Lettre de PabbéCottin à Moncrif. — Paris, s. d. in
C'est une satire contre l'Académie, qui a été réimprimée dans le tome I des Opuscules cités ci-dessous.
8. — Plans et statuts d'une nouvelle Académie, avec des éclaircissements. — Paris, s. d., in-12.
9. — Chansons, à la suite de : Secret des francs-maçons, par l'abbé Pérau (Paris, Bourdet, 1744-45, in-12).
10. — (Avec Colbert d'Estou te ville). Les vrais plaisirs ou les Amours de Vénus et d'Adonis, traduit de l'Italien. — Paris, 1748, in-12 = 2 6 édition, sous le titre :
Adonis, poème, imité du 8° chant de YAdone du cavalier Marin. — Londres et Paris, Musier, 1775, in-8°, 54 p. et figures.
11. — Réponse du public à l'auteur d'Acajou (Duclos). — S. L n. d., in-4° ; = et Londres (PaiHs) t 1751, in-12.
12. — (Avec l'abbé De la Porte). Lettres sur quelques écrits de ce temps. — Londres (Paris), 1752 à 1754, 13 vol, in-12.
Cette publication fut très entravée par les manœuvres des critiques influents et subit bien des mésanventures. En voici une en particulier. JPréro?i qui mettait volontiers en scène Voltaire sans le nommer, eut l'idée, en rendant compte des Mémoires sur la vie
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de Ninon de Lenclos, par Bret, de rapprocher la courtisane de Voltaire lui-même, et personne ne se trompa sur l'allusion à peine voilée de cette page piquante :
« S'il y avait parmi nous, monsieur, un auteur qui aimât passionnément la gloire, et qui se trompât souvent sur les moyens de l'acquérir, sublime dans quelques-uns de ses écrits, rampant dans toutes ses démarches, quelquefois heureux à peindre les grandes passions, toujours occupé de petites, qui sans cesse recommandât l'union et l'égalité entre les gens de lettres et qui, ambitionnant la souveraineté du Parnasse, ne souffrît pas plus que le Turc qu'aucun de ses frères ne partageât son trône, dont la plume ne respirai que la candeur et la probité, et qui, sans cesse tendît des pièges à la bonne foi, qui changeât de dogme, selon les temps et les lieux, indépendant à Londres, catholique à Paris, dévot en Austrasie, tolérant en Allemagne, si, dis-je, la patrie avait produit un écrivain de ce caractère, je suis persuadé qu'en faveur de ses talents on ferait
grâce aux travers de son esprit et aux vices de son cœur Il en
est 4e même des femmes galantes qui savent allier le génie, l'étude et la volupté : elles sont respectées malgré leurs faiblesses... »
Furieux de ce croquis, Voltaire mit aussitôt en campagne sa nièce, Mme Denis. Celle-ci se plaignit si vivement auprès de M. de Maiesherbes, alors directeur de la librairie, que le journal de Fréron fut supprimé et ne reparut que six mois après, grâce à la protection de la reine Marie Leczinska. Ce fut même à propos des visites de '* Mme Denis à M. de Maiesherbes que cette malicieuse épigramme
courut dans Paris :
La larme à l'œil, la nièce d'Arouet Se complaignait au surveillant Mal'sberbe Que l'écrivain, neveu du grand Malherbe, Sur notre épique osât lever Je fouet.
— Souffrirez-vous, disait-elle à l'édile, Que chaque mois ce critique enragé
Sur mon pauvre oncle à tout propos distille Le fiel piquant dont son cœur est gorgé?
— Mais, dit le chef de notre librairie, Notre aristarque a peint de fantaisie Ce monstre en l'air que vous réalisez.
. — Ce monstre en l'air? Voire erreur est extrême, Reprend la nièce; eh! monseigneur, lisez :
Ce monstre-là, c'est mon oncle lui-même !
Nous avons déjà remarqué que la famille de Fréron était alliée par les femmes à celle de Malherbe.
13. — Opuscules de M. F*** contenant des critiques de quelques ouvrages de littérature. — A msterdam , Àrkstée et Merkus, 1753, 3 vol. in-12, titre rouge et noir.
Quérard dit à tort, remarque Péhant au CataL de la Bibl. de Nantes, n° 60082, qu'on y trouve le Parallèle de la Hmriade et du Lutrin qui est de l'abbé Batteux : ce qu'on y trouve en réalité, c'est le compte-rendu fait par Fréron de cette pièce de l'abbé Batteux. — Le 3° volume n'est pas de Fréron : c'est un compterendu flo V Esprit des Loix par Forbonnais.
La Bibl. de la ville de Nantes, n° 27493, possède un autre recueil du même titre, s. 1. n. d. in-4° : mais il n'a rien de commun avec celui à" Amsterdam. C'est un recueil- factice de plusieurs pièces de Fréron, pour lequel un amateur a fait imprimer urr titre spécial.
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FRÈRON - -431
14. — Collaboration au 'Journal étranger, d'avril à novembre 1754, et de janvier 1755 à novembre 1762.
15. — (Avec Sautereaude Marsy, Dailiant de la Touche, Palissot, Dorât et plusieurs autres). V Année littéraire. — Amsterdam et Paris, Lambert.puis Paris, Delalain, 1754 à sa mort en 1776, en cahiers décadaires formant 8 vol. par an, soit 184 vol. du vivant de Fréron.
C'est son œuvre principale et celle qu'on cite toujours à son sujet. Elle fut continuée après lui par son fils et sa veuve, avec l'aide des abbés Grosier, GefïYoy et autres, jusqu'en 1790, puis reprise en 1800 et 1801, soit en tout 294 vol.
16. — Edition des lettres au prince royal de Suède par M. le comte de Tessin, traduites du Suédois par Roger. — Paris, Jombert, 1755, 2 vol. in-12.
17. — Vie de La Fontaine, en tète de PéJilion des Contes et • nouvelles- publiée à Londres, 1757, 2 vol. in-12 ; et Paris, Barbou,
1806, in-12.
18. — Histoire de Louis IX du nom, XXV e dauphin de France (sous le pseudonyme un Homme de Lettres), — dans VHistoire des Dauphins de Viennois, d'Auvergne et de France. parLequiende la Neufvilie (Paris, 1760, 2 vol. in-12).
19. — Description du catafalque exécuté pour le service de la feue reine d'Espagne. — Paris, 1761, in-4°.
20. — Description du mausolée érigé dans l'église de Saint- Denis, pour les obsèques de Me r le duc de Bourgogne. — Paris. 1761, in-12.
21. — Comptes-rendus dramatiques dans le Journal Les Petites Affiches, en particulier celui de la tragédie de Zaïre, de Voltaire,
22. — Histoire de l'Empire d'Allemagne, et principalement de ses révolutions, depuis son établissement par Charlemagne jusqu'à nos jours. — Paris, Hérissant, 8 vol. in-12.