Le général Boulanger. — Notice avec portrait coloi
a été tiré à part, dans la série des Portraits contemporains Je . Revue illustrée. Livraison de septembre 1886.
16. — Alfred Barbou. — Le général Boulanger, sa vie militaire et politique, illustrée de 50 gravures et portraits. — Paris, Alfred Duquesne, 1886, in-18, 288 p.
Cette biographie, fort complète jusqu'au mois de décemj^re 1886. a servi pour composer la première partie de presque toutes le autres.
17. — Bibliothèque patriotique populaire illustrée. — Les livre^ du peuple. — N<» 2. — Général Boulanger, biographie et discours par J. Lermina. — Paris, Boulanger, 1886.
Cette biographie s'étend jusqu'à la fin de l'année 1886, y compiis le discours de la Sorbonne. A la dernière page, un Boulanger sàubarbe fait pendant au général Boulanger barbu de la première.
18. — Lettre au général Bouhnger, par le général T. \V. (ave cette épigraphe : • Voulez-vous donc faire de la France une caserne? » Jules Favre). — Paris^ Jules Lévy, 1886, gr. in-8. 32 j
C'est une étude de ses réformes militaires — Et voy. l'articl intitulé « Un livre sur le général Boulanger », au Moniteur universel du 2 février 1887.
19. — Biographie du général Boulanger, au dos d'un pum . colorié en buste et en grande tenue — Paris, Cabillaud, s. i (1887) in-8'' sur 2 colonnes.
Je la place ici, parce que la biographie s'arrête au discours du «. 26 décembre 1886. — La même biographie se retrouve au dos de la chanson « Il reviendra», même éditeur, pubUée en juin 1887.
Il y en a beaucoup d'autres du même genre que je n'ai pas r»^ trouvées, car je lis, p. 63 du Réquisitoire de M. Quesnay ci Beaurepaire :
« ... Il est établi que, pendant qu'il était ministre de la guerre, M. Boulanger a fait faire de sa personne quarante-quatre portraits dillérents, dont seize ont été suivis de biographies variées; et parmi ces quarante-quatre portraits, afin que nul n'en ignore, il a donné commande à un ami intime, dont je vous ferai l'histoire tout à l'heure, un nommé Pech dit de Cadel, il a donné, <'■ la commande de lui faire un portrait qui a, comme entrée d été tiré à 20,000 exemplaires et qui le représente peint en rouge, avec le titre de « Boulanger protecteur », une main posée sur le sceptre ... »
20. — Le général Boulanger, par P. L. ^augeon, — avec portrait en gravure galvanoplastique, formant le n** 3 de la première année
du Panthéon du Mérite, revue biographique et littéraire illustrée. — Parw, bureaux du Panthéon, 9 rue Gay-Lussac, 16 février 1887, in-8°.
21. — Le général Boulanger, — notice par A. Maucroix, avec portrait, en tête de la livraison, n" 450, de la France industrielle, du 6 mars 1887.
22. — Vive Boulanger, ministre, — placard publié pendant la crise ministérielle de mai 1887.
Je lis à son sujet dans le Figaro du 22 mai :
« Je regrette d'avoir à parler tous les jours du général Boulanger, mais je dois signaler le placard qui se vend depuis hier dans Paris sous ce titre affriolant : Vive Boulanger ministre. 11 y a là-dedans toutes les banaUtés qui sont de règle quand on parle du favori du Derby politique. Nous n'en détacherons qu'une phrase charmante. Le peuple, dit ce placard, ne veut pas qu'on lui escamote ceux qu'il aime : Ne touchez pas à Boulanger ! Si vous touchez à Boulanger, cent mille poitrines crieront : Vive Boulanger ! demain. Dans huit jours il y en aura un million. >"e
touchez donc pas à Boulanger Et plus loin : Vive Boulanger
ministre d'hier ! Vive Boulanger ministre de demain !
< C'est une grande force de n'avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser. Or, M. Boulanger abuse. Sa popularité augmente peut-être parmi les marmitons qui manifestent. Nous doutons qu'elle croisse dans l'armée. — F. M. »
23. — La démission du général Boulanger, — placard pubhé pendant la môme crise.
