HITRATB D'ABOENT DAMS LE GOLLOPION NtOATIP SK
{Phot.) Voir 350, VI.
343. ^ OR (CSonleur pour èpieuvei TÎtrifiéet). (Chim*) Voir 353, VI, §6.
344. '^ PAPIER PORCELAINE pour éprouves poaHivot. (BriK- URHOFF, 1866.) (PhoL) Voir 544, V.
§ i . De oon papier positif est plongé dans une dissolution chaude de gélatine (723), tenant en suspension du kaolin (860) phosphrisé : quand il est^sec, on le trempe dans une dissolution d'alun (82) ou de tannin (1598). La gélatine qui a pénétré dans la pâte du papier, se transforme en un corps insoluble d'un grain trés-fm : elle bouche les jours du papier. On sature alors celui-ci, qui prend bientôt Taspect d'une surface de porcelaine mate.
§ 2. Salage, — Le papier flotte sur un bain contenant :
Chlorure d'ammonium (261) 1 partie.
Eau 240
§ 3. Sensibilisation.
Nitrate d'argent fondu (985). . ^ . • 1 partie. Eau 16
et autant d'anunoniaque (91) qu'il en faut pour dissoudre le précipité qui se forme au début. On peut ainsi laisser l'anunoniaque de côté et exposer le
FBRBPECriTE PHOTOSRAPBIQDE. 545
papier sensibilisé aux vapeurs ammoniacales. Après l'impression, les épreuves «Hit plongées pendant 5 minutés dans une dissolution de :
Chlorure de sodium (217) 1 partie.
Eau 520
g 4. Virage.
Chlorure d'or (275) 1 partie.
Eau. 300
(ta neutralise au moyen du carbonate de soude (209 ter). Dés que les épreuves ont pris un ton pourpre vif. on les iave dans une dissolution à 36 p. 100 d'hyposulflle de soude (7U5). Après le fiiage, on lave encore trois ou quatre lois dans de l'eau tiède, puis dans de l'eau froide.
•44. — PBMPKGTira PKOTOGIUPBUKnt (itode inr U). (ÛAHEf Ui, 1866.) {Dm.] Voir 1132. —310, VI. (2* art. Suite.)
§ 5. Si maintenant nous substituons en B un objectif photographique à l'œil, les rayons passeront à travers, et viendront former leur image sur l'écran S (fig. 509) placé à une distance égale à la longueur du foyer de l'appareil. Ainsi, celle image de la tour sur l'écran S sera eiaitement la même quecellequi se produit sur bplaque de verre P, si nous supposons que cette plaque est placée à une distance telle que EP soit égale à ES.
FLg, 509.
Ceci une fois enlendu, il est clair que l'aspect d'une épreuve produite par un objectif de longueur focale donnée, sera précisément celui du dessin de cet objet, quand la perspective plane P est fixée aune dislance du lœil. précisÉment égale à la longueur focale de l'objeclif. Par conséquent, et ced est un point important, les mêmes régies qu'applique l'artiste pour le lieu choisi de sa 'perpective plane doivent Être observées dans le choix de la longueur focale de l'objectif dont on devra se servir.
§ 6. Mais bientôt l'artiste remarquera que quand la position de son œil E {en terme technique son point de station), est trop près du centre de son tableau P (techniquement son point de vue), il en résulte les conséquences suivantes. Les angles supérieurs de son monument deviennent trop aigus, ses points fuyants viennent U«p près du centre de son dessin. Les objels rapprochés paraissent trop gros en comparaison de ceux plus éloigués, et le résultat fournil une perspective exagérée.
Supposons, par exemple, une construction recUngulaire CDEF tournant son extrémité AB vers l'opérateur, et dont la figure est correctement re-
PBB3PBC1IVE paOTOCn&PHIQDE.
présentée par les lignes pleines, elle prendra immédialeaioit l'aspect de la ligure indiqué par les lignes ponctuées. Les points fuyants de Bl! et de &P qui devraient se rencontrer en V, sont reportés en V. Tels sont les résultats du choix d'un point de vue (I). jf^. MU), trop près comme [f, et tel est prédiément l'elTet semblable qui se produit quand on emploie un ot^ectif i fojer trop courl.
Fig. sio.
§ 7. Si, d'un autre cûté, le point de vue est reculé trop loin de l'<^, en I)" IJig. 510} , on arrive à deseffets opposés. Les points fuyants paraissent trop éloignés du centre de l'image ; les relations exactes entre les objets prés et loin se perdent, et l'épreuve devient plate et sans relief. Or, les mêmes effets se produisent surTépreuvephotographique, si Ton se sert d'objecUfe il trop long foyer.
