‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonneChapitre 30 sur 33 · DU PEUPLE FRANÇAIS · texte numérisé non relu

DU PEUPLE FRANÇAIS

Au capital de 20 millions

Raison sociale : Ernest BOULANGER et C*^

Objet de la Société

« Comme son titre l'indique, la Société a pour objet Texploitation du peuple français.

« Les fondateurs déclarent avoir pour but l'installation au pouvoir, par tous les moyens possibles, de M. Pou /an^^r (Ernest- Georges), ancien ministre de la guerre, général de division en retraite.

« Par acte notarié et dûment enregistré, M. Boulanger s'est engagé de son côté à des obligations envers les fondateurs et autres souscripteurs de la Société, obligations dont il va ôtre parlé ci-dessous.

Statuts

« Article 1". — La Société devra aider de tout son capital M. Boulanger à devenir chef de l'Etat français. . . > .le fais grâce des autres articles et je no relève que ûette men-

tion : « Dans le cas où il arrivera au pouvoir, M. Boulanger devra à chaque participant une fonction publique largement rétribuée et au prorata de l'importance de son versement. ...»

Or cela n'était pas aussi fantaisiste qu'on aurait pu le croire, car je pourrais citer personnellement tel fervent adepte de Boulanger, qui, ayant emprunté quelque temps auparavant une certaine soiume d'argent, répondait alors fort énergiquement à son créancier en quétt de paiement, qu'il le rembourserait ausiitôt après l'avènement du général. Le créancier attend encore.

3. — Sur Y autorisation de poursuites accordée par la Chambre des députés contre la Ligue des Patriotes, le 14 mars, dans la personne de MM. Turquet, Laguerre et Laisant, sur le rapport de M. Emmanuel Arène, voy. tous les journaux du 15 mars, en particulier le Matin ^ avec l'article de Ranc, intitulé : « Mobiliseront-ils ?» — et les journaux satiriques illustrés . « Le rêve de Jules », par Paul Sémani, dans la Bombe du 10 mars, représentant le général B. , dans une cage de fer, comme autrefois le cardinal La Ballue, avec J. Ferry en Louis XI, Clemenceau en Pierre Lhermite, et Joffrin en Olivier Le Dain ; — « La crainte du gendarme est le commencement de la sagesse », par Pépin, dans le Grelot du 10, etc.

4. — Sur le banquet de Tours, le 17 mars, voy., outre ce que j'ai dit au chapitre des Discours -, — les 5 longues dépêches adressées parChincholle au Figaro, reproduites dans son livre, p. 387 à 402 ;

— puis « Est-ce clair » par Edouard Hervé dans le Soleil, du 18;

— la Lanterne d'Arlequin, du 24 ;, — la chronique de la Revue du Monde catholique du 1®'" avril ; — et le chapitre intitulé : « M. Delahaye », dans les Coulisses du Boulangisme^ p. 149 à 155.

Il faut y annexer le dessin du Troupier, n° 78, « En route pour le gueuleton de Versailles », à propos de l'anniversaire de Hoche.

C'est aussi à cette date qu'on rattachera la grande page consacrée à Boulanger dans la série de dessins publiés sous le titre : « L'imagerie politique en 1889 », par le supplément du Figaro du 30 mars 1889.

« La page qui le concerne aura un succès fou, disait Arthur Heulhard en l'annonçant le 28. Elle offre des particularités curieuses. D'abord, ce n'est plus de l'imagerie pure. Le général varie ses fournisseurs et ses procédés. On l'a accusé de se servir en Allemagne, mais je ne crois pas qu'il soit allé plus loinqu'Haarlem. Son portrait équestre est la seule image boulangiste qu'Epinal ait fabriquée ; il orne un de ces numéros de tirage au sort que les conscrits attachent à leur chapeau... Le bouquet, c'est le Jeu d'oie du général, invention funambulesque au fond d© laquelle se cache évidemment une satire. Nous le comptons toutefois à l'actif de Boulanger, ce qui a été fait contre lui valant ce qui a été fait pour lui. De toute cette page chantante et dansante se dégage cette note de joie nègre qui accompagne d'ordinaire les manifestations du boulangisme et qu'on pourrait appeler le bamboulangisme. »