On lit dans les journaux du 25 mai 1887 :
«... Des camelots qui vendaient hier un placard intitulé : La démisiion du général Boulanger, ont été conduits au poste, où ils ont passé la nuit. On les a relâchés ce matin. D'autres camelots qui vendaient le même placard ont été arrêtés de môme aujourd'hui et ont eu leur marchandise saisie et leur permission déchirée. — Les cris poussés par les camelots avaient évidemment pour but d'induire le pubhc en erreur. On a bien fait de les faire cesser... »
24. — Déclaration du général Boulanger, son opinion, ses idées, son but. — Paris, Gabillaud, placard in-folio à 3 colonnes, avec portrait publié aussi pendant la crise, et au dos un extrait du catalogue général de la librairie du journal comique.
On lui fait dire : « . . . Hier, ministre de la République, si je ne faisais pas partie du gouvernement de demain, j'irais simplement reprendre mon rang dans l'armée. Elever des soupçons sur ma conduite futur» à cet égard, c'est purement ridicule, et je ne m'arrête pas à discuter ces choses-là. . . »
25. — Der général Boulanger, lebensbild der franzœsischen Kriegsminister (biographie en allemand, par M. Rubemann, rédacteur à VEcho de Berlin). — 5eWm, Walther, 1887, in-18, avec portrait.
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11 y en a une traduction française par S. de Chonski, réd^ directeur du serviie des affaires étrangères au journal Le d tuiionnel, sous le titre :
Le général Boulanger, réformateur de l'armée française, biographie de M. Ruheman, rédacteur de VEcho de Berlin, traduit d' l'allemand avec l'autorisation de l'auteur : (suivi de) Jugé pa' l'Ennemi, (et de) Dix-sept mois de ministère et la loi organ. j i" — Paris, Dentu, 1887. in-S". 167 p. et portrait.
On croit que le grand Etat-Major allemand a eu part à c^ ouvrage.
26. — Un curieux. — Le dossier du général Boulangé ouvrage illustré de nombreuses gravures, de fac-similé, de tures en noir et en couleur, etc., etc. — Paris, à la libi-e illustrée, s. d. (1887), in-i8 de iij — 456 p., et un portrait %i bois en tôte de l'ouvrage.
Cet ouvrage qui est un recueil d'extraits des principaux article de journaux sur les diverses phases de la carrière de Boulangt s'arrête à sa sortie du ministère de la guerre le 30 mai 1' (et non 1878 comme on lit à la page 454.) Il était de Geor£ Grison, rédacteur du Figaro, qui en a donné une seconde éditio( avec son nom, sous le titre :
Georges Grison. — Le général Boulanger jugé par ses part sans et ses adversaires (janvier 1886 — mars 1888 ; — nouvel^ édition, très augmentée du dossier du général Boulanger. Paris, à la Librairie illustrée, s. d. (1888), in-18 de iv-507 p. en tôte un fac-similé d'un dessin colorié du Puck, de New-Yoi
Ce recueil s'arrête à la mise en retraite d'office du général, mars 1888.
27. — Le général Boulanger, par Alfred Baudesson. — Pari à l'Express des journaux, 29 juin 1887, in -4°, 4 p. avec grai portrait photographié.
C'est la livraison n** 2 de la série des Contemporains célèbret,
28. — Boulanger, sauveur de la France ; — placard Andiô Magué et vendu sur le boulevard le 27 juin 1887.
Voy. à son sujet un article de J. Reinach. daté du 30 juin] dans la Bépublique française, et reproduit dans La foire boula} gxste, p. 64, etc. — On y dit que Boulanger est sorti le premii de l'Ecole polytechnique, où il n'est jamais entré, et qu'il révéla comme un homme de génie après une série de ministre « tellement nuls et tellement bas qu'il serait honteux d'examinc leurs élucubrations ! »
Î9. — La vie du général Boulanger, plaquette en images q» constitue une réclame tellement extraordinaire que je crois devoi^ reproduire l'article signé « Un républicain », qui parut à so^ sujet dans le Figaro du 17 juillet 1887, sous le titre « La propt^ gande boulangiste. >
ff Malgré la velléité de bon sens que la population parisienne montrée le 14, malgré la terreur justifiée que toute aspiration dictatoriale inspire aux républicains de doctrine, malgré « l'exil du général en Auvergne et le peu d'influence qu'exerce M.
roulède, la propagande continue et prend les aspects les plus invraisemblables.
f Ce n'était pas assez des lettres, des chansons, des brochures, des mirlitons, des photographies, des épingles et des pièces de cent sous, voici qu'on en vient à l'image d'Epinal, — fabriquée à Paris, rue des Petits-Carreaux, — et que l'on distribue, dans les départements et dans la capitale, à un prix fabuleux de bon marché, un nouvel instrument de « popularisation », destiné à engluer les naïfs et à les préparer au Consulat ou à l'Empire de l'ambitieux ofiicier dont les radicaux ont au faire leur porte-enseigne.
