PHOTOLITHOGRAPHIE : (Quaglio, 1863). {Grav. hél
§ 1 . L’auteur de ce procédé emploie Yoléate d’argent ou savon d’argent, qu’il prépare en précipitant, à l’aide du nitrate d’argent (983), une solution de savon de Marseille.
Le savQn d’argent est un corps blanc jaunâtre doux, semblable à la cire. Il se décompose rapidement sous l’influence du soleil : 5' à T suffisent pour le noircir complètement. Il est possible que cette substance soit un jour beaucoup plus employée en photographie ; on peut la mettre sur les métaux, le bois, le verre dépoli, la pierre, etc. Exposée à la lumière à travers un négatif, elle donne une épreuve d’un beau noir luisant. L’épreuve est fixée à l’acide chlorhydrique (254) dilué, et après à l’hyposulfite de soude (795) ou au cyanure de potassium (456).
PIQUETAGE BLANC (cOLLODION).
§ 2. Sur une pierre consistant en carbonate de chaux, on fait un dessin à l’aide de savon noirci (oléate de soude). La pierre est couverte d’acide nitrique (1002) ou chlorhydrique (254) dilué. Une décomposition se fait; la soude du savon se combine avec l’iode, et l’acide oléique forme, avec la chaux de la pierre, de l’oléate de chaux, corps gras et insoluble dans l'eau. En couvrant la pierre d’une solution de gomme arabique, celle-ci ne pénètre dans la pierre que dans les endroits où il n'y a pas d’oléate de chaux ; si on mouille la pierre, les parties où la gomme arabique a pénétré n’acceptent pas de couleur grasse, tandis qu’elle s’attache à l’oléate de chaux. On voit qu’il s'agit de faire sur la pierre un dessin composé d’oléate de chaux.
§ 3. On couvre la pierre lithographique grenée d’une dissolution de gomme arabique, et on ne lave la pierre que quand elle est bien séchée. On la recouvre alors du savon d’argent, au moyen d’un petit tampon de flanelle; on expose sous un négatif une demi-heure au soleil. L'épreuve vient parfaitement nette et belle. La pierre est lavée au naphte (965) rectifié, gommée et noircie comme on noircit ordinairement les pierres lithographiques, en plongeant une éponge dans la gomme, l’essence de térébenthine et la couleur de cire qu’on passe sur le dessin.
Une pierre préparée de cette manière et noircie 4 ou 5 fois comme une pierre lithographique, a donné 200 épreuves parfaitement réussies.
120. — PIQUETAGE BLANC (Collodion). {Phot.). V. 6 — 36 — 318, §4—1171.
§ 1. Le piquetage blanc des couches de collodion paraît formé par le dépôt de cristaux d’iodo-nitrate d’argent (830) formé dans le bain par l’usage répété ou par un abaissement de température. Le bain perdant de sa force, ne peut plus tenir le sel en dissolution et le laisse déposer sur la couche qu’on y sensibilise. Ce sel paraît insoluble dans la liqueur acide, car sa présence ne se décèle point sous le développement ; les lavages ne l’enlèvent point, puisqu’il est insoluble ; mais il est décomposé ou dissous par le liquide alcalin de fixage, et c'est alors que les points que chaque cristal obturait apparaissent en à-jour sur la couche.
§ 2. Le remède est fort simple : il suffit de forcer l’iodo-nitrate à se déposer en ajoutant une certaine quantité d’eau distillée au bain d'argent; on filtre alors, on sépare le précipité que l’on met aux résidus avec le filtre, et l’on ajoute au liquide clair assez de nitrate d’argent neuf, pour reconstituer avec l’eau ajoutée un bain de la force voulue.
§ 3. Par exemple, si le bain est à 8 0/o d’eau et qu’on ait ajouté 200 gr. d’eau, il faudra ajouter 16 gr. de nitrate d'argent à la solution filtrée.
§ 4. Si les piquetages à jour se déclarent pendant une série d’opé-