Et voy. les dessins du Charivari, le 11 mars : « Tu vois bobonne, cette bôte-là (un porc-épic), quand on y touche on s'y pique », et le 19 mars : « Mon général, quel habit meitez-vous aujourd'hui ? »

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5. — Sur les projets de mise en accusatinn du général à la lin de mars, comme coupable d'attentat contre la sûreté de l'Etat, Pt le refus du procureur générdl Boucliez de dresser le réquisiolrij destiné à la Haute-Cour, voy. les journaux du 27 mars au 2 avril, en particulier le XI X^ siècle du 1»='^ avril, et son ariiclo t La véritisur le cas de M. Itouchez » ; — puis Ghinchollc, p. 415 à 42 4 ; — et les journaux satiricjues illustrés : « Trop dure, trop haut.- », par Paul Semant, dans la Bombe du 7 avril, etc.

G. — Sur sa fuite à Bruxelles, le l*''* avril, voy. en iiarticulier les dernières déi)éches du Temps an 2 avril, et la chronique i ■née i)ar Chinclwlle, p. 425 à 438 ; — puis le manitest ■: Bruxelles sur « les exécuteurs des hautes ei basses (ijuvres. . . cité aux discours ; — « 1/hégire de Doulahger », jjarE. Va<i ; • au Soleil dn 12 avril; — « La fuite de Boulanger, » dans la / <terne d* Arlequin (lu. i\ ; — et surtout les Coulisses du bo' gisme, p. 184 à 206, à la suite du récit d'un premier dépai avait eu lieu le 14 mars {ibid., p. 155 à 18 4, et p. 252 à 25'»

Et voy. les journaux satiriques illustrés : « Un fameux ce cognée», par Gilbert Martin dans le Don Quichotte du 13 a

— « Quand même », par Paul d»; Semant, dans la Bombe du \\

— « L'homme entre deux âges et ses deux maîtresses *, par Ha bert dans \di Semaine illustrée du 13 ; — t II les léchera W..dans le Troupier^ n" 80, etc.

7. — Sur les autorisations de poursuite données par laChambr des députés dans le séance du 4 avril, ])ar 333 voix contre 19'.' pour traduire, le général Boulanger ddVdnt la Haute-Cour d Sénat, voy. le Journal officiel du 5, au compte-rendu - Chambre ; — la proclamation du général datée de Bruxelh'citée ci-dessus ; — et 1< s commeniaires de tous les journa . le rapport de M. Quesnay de B^aurepaire devant la Ghau « Le roman d'une conspiration », par H. de Kerohant nn ^ du 12, etc.

La demande en autorisation de poursuites, signée : Le ; reur généial Quesnay de Beaurepaire, est reproduite aux j justificatives de VAiinée politique dii 1889. j). 253 à 250.

8. — Sur l'introduction du procès devant la Haute-Cuur c tice^ voy. d'abord, dans le Journal officiel du 13 avrd, le p verbal de constitution de cette cour dans la séance du 1 . l'acte int.oductif d'insiance, lu par le procureur général Qi: de Beaurepaire, pour demander qu'il soit procédé à l'inslrtu nu.i contre MM. Boulanger^ Uillon et de Huchefori. M. GuibourJ de Luzinais, sénateur de la Loire-Inférieur" '" 'i .>..,,. ,..cii;,.,, cuvante :

« Attendu que le réquisitoire du procureur général se borne à assurer que le crime d'attentat a été commis sans exposer aucun lait qui i)ermette à la Haute-Cour d'appréCier si, en supposant ce faitprouv.', il y aurait attentat dans les termes prévus par leCoile pénal ; ({u'ainsi la Haute-Cour est mise dans Timpossibilité <! reconnalire si elle est compélemment saisie; La Haute>Cour d< dare qu'il n'y a pas lieu d'ordonner l'instruction »

Cette motion fut repoussée par 209 voix contre 50. L- j»rétident mit alors aux voix la «fuestion de savoir si la Haute-Cour

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