« Il s'agit d'une petite plaquette à images dont voici la description. Gela est intitulé la Vie du général Boulanger.
« Une première image le montre enfant, non en tenue de collégien, mais élève de La Flèche sans doute, à l'heure de la récréation, entouré de ses condisciples, avec cette légende : — Le jeune Georges Boulanger, montrant déjà des dispositions au commandement, dirige les jeux de ses camarades..
t C'est tout- à-fait le Bonaparte à Brienne, que nous a légué la tradition impérialiste.
< La deuxième représente une troupe commandée par un jeune sergont major. C'est « Georges Boulanger, nommé élève de Saint- Gyr à la suite de brillants examens, qui fait manœuvrer le l*"^ bataillon de France. »
«Ensuite vient « \e lieuten&iit Boulanger menant ses soldats à l'attaque, blessé d'un coup de lance, au combat de Trai-Dan, en Cochinchine. » C'est bien la suite de la tradition bonapartiste, Bonaparte à Toulon. Mais l'apothéose continue, lente et persistante.
« Le dessin suivant le montre à la tête des futurs officiers de l'armée. Saint-Cyr donne un peu trop dans cette imagerie. Il est vrai que cela nous vaut un nouveau portrait, avec un beau tricorne à panache et de brillantes aiguillettes. Il manque à la collection « Boulanger fusillant les Communards et prenant une barricade >, ce qui eût été le pendant à « Bonaparte écrasant les sections à 8aint-Roch ». Mais on a craint de mécontenter la nouvelle clientèle.
c Arrive la guerre. L'image représente un champ de bataille, un jeune colonel, en bottes de cuir fauve, vAtu d'une criméenno, et soutenu par de jx de ses soldats. La légende commence à esquisser des envoléen vers l'héroïque épopée. Elle dit : — « Le colonel .Bou/ang'«r, à la bataille de Champigny, est grièvement blessé; malgré sa b'essure, il refuse de quitter le champ de bataille. » C'est Arcole et c'est Rivoli.
a "Voici maintenant le rôle officiel qui commence carrément, Un quai à New- York, où tout'^s les députations américaines et étrangères s'inclinent devant Lur. Sous l'image, ces lignes : — « Le gouvernement de la République française délègue le général Boulanger pour représenter la France aux fôtea du Centenaire de l'indépendance des Etats-Unis. »
« Gela a un faux air de Bonaparte allant signer le traité de Campo-Formio.
< Enfin, le voici au Conseil des Cinq-Cents. . . pardon, je veux dire au Parlement ; il parle, tous l'écoutent ou l'applaudissent. — « Le général Boulanger, Ministre de la Guerre, défend à la tri-
lô
bune de la Chambre des députés les intérêts de la France et i l'armée. »
• Lui seul — nul autre — défend ces intérêts sacrés, à ce qu" parait,
« La dernière gravure le représente en grande tenue; elle est sans légende; mais d'instinct, on '.a lit, on la pressent, on la divine, elle est la résullante des précédentes. C'est lepremier consul Georges Boulanger, empereur des Français, qu'elle veut désigncà nos acclamations.
« Au verso de ces choses, se trouve un étonnant résumé de « son œuvre ». Entre autres assertions formidables se trouve celle-ci, la demière : Organisation de la défense du territoire !.,. Jusqu'tà lui, sans doute, on n'avait rien organisé et, après lui, on n'organisera plus rien. C'est d'une audace renversante; l'aplomb du panégyriste n'a d'égal que celui du modèle.
« Et l'inévitable chanson vient terminer l'outil de propagao'! que nous étudions et que nous signalons aux hommes de boni foi, car on y joue du patriotisme au seul bénéfice d'un individu.
