Jl revieudra ! Revue en trois tableaux de Tannée
par MM. Guillaume Livet et G. de Réaux, musique arrangée par M. Portusset. — Paris, (impr. veuve Vert) libr. Laplanche, 1888, in-8°, 16 p.
42. — Almanach Boulanger, année 1888. — Paris, \m^. Marot et G«, 64 p. en deux cahiers de format in-16 carré, avec portrait et gravures.
La couverture coloriée, avec le portrait du général en képi, porte au haut du titre : « Tout pour la Patrie et pour la République » et en bas -. t En vente au bureau de vente de Y Intransigeant et à l'agence Périnet. >•
Après une pièce de vers intitulée « Notre Soldat » par Civip, on trouve une longue biographie du général signée « un Volontaire de 1870, » puis des nouvelles et des vers de Fernand DeUsIe, une biographie et un portrait d'Henri Rochefort, etc.
43. — Le général Boulanger^ par Léon Bouchet, dans les Profils bretons [Paris, Bloud et Barrai, 1888, in-18), p. T) à 89.
Ces profils avaient été publiés sous le pseudonyme d'Innominato dans le Courrier de St-I^azaire, comme ceux d'Ignotus dans le Figaro. Je cite en son lieu, ci-dessous , le portrait tracé par Ignotus.
44; — Boulanger, poëme populaire (signé Jean Gamin), dédié : à la promotion Crimée-Sébastopol ! à l'Armée ! au Peuple! à la France ! — en 41 strophes de 12 vers. — reproduit in-extenso dans les Coulisses du Boulangisme, p. 289 à 307.
Voici la dernière strophe :
Clermonl-Ferrand 1 Dana ces jours
ternes Nous nous souvenons qu'autrerols Surgit, au pays des Arvernes Vercingétorix, le Gaulois 1 A Gergovie, il retint Rorne; Besta debout devant César. . .
Le général n'e>t pis un homme Qu'un parli ligotte à son char, Et quand une haine tenace Dit qu'elle frappe un dictateur, Devant l'ennemi qui menace C'est laFrance qu'on frappe au cœur!
45 . — Bassesse, ou la vérité sur l'afTaire Boulanger, par Veritas, — Paris, L^on Vanière, 1888, in-8<*.
C'est une défense apologétique du général, à propos de sa mise en non activité, et de la séance de la chambre du 20 mars.
46. — Le boulangisme dans le Nord, histoire de l'élection du 15 avril, par Maxime Lecomte, député du Nord. — Paris, à la librairie illustrée, s. d. (1888), in-18 de ij-284 p.
L'avant-propos est daté d'Avesnes, le 18 avril 1888. J'y lis à . la page 189 :
t Les affiches, les prospectus, les images, les chansons, les brochures, les canards sont arrivés par ballots, ont encombré les gares. Tout vient de Paris. . .
M On distribue à profusion un petit placard où on engage les électeurs à se méfier des manœuvres ignobles des adversaires du général ; — il s'agit bien entendu des républicains, — enfin les camelots donnant le dernier coup de gueule : c V Intransigeant,
la Lanterne, le portrait du géai^ral, toutes les chansons, làLanterne boulangisU, le tout pour un sou. »
« Gomme image boulangiste, le jeu des quatre as obtient un certain succès. On conserve soigneusement dans les campagnes, l'as de pique, l'as do cœur, l'as de trèfle (Bonaparte, Jeanne d'Arc, Vercingétorix) et l'as de carreau (le général Boulanger). — Qui garde carreau n'est jamais capot.
( Comme image anti-boulangiste, signalons le parallèle fait par le Grelot entre 1848 et 1888 « Route de la République à' la Monarchie. . . »
De son côté, le Nouvelliste du Nord écrivait dans les premiers jours d'avril :
« La propagande gratuite a atteint des proportions extraordinaires. Sans parler des journaux dont la diffusion s'est faite chaque jour à plusieurs centaines de mille exemplaires, il a été distribué des quantités énormes de gravures, brochures, opuscules, chansons, etc.
f Nous avons voulu réunir la collection de ces publications répandues à flots, et nous ne nous flattons pas d'avoir pu tout rassembler et d'avoir une collection complète ; cependant cette énumération en dira long au lecteur sur l'ardeur dépensée par les boulangistes.
« Ce sont (sans compter les chansons) :
A. — Le général Boulanger, actes et paroles ;
B. — Le général Boulanger^ histoire populaire complète ; G. -— Almanach Boulanger ;
D. — Le petit Pioupiou ;
E. — Almanach du petit pioupiou ;
F. — Pairie! avec portrait du général ;
G. — Vive Boulanger !
H. — Portrait de Boulanger en. pied, prime de V Intransigeant ;
I. — Portrait de Boulanger à cheval, avec 17 chansons boulangistes ;
J. — Le Panthéon républicain avec magnifique portrait lithographie du général. . . »
Et ce journal ajoute en se demandant qui a pu payer de pareilles dépenses :
< Quatre cent mille affiches, contenant soit le nom du candidat, soit sa profession de foi, ont été placardées sur les murs.
• Près de deux millions de proclamations petit format ont été répandues ; quant au chiffre des bulletins, il est tellement fanlastiqu^i que nous renonçons à en donner un aperçu môme approximatif. >
W , — Notice sous le titre : « Le Merle bianc » avec dessin
grotesque par Barentin, dans la Ménagerie républicaine , par Léo Taxil.
48. — Les Tripotages parlementaires, satire en vers, par Eug. Lecoq et N. Hutter. — Paris, Lecoq, in-S", 2 p.
49. — Notice avec portrait, dans le Journal illustré (et non le Monde illustré comme dit VIcon, bret.) du l»' avril 1888.
50. — Pourquoi nous aimons le général Boulanger, par A. L. A. — Tours, impr. de A. G. Bertrand, avril 1888, in-16.
51. — Boulanger dor Held des Tages (Boulanger, le héros du jour) und seine Politik. Ein Abriss der Geschichte seiner œffentlichen Wirksamkeit. Von Victor von Rosny. — Vienne^ Gilbert Augef, 1888, in-16, 32 p. arec portrait.
Brochure viennoise écrite à l'occasion de l'élection du Nord, le 15 avril.
52. — Boulanger, par Paul Morel. — Paris, Jules Lévy, 1888, in-8", 16 p., avec une tête de Boulanger dessinée par Emile GoU, sur la couverture.
Le titre me paraît avoir été mis ici pour faire vendre la plaquette qui se compose de 4 pièces de poésie : « Polichinelle et Bébé ». — « Au Panthéon ». — « La ballade de M. Laguerre ».
— « La baraque », dans lesquelles il est incidemment question, mais fort peu de Boulanger.
En première page, ce quatrain intitulé : « M. Laguerre aux électeurs du Nord » :
Hélas ! qui ? nous ! Messieurs, vouloir la dictature l Nous qui ne pouvons pas la sentir en peinture. . . La France est bien malade : il lui faut Boulanger. Il est bénin, bénin ; prenez... pour détarger.
53. — Le général Boulanger, député du Nord, chef du parti national (par Louis de Jonquières). — Paris, boulevard Raspail, s. d. (1888), gr. m-i°, 8 p. et portrait hors texte.
54. — Poésie au général Boulanger, à l'occasion du 9 août 1888 par X.. . — Ajaccio, Massel, in-8°, 9 p.