‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonneChapitre 11 sur 33 · EN FLAMAND · texte numérisé non relu

EN FLAMAND

Stemmers van het Noordeen !

Li R-'publliue ne pourrait, sans péril pour ses institutions, tromper pius longtemps le peuple. .

Nous la. voulons sérieuse, afin qu'elle soit durable (la République).

Indien het Qoevernment alzoo voort gaal, zal het niet meer deu-

Wy willen eoa goevemment dat serieus is

Vtue la. France!

Vive la République !

Général Boulanger.

Levé Vrankryh !

Lfve het vaderland !

Generaal Boulanger.

« Il n'est pas nécessaire de savoir le flamand pour comprendre que goevernment et vaderland veulent dire « gouvernement » et « patrie », mais non pas « république. »

< Il est aisé de voir, d'ailleurs, que la substitution de mots n'a pas été faite par hasard. Personne n'ignore que nos Allemands du Nord s-'Ut profondément conservateurs, ils n'ont aucun goût pour la République.

« Ainsi l'opinion de M. Boulanger dépend beaucoup de la langue qu'il parle : s'il écrit général avec un seui a, il veut la République. S'il écrit generaal avec dtux aa, il n'en veut plus.

« J'ai pensé que c^tte constatation pourra intéresser les électeurs de Paris. — Veuillez agréer, etc. Un élkcteur flamand. >

La seconde proclamation, non datée, est du 13 janvier, pour répondre à une affiche de M. Jacques qui s'était contenté d'écrire au bas de son nom République ; Pas de dictature ; Pas de Sedan. « Les Sedan, disait la nouvelle proclamation, c'est à l'incurie gouvernementale, aux expéditions lointaines et ruineuses que

nous les devons Où était-il donc pendant la guerre, le

candidat qui adresse à notre armée ce suprême outrage? Nous ne l'avons vu à Ghampigny, ni parmi les combattants, ni parmi les blessés etc.. »

La troisième, non datée comme la seconde, est du 18 janvier, et adressée aux Ouvriers de la Seine • « Chaque jour, fiuarante journaux, dont la plupart sont entretenus à vos frais par un gou-

vernem-'Ut sans scrupules, me traînent d ins la boue En

votant pour moi, vous voterez pour la R«^publique démocratique, et vous signifierez à vos exploiteurs que vous ne voulez plu» donner vos enfants pour d'inutiles et dangereuses conquêtes, ni vos impôts pour doter leurs sinécures. »

La dernière, affichée la veille du scrutin, c'est-à-dire \n 2fi janvier, résume et combat toutes les attaques qui ont été dirigées contre lui et se termine ainsi : « . . . Voter pour moH; adversaire c'est perpétuer l'état d'agitation stérile qui arrête toutei les grandes entreprises; c'est infiiger à notre pays, et jusqu'à s: ruine, la politique d'improbité dans laquelle il se débat, et dont le chambres, depuis dix ans, nous donnent le triste spectacle, Choisissez. »

Il faudrait joindre à ces 4 proclamations celles de Jacquei et de BouUé qui leur donnent la réplique , celles du parti anarchiste, et les proclamations fantaisistes, vraies débauches de style, telles que celles de I>isbonne, t ex-forçat de la commune », de Sarrazin, « le poëto aux olives », celle de Rodolphe Salis, directeur du Chat noir, disant :

« Electeurs, on vous trompe !

« Depuis deux ans, un imposteur, abusant d'une vague ressemblance physique, se fait passer pour le général Boulanger. Or, le général Boulanger, c'est moi.

« Mon programme? Il est simple : La revision de la constitufiON tous les trois mois.

« Je déclare donc que je prends pour miennes toutes les voix qui se porteront sur le nom «lu général Boulanger. Et si je suis élu, je ne conseille pas a l'individu en question d'affronter en môme temps que moi le seuil du Parlement... »

Le résultat fut l'élection du général par 244 236 voix, tandis que Jacques n'en recueillit que 162875 et Boullé 17 039.

64. — Proclamation de remerciement aux électeurs de la Seine, après l'élection du 27 janvier 1889, datée du i9 janvier. — publiée dans tous les journaux du temps et reproduite dans Cfiincholle, p. 360, 3^>l. et dans l'Année politique, 1889, p. 19, 20.

Elle se termine ainsi : « La iù'jiuinujuf t;s; maint''nant ouv«.rt'> à tous les Français de bonne volonté. Qu'ils y entrent, et que le< autres en sortent. »

65. — Proclamation du comité républicain national aux électeurs de France, lancée le H février, et signée pour h comité, a le président, général Boulanger », pour expliquer l'attitude des députés boulangistes da.is le vote sur la ré TÎsion qui décida la chute du cabinet Floquet, — recueillie dans V Année politique, 1889, p 54, 55.