§ 8. Nous pensons qu'il n'y a pas de meillair moyenjde rendre ces taits parfaitement intelligibles, que de dessiner les effets pour l'œil de ces différentes perspectives c est à dire que de montrer la forme que prend, suivant la position du point de vue un carré dessiné sur une surface hMitoutale ou indmee
ig su.
Si le point de vue est convenablement choisi, le carré prendra la fcmne que lui donne la ^g. SIO, et celle perspective fournit bien pour l'œil h forme correcte d'un carré. Dans ce cas, les points de fuite des eûtes sont à dislance convenable l'un de l'autre, comme on le voit en V et T' {^g. 510). Cet effet est celui que donne sur l'épreuve photographique un objectif de foyer convenable.
§ 9. Lorsque le point de vue est pris Irop prés, la perspective n'est plus assez longue pour donner l'idée d'un carré, mais celle d'un losange ayant ses angles aigus sur la ligne de vue, ainsi que le montre la jig. 511. sous une forme un peu exagérée, tci les points de faite T, V sont trop prés l'un de l'autre. Or, un effet semblable se produit quand on se sert
PERSPECTIVE PHOTOGRAPHKtDE.
d'un olyectif à trop court fo^er, etTet qui certainement a été remarqué par tout photographe un peu observateur.
Fig. 5iS.
g 10. Quand, au contraire, le point de vue est choisi trop loin, la projection du carré obtenue par la perspective, au lieu de donner l'idée d'un cairé, produit encore la figure d'un losange, mais dont les angles obtaa seraient placés sur la ligne de vue. On a amphfié cette projection incorrecte dans la {ftg. !A2] pour la rendre plus sensible.
Fig. 5I&.
Les points de fuite V et V sont ici trop écartés, et ils produisent absolu* ment le même elfel que si l'on s'était servi d'un objectif à trop long foyer. Les objets de l'arrière-plan, du fond, par exemple la pointe la plus éloignée du carré, semblent amenés contre nature en avant dans le premier plan, et tous les objets du tableau tendent à se mélanger les uns aux autresen se superposant. C'est prédsément l'efTet opposé i celui produit par l'objectif à trop court foyer, lequel recule les objets et les fait paraître tous placés à mi-chemin du fond.
§ 11, D'un autre côté, n'oublions pas que l'apparence du carré vu en perspective varie aussi avec sa distance au-dessus ou au-dessous de la ligne de vue. Nous avons supposé que cette distance était la même, ici, dans tous les cas.
S 12. Des deux positions extrêmes dont nous venons de parler § 10, il est difficile de décider laquelle est la plus mauvaise. Cela dépend du goût bdividuel : pour certains yeux, l'une des erreurs est plus désagréable, et pour certains autres, c'est l'opposée qui les blesse. Beaucoup d'habiles photographes défendent la perspective courte par cette considération qu'elle donne plus de réalité à l'image, quoique, pour moi, elle soit au contraire tout k fait contre nature. 11 est certain [que ces défauts sont extrêmement fâcheux. La meilleure manière de bien choisir les vraies pro-
546 PBBSPEcrmi photographique.
portions des lignes, consistée étudier les ouvrages dans lescpels les grands maîtres ont su reproduire les scènes de la nature, et Texpérience des siècles sur la meilleure et !^ seule bonne position du point de vue, indique parfaitement qu'elle est la longueur couTenable du foyer, et un véritable artiste saura choisir son objectif.
§ 13. D'après Ruskin, la distance du point de vue à Tœil ne doit jamab être moindre que la distance à laquelle Tobservateur est à son aise pour voir le dessin. Par conséquent , il l'aut en déduire que la longueur focale d'un objectif doit être à peu près la même, c'est-à-dire 0",30. Ceci peut, cependant, être modifié dans une certaine limite par la grandeur de répreuve.
Le point de vue doit toujours être au moins aussi loin que la plus grande dimensiim du dessin (Ruskin), et dans un dessin de moins de 30* dans sa plus grande dimension, on peut sans inconvénient opérer une légère réduction sur la loi^ueur focale. Mais, en général, un objectif de moins de 20' de longueur focale ne peut donner rien de correct comme image»
§ 14. La loi que nous venons d'établir plus haut conduit à une autre réflexion ; c'est que les objectifs embrassant un très-grand angle, doivent toujours produire des effets incorrects : enfin, la plus grande dimoisioo d'une épreuve ne doit jamais dépasser la longueur focale de l'objectif.
