‹ Répertoire encyclopédique du pianiste (volume 2)Chapitre 3 sur 335 · III. - ORDONNANCE DU le* VOLUME (AUTEURS CLASSIQUES · texte numérisé non relu

III. - ORDONNANCE DU le* VOLUME (AUTEURS CLASSIQUES

On l’a vu plu > haut : dans la l re Partie de chacun des deux volumes, les œuvres sont classées par noms d’auteurs.

À la suite de chaque nom se trouve tout d’abord une courte biographie ( l ).

En donnant un aperçu de la vie des grands hommes qui ont illustré l’Art musical, j’ai voulu non seulement instruire mes jeunes lecteurs, mais encore essayer de développer leurs facultés d’admiration. « Rien de grand ne s’accomplit dans l’art sans enthousiasme, » a dit Schumann ( 2 ). Or, les admirations de la jeunesse prolongent leur chaud rayonnement sur la vie tout entière et la rendent féconde.

Aprè* la notice biographique vient la nomenclature des œuvres les plus intéressantes du compositeur, distribuée* en trois catégories se succédant toujours dans le même ordre invariable :

1° OEuvres originales pour le piano ;

2° Transcriptions, pour le piano, d'œuvres instrumentales ou vocales ;

3° Transcriptions, pour le piano, d’œuvres dramatiques : fragments d’Opéras, d’Oratorios, de Ballets ou de Musique de Scène.

On voit par là que les transcriptions figurent au nom de Vauteur original de l’œuvre et non à celui du transcripteur. Cette disposition facilite les recherches, car le lecteur qui désire, par exemple, une transcription de Y Adagio du Septuor de Beethoven, peut ignorer le nom des divers musiciens qui l’ont transcri!.

(1 Pour tout ce qui est dates et faits positifs, j’ai puisé mes renseignements dans le Dictionnaire de Musique du R r Hugo Riemann. La dernière édition de cet ouvrage (traduit en français par M. Georges Humbert, professeur au Conservatoire de Genève), vient de paraître (chez Perrin); par conséquent la date récente des dernières recherches est une garantie d’exactitude.

D’autre part la Biographie universelle des Musiciens de Fétis, et le Supplément de M. A. Pougin m’ont fourni des détails intéressants et instructifs, notamment sur les auteurs dont la notice est très succincte dans le dictionnaire de Riemann : Chambonnières, d’Anglebert et Zipoli; et sur d'autres compositeurs qui n’y figurent pas du tout : Dumont, Dandrieu, Dagincourt, Daquin et Razetti. Enfin j’ai consulté bon nombre de monographies dont on trouvera les citations au cours de cet ouvrage,

(2) L’Art du pùmo, traduction par Liszt (Durand et fils).

VJII

Pour que le lecteur puisse trouver immédiatement le morceau qu'il cherche, il faut aussi que la classification des œuvres soit établie sur une base fixe qui ne laisse place à aucune équivoque. Les groupements vagues tels que : morceaux brillants , morceaux d'expression, relèvent trop d’une impression personnelle et d’une appréciation arbitraire.

Seul, Vordre alphabétique appliqué aux titres des œuvres, m'a paru offrir la précision désirable.

Cet ordre présente, en outre, l'avantage de réunir, dans un seul groupement, toutes les œuvres de même nature : toutes les Sonates à la suite ; tous les Concertos y toutes les Ouvertures , toutes les Symphonies ; disposition qui est, à la fois, plus simple et plus instructive.

Les transcriptions (on l’a vu plus haut) se trouvent au nom de l’auteur original du morceau. Il faut encore, pour limiter les recherches, qu’au titre de / Œuvre mère soient rapportées toutes les transcriptions qui en ont été extraites. Le Septuor de Beethoven, par exemple, contient un Adagio , un Menuet , un Thème varié et un Scherzo célèbres cpii ont été transcrits pour le piano. Au lieu d’être dispersés à leur lettre alphabétique respective, ces quatre morceaux sont réunis en groupe au-dessous du titre de l’œuvre mère : Septuor , placé à son rang alphabétique dans l’S. (V. p. 89.)

Le titre de chaque œuvre est accompagné d’un certain nombre de renseignements qui éclairent le lecteur, guident son choix ou viennent en aide à sa mémoire.

Ces renseignements comprennent :

Le numéro d’œuvre du morceau ;

Le degré de difficulté ;

Le nombre de pages ;

L’éditeur et le prix.

Indiquant de nombreuses éditions classiques populaires (Breitkopf, Peters Litolff, Steingriiber, Augener), j’ai donné, après le titre de chaque morceau, le numéro du recueil où il se trouve. Faute de ce renseignement, l’acheteur se trouverait souvent dans l’impossibilité de désigner clairement le cahier de son choix, la plupart des recueils contenant plusieurs compositions et portant un titre générique.

