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Poésie au général Boulanger ^ par Alexandre Chevalier

56. — Boulanger militaire, par Eugène Tenot. — Paris, 1888, in-8«.

C'est un tirage à part -d'articles fort hostiles publiés sous le môme titre dans la République française. — Voy. à leur sujet un article anonyme publié dans la Lanterne, le 1 1 mai, sous le titre « L'histoire et la légende. »

Voy. sur ces critiques fort sévères de M. Ténot, les articles publiés dans lo Moniteur Universel, sous le môme titre, en particulier le 8 avril 1888, -- et l'étude signée, « un ancien soldat» dans le Moniteur de l'armée, sous lo titre : a La Solution du problème boulangiste. »

57. — La vérité sur M. Boulanger militaire. —Paris^ en v»nt aux bureaux de la I\é},uhlique française, 1888, in-12, avp épigraphe empruntée à la lettre au duc d'Aumale : « MonseiL-

je vous dois ma nomination .. et béni soit le jour qui me raj ] -lerait sous vos ordres. »

Cette brochure, dit M. Fr. Sarcey dans un long article repro duit à VAlmajiach républicctni anti-houlangUte de 'f 889 , cïuï cidessous, « contient la moelle, si je puis dire, des articles publiés sur M. Boulanger militaire, par Eugène Tenot, l'auteur de Paris et la province en décembre 4851 . C'est un chef-d'œuvre. Jamais la vérité n'a parlé un langage plus précis et plus net ; à la légf^nde qui se forme elle se contente d'opposer les faits, rien que les laiti, et des faits indéniables. . . »

Elle fut adressée par le comité anti-boulangiste des étudiants à un grand nombre d'instituteurs. <»

Et voy. en sens inverse à son sujet, VEloile du général Boulanger, n°7,p. 6 à 9.

58. — Réponse à M. Eugène Tenot. Le général Boulanger e\ son passé militaire, par un combattant de Champigny. — S. 1. n d. {Paris, impr. Wœstendieck, 1888), in-8°, 32 p.

Il faut joindre encore à ces deux brochures une « étude militaire » SMTBoulanger qui a paru dans le Samedi-Revue du 8 octobre 1888.

59. — M. Boulanger et le plébiscite personnel, Musset. — Paris, L. Sauvaître, 1888, in-8", 24 p.

La brochure est signée du l»"" octobre.

par E.-S.-B.

60. — Les chansons de l'année par Jules Jouy, Paris, Bourbie et Lamoureux, 11, rue du Croissant, 1888, in-18 360 p.

C'est un recueil de chansons publiées pendant le cours de l'anné3 dans le Cri du Peuple, et dont un grand nombre concer--^ 'mouvement boulangiste. Comme je ne sache pas qu'elles aie: tirées à part isolément, et qu'elles ne figureront par conse-^nr-i, pas à mon chapitre spécial des Chansons, j'en donnerai ici la liste

En revenant de la foire,

La chanson du sieur de long,

Les boulangisloi,

Il reviendra,

Il s'en va,

Partira 1 partira pas !

Le duel Ferry -Boulanger,

L'opinion de Jean Frolo,

II reviendra (différente do la pr

cédente) Il est revenu.

Les principaux extraits en sont donnés dans Vlcono-bibliogra^ phie boulangiste (voy. ci-dessous) p. 125 à 129.

61 . — Chansons de bataille, par le même. — Paris, Marpoa o Flammarion, in-18, 366 p.

Je donnerai, comme pour le numéro précédent, la liste dei chansons boulangistes contenues dans ce recueil.

Les maDifeslations boulaogistes, Les ouvriers de France, L'aoli boulangiste,

La comédie boulangiste, La république ouverte.

Le banquet boulangiste.

Boulange ('sur l'air de Paillasse).

Les liaulenanls de César,

Les dragoQS de Boulange.

Derrière le sapin.

La pipe Boulanger,

Aux électeurs du Nord.

Electeurs, veillez.

La boule k Boulanger.

La sainte Boulange.

La première victoire de Boulanger.

La Marseillaise des prostituées.

Plusde président.

La marmite.

Les otages.

Les lieutenants de César (autre).

Le soldat pauvre.

Le char boulangiste.

L'enterrement de Boulanger.

Rochefort perplexe.

Gavroche à Boulanger.

Les renégats de la République.

Boulanger littérateur.

La débâcle.

Le toupet de Boulanger.

La question des chiens.

Le duel Floquet-BouJange".

L'élection de l'Ardèche.

Les sergols boulangistes.

Les voyous de l'Ardèche.

Les perles du vieux Rochefort.

Il parlira !

Boulange et l'Allemagne.

Le programme de Boulanger.

Hors la loi I

La cour suprême.

Les lieutenants de César (autre).

L'invasion allemande.

L'officiel boulangiste.

Aux fripouilles boulangistes.

J.e voyage de Boulanger.

Le protecteur de la morue.

Les deux flétris.

Le cirque Boulange.

Les cartes transparentes.

Le boulanger a des écus.

()\ ira!

Aux mères.

Les lamentations de Boulanger.

Rébé au bazar.

Les boulangisses (celle-ci a été tirée.

à part. Voy. ci-dessous).

La carmagnole des camelots.

L'infâme à barbe.

Ous qu'est Boulanger ?

Le gars de Fouilly.

Le tocsin.

Laguerre est malade .

La rentrée des chambres.

Boulanger à la commission de la

révision.

Les forains.

Prédiction.

Rochefort-la-Frou?6e.