4. Celle-ci a pour titre VA mi du troupier ; et son nom revient à chaque couplet, suivant la gamme ascendante de l'admiration.
Car l'ami du troupier, Le chef qui sur lui veille, Qui jamais ne sommeille, C'est Georges Boulanger,
i Après une louange, une fanfare :
Au loin son nom résonne Et comme un appal sonne.
C'est Georges Boulanger !
« Une platitude aussi :
De l'ami du troupier Le nom que I'oq acclame.
Nom gravé dans votre âme, C'est Georges Boulanger I
«< Tout y est, môme une promesse patriotique. C'est lui qu nous rendra l'Alsace. Seulement, comme cela ne rime pas avec victoire, on a eu recours à un artifice... plusieurs points... compris par toute la Ligue des patriotes.
Ressoudant les tronçons De notre épée brisée, Doublant nos bataillons, Il refit notre armée !
Cet ami du troupier Chéri de la victoire Qui nous rendra... la gloire, C'est Georges Boulanger 1
« Les anciens de 48 se souviennent que les amis du princ Louis-Napoléon Bonaparte ont employé, do 1849 à I85i, exactement les mêmes procédés; mais du moins il s'agissait d'un homm
portant le nom de Napoléon. Celui-ci s'appelle Ernest. Use nomme aussi Jean-Marie — comme Farina.
€ Une seule chose empêchera, je pense, cette grossière propagande d'être dangereuse ou inquiétante, c'est qu'elle est absolument ridicule. Un Républicain. »
Je pense que c'est de cette plaquette qu'il est question dans l'entrefilet suivant de Y Intransigeant du 15 juillet :
« Un éditeur, ayant eu l'idée de publier une petite plaquette intitulée : la Vie du général Boulanger, nous écrit qu'il se trouve fort en peine pour la faire vendre. Les camelots la refusent. Ils allèguent cette raison que le seul fait de l'annoncer au public suffira, d'après leurs renseignements, pour amener la saisie de la brochure et l'arrestation du crieur.
« Voilà donc où nous en sommes, où en est la liberté. Raconter la vie d'un officier qui déplaît au gouvernement, est un délit. Ah ! si c'était celle de Galliffet !
« Eh bien ! nous défions la police d'oser se livrer à cet acte arbitraire. Sinon, c'est la loi qui se chargerait de lui répondre, et les condamnés ne seront pas ceux qu'elle croit. . . »
30. — Il reviendra ! ! roman biographique inédit. — PariSy Cri du Peuple, s. d. (1887) in-4", 4 p. avec un buste du général vu de dos.
On lit à la fin des 4 pages : « Lire la suite, vendredi 15 juillet, dans le Cri du Peuple. »
31. — Pourquoi le peuple aime Boulanger. — Paris, impr. Pauvert, s. d. (1887), placard en forme d'affiche à 2 colonne?.
L'une des réponses est celle-ci, en italique : « Le peuple aime Boulanger parce qu'ayant trouvé la France à genoux, il l'a mise debout... »
32. — L'exilé, poésie dédiée au général Boulanger par Saint- Eman. — Paris, Vanier, juillet 1887, in-16, de 16 p. avec portrait.
33. — Souvenir de la fête du 14 juillet 1887. Le livre du général Boulanger, — Paris, Duval, in-8\ 16 p. aL\ec portrait.
34. — 11 y a encore bien d'autres notices et placards publiés à l'occasion de la fête du 14 juillet 1887, mais je ne les ai pas dans ma collection, et je ne puis que reproduire la nomenclature qu'en a donnée le Temps dans son numéro du 12 juillet, et qui a été reproduite après lui dans un grand nombre de journaux •
A. — Affiches des Mirlitons patriotiques dédiés au général
B. — Le départ du général Boulanger. Affiche avec portraitbuste, signée : J. Bonhomme. En tôte : Pourquoi nous le voulons I Vive la France, vive la République, vive le général Boulanger I
G. — Déclaration du général Boulanger -. sou opinion, ses idées, son but.
D. — C'est lui que nous voulons, c'est lui. Notice historique.
E. — Célébrités contemporaines : le général Boulanger.
F. — Le général Boulanger (notice).
G. — Lettre d'un boulanger à son ancien général. H. — Placard tricolore : Vive Boulanger !