ABERRATION DE SPHÉRICITÉ ET COURBURE DU CHAMP des
objectifs. ( Opt V. 2 — 269, III.
§ 1 . Quand un photographe commence à se familiariser avec les manipulations nécessaires pour mettre au point une chambre noire, il s’aperçoit bientôt que, s'il choisit un sujet placé à peu près dans le même plan et donnant une image très-fine au centre du champ de la vue, les marges seront en deçà ou au-delà du foyer, hors de point , et que s’il veut amener celles-ci au foyer, il faudra diminuer la distance entre la glace dépolie et la lentille. Mais ceci une fois fait, l’opérateur se convaincra en même temps que le centre de son champ de vue est devenu moins net à son tour.
§ 2. La conclusion à laquelle on arrive nécessairement par cette simple remarque, c’est que Limage obtenue, au lieu d’être contenue, avec son maximum de netteté, dans une surface plane, est, en réalité, contenue dans une surface courbe dont la concavité est tournée vers l’objectif.
Cette conclusion est vraie; mais, 9 fois sur 10, ayant entendu le terme : aberration de sphéricité , l’opérateur conclura à tort que la courbure du champ est une conséquence delà première, parce qu’il peut subir une erreur dépendant, en quelque façon, de la sphéricité , tandis que les erreurs qui découlent des courbes sphériques de la surface de chaque portion des objectifs ne peuvent avoir une importance aussi grande que ses observations le lui font supposer, ou, s’il N° 7. Juillet 1864. 13