60. — Proclamation aux électeurs du Nord affichée h Lille le 18 mars 18^9, pour les aviser de son option pour

Paris, — publiée dans les journaux du Nord, et à Paris en particulier dans V Intransigeant et dans le Soleil du 18, puis reproduite dans le liTre de Chincholie, p. 403, 404.

Il y disait : « Vous apprécierez vous-mêmes les devoirs que m'impose l'éclatante manifestation qui s'est produite le 27 janvier dernier. On a calomnié Paris en même temps que le parti républicain national pour lequel il s'était si victorieusement prononcé. Il m'a fallu relever l'outrage et me déclarer solidaire des deux cent quarante-cinq mille électeurs de la Seine dont le vote a mis aux abois la meute dévorante des parlementaires. . . »

67. — Discours prononcé au banquet de Tours le 17 nnars 1889, — publié dans tous les journaux d'Indre-et fiOire et de Paris, puis reproduit tout au long en 6 pages du livre de Chincholie, p. 3^5 à 400 et dans ['An ée politique, de 188J, p. 69 à 75.

C'est dans ce discours que se trouve le passage suivant qui fit tant de bruit :

«... Mais, en acceptant la République, ils veulent que celleci soit libérale et tolérante, que leurs croyances soient respectées, que l'on rompe avec ce système d'oppression, qui n'a même pas la grandeur des vieilles luttes de nos ancêtres et qui blesse la conscience des uns, sans donner aux autres aucun des résultats qu'ils appellent de leurs vœux.

» La République, telle que je la conçois, doit consacrer toutes les libertés; elle doit répu-lier 1 héritage jacobin de la République actuelle ; elle doit apporter au pays la pacification religieuse par le respect absolu do toutes les croyances et de toutes les opinions.»

Voyez en particulier à son sujet un article intitulé : « Est-ce clair? », signé : E<iouard Hervé, dans le Soleil du 18 mars 1889; et Boulangrr défenseur de la liberté religieuse, dans la Lanterne d'Arlequin du 31 mars.

68. — Manifeste aux Français, daté de BruxfUt^s le 2 avril 1889, après sa fuite au moment du procès de la Ligue des patriotes, — publié par tous les journaux du 2 ou du 3, et reproduit dans Chincholie, p. 435, 436 ; dans les Coulisses du bonlangi-me, p. 199, 200 ; et dans l'Année politique de 1889, p. 94.

Il débute avec une violence extrême .

« Français ! Les exécuteurs des hautes et basses œuvres qui détiennent le pouvoir, au mépris de la conscience publique, ont entrepris de contraindre un procureur général à lancer contre moi un acte d'accusation qui ne peut être relevé que par un tribunal exceptionnel, constitué par des lois d'exception.

« Jamais je ne consentirai à me soumettre à la juridiction d'un Sénat composé de gens qu'aveuglent leurs passions personnelle-, leurs toiles rancunes et la conscience de leur impopularité. . »

Ce qu'il y a. de piquant, c'est que ce manifeste fut dicté à Paris par le téléphone de Bruxtiles. — Il faut le faire suivre de la lettre

de désaveu et de démission de membre du Comité républicain national, que Georges Thiébaud adressa immédiatement à tous leg journaux, malgré les supplications de l'état-major boulangiste.

60. — Seconde proclamation « à mes électeurs », datée de Bruxelles, le 5 avril, après avoir eu connaissance du réquisitoire prononcé contre lui, le 4, à la Chambre des députés par le procureur général Quesnay de Meaurepaire, pour (le-ni'iiier l'autorisation de poursuites]— i publiée dans tous les journaux du 6, et reproduite dans l'Année politique de 1889, p. 95, 96.

J'y découpe ces deux passages :

« Remontant jusqu'à 1871, l'odieux factum de M. de Beaurepaire m'impute à crime p esque tous les actes de mon existence antérieurs à mon passage au ministère «le la guerre et à mon entrée dans la vie politique. Ces actes étaient connus de tous depuis longtemps S'ils étaient coupables. J'aurais eu pour complices les hommes politiques qui m'ont appelé au ministère et notamment ceux qui ont été mes collègues

f . . . Toutes les violences, toutes les calomnies ne nous détourneront ni du but, ni des moyens Dans peu de mois, le suffrage universel confirmera vos décisions qui m'ont valu près d'un million de suffrages, décisions que ce réquisitoire d'un agent d'une juridiction de hasard et d'exception a bien soin de ne pas mentionner. Il assure'-a ainsi par sa sentence souveraine, la délivrance de notre pays. . . >

70. — Manifeste aux électeurs français, lancé de Londres le 18 juillet 1889, pour protester contre la loi du scrutin d'arrondissement et les candidatures multiples, et annoncer sa candidature aux élections départementales pour les conseils généraux ou d'arrondissement dans 80 cantons, le 2S juillet et le 4 août suivant; — reproduit dans VAnnén politique de 1889, p. 144, 145.

