérience lui donna raison. Par cette méthode, le lavage préliminaire devient inutile : la nécessité de dépasser de beaucoup le point d'impression, qui était nécessaire auparavant, ne l’étant plus, l’image se développe avec vigueur et beauté; en même temps, avec une parfaite pureté de blancs dont ce procédé était auparavant incapable.

Il fallut faire de nombreuses expériences pour savoir lequel était N» 1. Janvier 1864. 2

ÉRORATEUR.

préférable, d'introduire l’acide oxalique avant ou après le développement, et le résultat de ces recherches fut que le premier système était préférable pour les épreuves qui manquaient de pose; le second, pour celles qui étaient bien impressionnées, et, le dernier, pour les images brûlées. L’acide oxalique est donc une nouveauté par son emploi comme préservateur des blancs et rendant l’impression plus nette en sauvegardant aussi bien les ombres que les clairs.

§ 3. Faites flotter le papier peu de temps, {’ au plus, sur une solution de sel double, peroxalate de fer et d’ammoniaque ; séchez-le soigneusement dans l’obscurité. Exposez alors sous un négatif, pendant un temps très-court, lequel varie suivant l'intensité, la saison, etc., mais ne dépasse jamais 3' au soleil. En rapportant le papier au cabinet noir, on ne voit aucune image, mais elle se développe aussi vite que celle sur collodion sous le développement, quand on plonge

la feuille dans :

Solution saturée d’acide oxalique 4 parties.

Prussiate rouge de potasse (672) (ferrocyanure) . 1

Eau 25 à 30

L’épreuve atteint très-vite son maximum, et augmente peu après le lavage.

En raison de la grande sensibilité à la lumière, l’exposition est si courte, que l’impression a lieu rapidement, même par une saison pluvieuse et sombre. Ces épreuves se font facilement sous l’influence de l'appareil de grossissement ; l’impression et le développement sont obtenus si vite et si facilement, que sans doute ce procédé deviendra usuel.

Le papier sensibilisé se garde 48 heures dans un endroit bien obscur.

Le bain d’oxalate doit être soigneusement mis à l’abri de la lumière et la bouteille sera revêtue de papier noir.

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