Les lanternes électriques, etc.

Les principaux extraits on sont donnés dans Vlcono-bibliO" graphie, p. 129 à 137.

62. — M. Boulanger devant l'opinion publique, par Louis Matrry (daté du 15 octobre 1888). — Poitiers, impr. de Millet, Descoust et Pain, 1888, in-8^ 75 p.

63. — Le général Boulanger devant l'opinion (par Louis Bernard, daté de décembre 1888). — Toulouse, impr. de Fournier- Valery (1888), in-8".

64. — Almanach 1889, républicain, anti-boulangiste, des Etudiants de Paris, publié par le Comité anti-boulangiste des Etudiants de Paris. — Paris, 7, rue Michelet, 18S9, in-8% 40 p.

Cette publication contient un grrnd nombre de pièces fort curieuses en prose et envers. Parmi ces dernières, il enest unesignée François Goppée, qui se termine par ces deux vers qui concernent la disparition du général en septembre 1888.

. . . C'est ainsi que, hélant un cocher de l'Urbaine, Boulange a pris le train depuis huit jours à peine

Une autre, de Jean Richepin, n'y va point de main morte :

. . . DsB abîmer toujours quelque chose remonte : L'écume, de la mer ; Boulange, de Paris.

Leconte de Lisle, naturellemeat, rime à l'antique :

... Tu vai, portant comme un démon ta barbe d'ambr«

Les jeunes pannetiers fa-îclanent en héroB,

Et souvent à ta vue. 6 flir DouUngéroSy

Les femmes dont le rein en I acier fin se cambra

Ont appris le pouvoir d )ux et subtil d'Eros.

Mais tout passe : en juin fond la neige de décembre.

Mais ceci me laisse à penser que cette plôce, comme les précédentes et plusieurs autres, ne sont que d'habiles pastiches des auteurs cités, et que toutes ces signatures sont apocryphes.

Il y a aussi des chansons : •« C'est Boulange », par A. Perreau;

— « La Chanson de l'égout », par Marc Ljgrand ; — « Boulange et le Czar », par J, Marc ; — « A la Nouvelle », par Forceps ;

f Conseils >, sur l'air do Pandore, par Sting, . . . - puis des Ir. vestissements, comme vi Les Commandements du Boulangisme i. par A. P., eto.

Parmi les pièces en prose je citerai entre autres : — La décîû ration faite au lendemain de l'élection du Nord, par le génér» Faidherbe, grand chancelier de la Légion d'honneur ; — Aux instituteurs de France, par le Comité des étudiants ; — Les circulaires de M. Boulanger, par P. Réad ; — Le roi des hallepar P. V., etc.

65. — Notice avec portrait dans V Almanach-album des Contemporains, pour 1889, p. 11.

66. — Notice avec portrait, dans le Journal illustré du 20 janvier 1889, à propos des élections du 27 janvier.

67. — Les Petites Catilinaires, — La foire boulangiste. par Joseph Reinach. — Paris, Victor Havard, 1889, in-18, de viij-296 p.

Ce recueil, dédié a M. Maurice Rouvier, et daté du 4 janvic'est-à-dire de la période électorale pour l'élection de Paris, • collection d'articles publiés par l'auteur dans la République çaise, du 28 juin 1886 au 13 juillet 1888, contre Boulanger ei le Boulangisme,

Il n'y a pas de table. A la page 132, je remarque ces de;, lignes : « On trouvera, dans un second volume, le récit du n' joué par M. Boulanger pendant la crise présidentielle de d cembre 1887. »

Or ce premier volume n'a pas été seulement suivi d'un seul, mais de deux autres, sous les titres :

63. — Les Petites Catilinaires. Deuxième série. Le cheval noia

— Paris^ Victor Havard, 1889, in-18, de xij-350 p. ■

Ce volume, de raôm) origine que le précédent, est dédié Godefroy Cavaignac et débute par une pièce de vers, dont voi le premier '•

Or cet homme devait sa gloire à son cheval. . .

,69. — Les Petites Catilinaires. Troisièm*' série. Bruno le fileur

— Paris, Victor Havard, 1889, in-18, 303 p.

Ce volume, de même origine que les deux précédents, est dédié à € mon ami, collaborateur et complice, Emmanuel Arène », et explique ainsi son titre dans une note de la page 152 :

« M. Boulanger, en arrivant à Bruxelles, s'était inscrit sur le registre de l'hôiel Mengelli, sous le nom de Bruno^ d'où le surnom de Brur o-le-fileur , d'après un vieux drame de la Porte Saint- Martin. »

Je reprends l'ordre chronologique.

70. — Jules Simon. — Souviens-toi du 2 décembre. — Pan*, Victor Havard, 1889, in-18 de vij-360 p.

C'est un recueil d'articles publiés dans le Matin sur Boulanger et le boulangisme, et groupés sur les trois rubriques : — M. Boulanger et ses apôtres ; — Le programme -, — Paix ou guerre.

Le dernier article : < S'abstenir, c'est voter pour l'ennemi », a été écrit à l'occasion de l'élection de Paris le 27 janvier.

71. — Le vrai général Barbenzingue, (pièce tragi-burlesque en prose, en vers et contre lui, en autant d'actes et de tableaux qu'on voudra); — s. 1. n. d. {Lagny, imp. Emile Collin, 1889) in-l6 carré, 16 p. avec une vignette caricature au titre.

La couverture porte de plus, n° 1, 10 centimes, mais je ne crois pas qu'il y ait eu d'autres numéros,

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