En voici le début :

«... Electeurs ! Comme dernier acte de la législature, la Chambre des députés vient de porter atteinte au suffrage universel. Les mandataires ont mis la main sur les droits des mandants ; ceux qui ne représentpnt plus rien ont voulu vous interdire de nommer des hommes qui représentent véritablement vos aspirations et vos idées.

< Rien de tel, rien d'aussi monstrueux n'a jamais été imaginé sous aucun des régimes qui se sont succé lé jusqu'à ce jour.

€ Cet acte arbitraire ne saurait dailleurs nous troubler ; ce n'est pas l'interdiction portée coniie un homme — car la nouvel!»' mesure législative ne vise qu'un homme — qui empêchera la Nation de faire connalfe sa volonté souveraine et de l'imposer aux misérables qui entendent nous dicter des lois. . . »

Le résultat fut piètre. Le 28 juillet Boulanger fut élu dans 15 départements, les Deux-Sèvret, T Allier, l'Indre, la Meurthe-et-

Moselle, l'Orne, la Somme, l'Indre-et-Loire, la Gironde, la Haute- Marne, la Seine-et-Oise, la Nièvre, la Sarthe, la Gorrèze, la Corse et l'Jlle-et-Vilaine, et le 4 août, au scrutin de ballotage, il n'y eut que 3 bou'.angistes à passer. (Voy. tous les journaux des ?1 juillet et 6 août ls89). — V Intransigeant du 31 juillet est fort intéressant en ce qu'il relève le tableau de toutes les voix recueillies par le général, même dans les départements où il ne l'ut ])asélu. — Le Petit Parisien du 31 juillet fait le même relevé, mais il n'est pas d'accord avec Y Intransigeant. Il ne cite l'élection que dans 12 départements, retranche l'Orne, la Seine-et-Oise, la Sarthe et la Corse, mais ajoute le Pas-de-Calais. Il faut rectifier avec le Journal officiel.

71. — Manifeste aux électeurs français, lancé de Londres le 20 juillet 18.S9 parles trois accusés rie la Haute Cour, — reproduit dans Y Année politique de 1889, p. 143, 144.

Il se termine ainsi :

« ... C'est vous, chers compatriotes, que nous constituons juges entre nous et ces larrons: nous attendons avec confiance l'urrêt que vous rendrez bientôt et auquel les bandits qui le sentent approcher s'efforcent en vain de se soustraire.

« Vive la France régénérée ! Vive la République honnête ! — Général Boulanger, Arthur Dillon. Henri Rochkfoht.

« Londres, le 20 juillet 1889. »

72. — Manifeste aux électeurs français, lancé de Londres le 31 juillet 1889. pour remercier ceux qui avaient voté pour liii aux élections d^-partementales du 28, — publié d'abord par la Cocarde, puis par tous les autres journaux.

Il se console de son échec :

« ... Si le succès total n'a pas été d'ailleurs ce qu'on pouvait attendre, la faute n'en est pas à ce suffrage universel, si intelligent, si honnête, si patriote, si républicain, qui comprend tout ce qui est grand et noble et qui saura bien prouver demain, aux élections législatives, qu'il n'a rien perdu de sa confiance dans le grand parii dont j'ai la direction.

< Seules, les compétitions locales, les petites ambitions de clocher,les personnalités mesquines pour qui rien n'existe quand elles sont en jeu, ont lait le mal, si tant est que ce ne soit pas là un bien gros mot pour une affaire d'aussi mince importance.

<t Les organes du gouvernement vont triompher avec fracas. Qu'ils triomphent !

« Je leur contesterai d'autant moins ce plaisir qu'il doit être de plus courte durée. .. »

73. — Au peuple, mon seul juge, — manifeste daté de Londres, le 5 août 18S,9 et publié en grand placard in-folio de 2 p. à 2 colonnes (Paris^ grande imprimerie, Gusset, 19 rue du Croissant) en annexe à presque tous les journaux du 6, pour répondre au réquisitoire du procureur général

Quesnay de Beaurepaire daas le procès devant la Eîaute Cour ; — et reproduit aux pièces justificatives de l'Année politique de 1>^89, p. 273 à 2'J3.