Ces considérations trouvent plus spédalemMit leur application pour les monuments, d'autant plus que là nous pouvénsinietR nous rendre oon^le de l'objet et découvrir les défauts dans les proportions, cependant elles n*en sont pas moins applicables aux paysages et aux portraits. Dans un paysage, en approchant trop le point de vue ou, — en d'autres termes, en prenant un objectif de trop court foyer, — on rapetisse les montagnes éloignées à Tétat de petites collines et Ton exagère proportionnellement les premiers plans.
Aussi de même dans le portrait, si nous nous servons d objectif d'une très-grande longueur focale, par exemple 0'',22, nous aurons bientèt (exagéré les mains et les pieds et nous observerons que, dans un groupe, les personnes du premier plan sont reproduites à une échelle tout à fait différente de celles qui sont un peu en arrière. La nécessité de la vitesse dans la prise de l'épreuve pour le portrait conduit à se résigner à ce$ défauts, mais ils n'en sont pas les moins sérieux pour cela. Pour le paysages et les monuments c'est diflérent, et l'emploi d'un objectif non convenable n'a point d'excuse.
§ 15. Dans ce que nous avons dit plus haut, nous avons avancé, pour ne pas embrouiller l'explication, que l'image en S (fig, 508), formée par l'objectif, était la même que la projection perspective du même objet en P, placé à une égaie distance en avant de l'objectif. Ceci est cependant un point qu'il ne faut pas laisser passer sans démonstration et que l'on peut facilement rendre clair, ainsi qu'il suit.
Soit ÂB (fig, 514) un objet placé à une distance modérée en avant de la lentille DE, lequel objet nous supposons être reproduit à un foyer juste en A'B'. Nous avons exprès choisi un faisceau de rayons obliques pour enlever la trompeuse régularité des lignes amenée en plaçant lobjet directement
ai face de la lentille. Dam le cas choisi, le point A va former bob fojer relier en A', par conséquent les rayons AD, AC et AE se réunissent en A'.
Hais le rayon AA' passe par le centre de la lentille, et c'est une loi universelle que les rayons passant par ce centre ne supportent aucune rébac- Umi. Par conséquent, les points A, C et A' sont situés sur une même ligne droite.
{La »mle ou prodiain numitv]
__ . (BoBsgN. Roscotl et S. Baiekdbll, 1866.) (CMm.) (2' article. Sui(e.) Voir 1154. H5I. — 227, IV. —45, 5U, VI.
g 13. L'exposition à la lumière a lieu de la manière suivante : Une bande de papier sensibilisé de 0",1I) de longueur et de 0",01 de largeur est collée derrière un ruban de carton qui est percé de neuf trous de 6" ,005 de diamètre espacés de 0",010. Le papier sensibilisé ne couvre que la moitié de chaque trou; l'autre moitié reste ouverte. Le ruban ainsi préparé est introduit dans une sorte de boite plaie eu métal fiiée horiuntalement sur un support ; le tablier de celte boite est percé d'un trou sous lequel vient se placer l'une des neuf ouvertures numérotées qui découvrent des demi-cercles de papier sensibilisé. Un couvercle motnle est disposé de manière qu'on puisse découvrir ou couvrir inslantanément le trou du tablier, pour exposer ou pour dérober à l'action de la lumière le papier placé au-dessous.
§ 14. Pour éviter que le temps nécessaire à la fermeture du trou de lumière n'introduise une cause d'erreur nuisible, on cherche à prolonger la durée de l'eiposilion en affaiblissant, dans un rapport connu, l'iiK toisité de la lumière. On y parvîenl eu faisant tourner au-dessus de la boîte un disque de carton évidé, de manière qu'il ne laisse passer qu'un sixième de la lumière totale — a travers deux secteurs dont chacun r^résente un douiiéme de la surface. — On eipose successivement les neuf demi-cercles, puis on relire le ruban de la botte en passant la main dans un manchon de soie noire afln de garantir les épreuves de l'action de la
PHOTOMÉTBIB.
lumière, et on porte celle-d dans la chambre obscure où se font les comparaisons à la lumière d'une flamme de soude (690). Un tambour métallique placé de champ et pouvant tourner autour d'un axe horizontal contre un disque yertical fixé sur le même support, sert à effectuer les comparaisons. Il porte Tépreuve étalon qui est collée sur le contour cylindrique muni d'une division avec millimètres; deux prismes fixés au disque vertical immobile reçoivent le ruban qui vient d^ètre exposé à la lumière et rétendent de manière qu'il s'applique sur l'épreuve étalon. Si alors oo fait lentement tourner le tambour, l'épreuve étalon glisse sous le ruban, et ses différentes teintes défilent sous les neuf ouvertures qui sont à moitié occupées par l'épreuve qu'on vient de préparer : on peut ainsi faire neuf comparaisons de suite. Voici un exemple de l'arrangement des observations :
TBMPS