A la suite du titre de chaque œuvre originale , on trouve, s’il y a lieu, l’indication des divers arrangements qui en ont été faits. Le lecteur gagne du temps à être ainsi renseigné immédiatement sur tout ce qui concerne le morceau en question, et cette disposition permet, en outre, de réserver la catégorie des transcriptions pour les œuvres non écrites primitivement pour le piano, mais transcrites pour cet instrument.

La deuxième Partie de chacun'des volumes, sorte de contre-partie de la première, présente un groupement par genres de compositions.

Le premier chapi re y est consacré exclusivement aux morceaux à deux mains; le deuxième chapitre aux morceaux à quatre mains ; le troisième aux morceaux à six mains ; et ainsi de suite, réunis en groupe dans un même chapitre, on trouve les morceaux à deux pianos, les études, les exercices, les recueils pour la lecture h première vue, etc. (Voir la table des matières, page 811.)

En outre, chacun de ces chapitres spéciaux comprend autant de sous-divisions

quil en faut pour que les divers degrés de difficulté y produisent une marche ascendante et progressive qui facilite les recherches du lecteur. (Voir chapitre I, page 141, aux morceaux à deux mains ; chapitre II, page 220 ; etc.)

Dans la deuxième Partie, comme dans la première, on retrouve les trois catégories distinctes : œuvres originales, transcriptions instrumentales et vocales, transcriptions dramatiques ; et, dans chaque catégorie, la succession des œuvres par ordre alphabétique de titre. De plus, à tous les morceaux transcrits vient s’ajouter l’indication de leur forme originale.

Dans cette deuxième Partie où chaque œuvre ne se relie plus à l’ensemble des œuvres d un même auteur, les transcriptions, au lieu d’étre groupées sous le titre de 1 œuvre mère dont elles sont extraites, se présentent individuellement, comme autant de morceaux autonomes, à la lettre alphabétique de leur titre. On trouvera donc les Menuets transcrits à FM, et les Adagios transcrits à l’A.

Dans la deuxième Partie comme dans la première, chaque titre est accompagné de renseignements techniques ; mais ces renseignements sont ici plus nombreux et plus circonstanciés. A la désignation du numéro d’œuvre, du degré de difficulté, du nombre de pages, de l’éditeur et du prix, viennent s’ajouter trois nouvelles indications : le mouvement, le ton, et la nature des difficultés diverses qui caractérisent l’exécution de l’œuvre.

Exemple de l’analyse d'un même morceau dans les deux Pa ties.

l re Partie. — L'Adieu , de Dussek. — Moyenne difficulté ; sept pages ; prix net : 1 fr. 70 ; chez Hamelle, éditeur.

2 e Partie. — V Adieu, de Dussek. — Moyenne difficulté ; sept pages ; Andante en si I? ; expression ; doigts ; écarts ; croisements de mains ; pédale obligée ; prix net : I fr. 70 ; chez Hamelle, éditeur.

Tous ces renseignements tiennent en deux ou trois lignes au moyen d'abréviations dont il est dressé un tableau. (V. aux appendices, p. 302).

Les deux Parties de ce premier volume présentent à peu près le même choix d’auteurs et d’œuvres. Cependant quelques compositeurs surtout intéressants au point de vue archaïque, ne figurent que dans la l re Partie; et quelques œuvres, qu’il eût été regrettable d’omettre, ont trouvé place dans la 2 e Partie bien que leurs auteurs, pour des raisons diverses, se soient trouvés exclus de la première.

En outre, il a été matériellement impossible de reproduire dans la 2 e Partie toutes les œuvres indiquées dans la première. Des renvois, quand il y a lieu, invitent le lecteur à se reporter d’une Partie à l’autre, soit pour trouver un plus grand nombre de titres, soit pour rencontrer de plus amples détails. (t)

(1) Voici les fils conducteurs qui mènent d'une Partie à l'autre : de la l rc à la 2 e , c’est la nature de la composition et le degré de difficulté; de la 2 e à la l re , c’est le nom de l’auteur.

Exemples :

Le lecteur trouvant dans la l re Partie (noms d’auteurs) la nomenclature des Sonates de Beethoven, voudrait avoir plus de détails sur la Sonate op. 27, n° 2.

Il doit constater : 1° le genre de la composition : morceau à deux mains ; 2° le degré de difficulté : très difficile ; 3° la catégorie: œuvre originale . Se reportant alors à la 2« Partie, il cherche les morceaux à deux mains (Chapitre I); le très dif-

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