Il débute ainsi : « Je m'atiresse à tous les honnôtes gens et non aux juges de la Haute Cour, dont je ne reconnais ni lacompét' n e ni l'impartialité. .. »

Ce plaidoyer produisit une émotion considérable dans la presse gouvernementale : elle fut telle que le Temps renonçait à la commenter, tandis que M. Ranc, dans le Paris^ ne trouvait que cet argument à développer : a Le général ayant prêté de l'arg^Mi : cercle militaire, a commis un crime de lèse-ration » et q Dreyfus, dans la Nation perdait presq le courage en disant . « 1 est nécessaire que, s'il y a condamnation, elle soit appuyée sui des faits tellement irrécusables que nul ne puisse les contester. Lt procès, en effet, perdra de son importance autant par l'absenc. de l'accusé qu ; par le choix de la juridiction II ne faudrait donc pas recommencer ce qui a été fait si souvent -. faire renaître la popularité de l'ancien ministre sous piétexte de la détruire. . . » *

En revanche les partisans de Boulanger chantaient victoire T Paul de Léoni commençait ainsi un article intitulé « la Réponse > dans V Autorité à\i 8 août :

« Entre le factura, véritable grimoire, de M. Quesnay de Beai^ repaire, et la réponse que lui fait le général Boulanger, il y a toute la différence qui ^épare le mensonge <ie la vérité Autant le factun^ de M. Quesnay est tortueux, alambiqué et peu sérieux, autant la réfutation du général est nette, claire et précise. Que reste-t-il du factum ? Rien ! Rien ! Rien ! . . . »

Parmi les neutres ou les impartiaux, voici le sentiment du Monde sur la réponse du général :

« On ne saurait nier qu'à côté du réquisitoire elle fera très bonne figure. Il n'y a point de circonlocutions, point d'arguties procédurières, point de fausse déclamation, et à certains endroits l'on y sent vraiment vibrer l'indignation du soldat pris de dégoût ei. face d'imputations outrageantes qui visent à faire de son épé»^ 'ie combat l'instrument d'un vil marché de trafiquants... »»

74. — Aux honnôte.5 gens, — manifeste daté de Londres le 16 août 1889, et publié par les trois accusés de la Haute Cour [ our protester contre l'arrêt du 14 août qui les condamne par l'outu.nace, pour complot, attentat ei détour ment, à la déportation dans une enceinte fortifiée, — y dans tous le» journaux du 17, — et pour la plus grandi partie reproduit dans T/lnnéepo/ifique de I 889, p. 164, 165

J'en détache co passage :

« L'exécution sommaire que les a Iversairea du parti républicaii national qualifient de jugement de la Haute Cour est, personne ni l'ignore, le résultat d'un pacte conclu entre la majorité d'un Chambre déshonorée et ceîb d*un Sénat à jamais condamné p« le pays... Mais cette orgie arbitraire de calomnies et de forfai lure touche heureusement à sa fin. Malgré les nouveaux coupi

d'État qui s'élaborent dans l'ombre, nous avons confiance dans la fermeté du corps électoral. . . »

75. — Appel aux électeurs de la Seine, non daté, signé : (( G<^néral Boulanger^ président du Comité républicain national, » (pour donner l'investiture aux candidats boulangistes dans le département de la Seine aux élections générales d'octobre), — publié dans tous les journaux du 26 août 18S9, apr-^s Vlntr^n.^igeant, et reproduit dans V Année politique de 1889, p. 181, 185.

« Electeurs, nous vous soumettons les noms des candidats qui soutiendront la luite, pour la cause de la République nationale, dans les diverses circonscriplions de la Seine. Ce sont des hommes dévoués à la République et dignes de toute votre confiance. En les désignant à vos sulfrages, nous avons <lù nous placer en dehors de toute question de personnes, et nous inspirer uniquement des idées de concorde, d'union et de disciplme qui nous assureront la victoire. . . »

76. — Appel aux électeurs de la Seine, daté de Londres, le 12 septembre 1889, pour sa propre candiilature «lans le dix-huitième arrondissement, — publié dans les journaux du 13 et reproduit dans l'Année pofih'que de 1889, p 182,183.

«... Si je vous demande vos sufTraizes, c'est que je représente actuellement non une personnalité que les persécutions et les calomnies ont mise en lumière, mus le sentiment national, qui aspire enfin à secouer le lourd fardeau des dettes grandissantes, des iniquités intolérables et des humiliations de la patrie. . . »

77. — Appel à tons les électeurs français, daté de Londres, le 15 septembre, pour les invitera voter partout, le 22, pour les candidats déf^ignés par le comité dit national, — publié par les journaux du 16 et reproduit dans 1*^4 nnëe politique de 1889, p. 183.

«... Citoyens indépendants et libres, debout ! Marchons à l'urne et chassons du pouvoir cette bande néfaste qui souille la République en se réclamant d'elle ! ... »

Sur 390 résultats définitifs que donna le premier tour de scrutin, il y eut 230 républicains, contre 86 royalistes, 52 bonapartistes, et 22 boulangistôs.

78. — Manifeste w à la nation française, » daté de Jersey le 11 novembre 1889, pour l'ouverture des chambres qui devait avoir lieu le 12 ; — publié dans les journaux du 12, et reproduit dans l'Année politique de 1889, p. 209, 210.

IL — Œuvre Epistolaire. — Lettres publiées cà et là.

1. — Trois lettres adressées au duc d'Aumale, datées de Belleyles 13 février 1879, 3 janvier 1880 et 8 mai 1880,

(les deux premières comme colonel, pour exprimer ses regrets quand le duc d'Aumale quitta le commandement du septième corps et lui demander sa protection afin d'obtenir le grade de général, la dernière comme général, pour le remercier de la part qu'il avait prise à sa nomination), — publiées dans tout les journaux conservateurs de l»aris et de province du 4 au 6 août 1887 après le Figaro du 3, où elles son- reproduite» en /ac simile d'autographes.

Ces trois lettres furent publiées à roccasion de la séance de li Chambre des députés du 13 juillet 1886 dans laquelle le général Boulanger avait dit :

« J'ai été iiommy général lorsque le général WolfT commandait le septième corps d armée et que le général Farre était ministre de la guerre. Je ne vois donc pas en quoi le duc d'Aumale a rti pour quelque chose dans ma nominalion. » {Journal officiel du 14 juillet, page l 481, première colonne).

La lettre du 8 mai 1880, quoique la dernière en date, fut p% bliée la première dans le Journal de Bruxelles, mais fort inexi tement, avec un luxe extraordinaire des qualifications de Moi seigneur et d'Altesse Royale, etc., puis elle fut reprodi sous cette forme par la Gazette de, France du 28 jui dans un article intitulé « Toujours lui ». — Le général beau jeu pour la démentir, et plusieurs journaux, tels que France^ le National, Paris^ le Suir^ le Gil Blas, V Inlransigeai s'imaginant sans doute avec lui qu'on ne possédait plus l'originali qu'on ne pourrait le reproduire, puisqu'on en donnait une versiç si facile à contester, déclarèrent que le général Boulanger n'avai^ en mai 1880, airessé aucune lettre au duc d'Aumale. La lett fut alors publiée dans son véritable texte dans le Figaro 1^'août. Nouveau démenti, suivi, dans le Figaro du 2. de cet lettre de M. Limbourg fondé de pouvoirs du duc d'Aumale, a\ publication des deux premières :

« Paris, 1" août 1886.

« Monsieur le Rédacteur en chef, M. le général Boulanger viett de faire démentir de nouveau, par la F/'ance et le Temps, l'authen ticité de la lettre que vous avez publiée ce matin.

Comme il vous faut, vis-à-vis de vos lecteurs, un répondant dl cette publication, c'est moi qui vous ai remis hier la lettre du| mai 188 ' ; je vous en remets ce soir deux autres, qui lapréparen et la complètent, et que je vous prie de vouloir bien publier aussi

Je tiens à votre disposition les originaux et les photograpbi( de ces trois lettres.

Veuillez agréer. Monsieur le Rédacteur en chef, l'assuranc* d( mes sentiments les plus distingués. H. Limbourg. >

Ces documents démontrèrent que le général avait la mémoirei singulièrement courte et une indépendance de cœur tout à fait; radicale.

Comme aucune des trois lettres au duc d'Aumale n'a été reproduite dans la biographie populaire du général par F. de Jupilles, ni dans la biographie de Lermina, t^t qu'une seule «l'entre elles trouve dans la biographie de Harbou. etdansi'//i5(oir0pa<rto(i^ sans doute parce que ses panégyristes les trouvaient trop difB-

BOULANGRR 189

ciles à concilier avec la déclaration faite à la tribun ^ je lioanerai ici celle du 8 raai 1880, cause de tout le scandale :

"i* CORPS d'armée ' Beley, 8 mai 188U.

15^ division 2ô' brigade

1S3* RÉGIMENT d'infanterie

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