‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française (volume 2)Chapitre 283 sur 337 · CHAPITRE VI. — FINANCES ET DOMAINE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — FINANCES ET DOMAINE

leur arrivée, pour que l'accusateur public ait à se tenir prêt, leur séjour à Paris devant être de la moindre durée possible, en raison des services qu'ils rendent journellement à M. Wright; 2° annonçant l'arrivée de ces policiers pour le 22, et demandant qu'ils soient entendus de suite, au moyen d'un interprète.

12, 19 février 1792.

Originaux signés (2 p.), A. N., BB3 198.

3541. — Lettre des commissaires de la Trésorerie nationale au ministre de la justice, déclarant, pour ce qui est de la marche à suivre dans la question du papier saisi par les créanciers de M.Gill, que, conformément à l'avis de M. Aragon, M. Hirsinger pourrait charger M. Wright de traiter avec les créanciers de la remise de ce papier, et que, quant au chiffre de la récompense à allouer au dénonciateur, elle avait été fixée, dans un cas analogue, à 50 guinées, avec lettre du ministre de la justice au chevalier Wright, juge de paix de Londres, dans le sens indiqué par les commissaires de la Trésorerie.

18, 22 février 1792.

Originaux signés et minute (3 p.), A. N., BB3 198.

3542. — Mémoire de M. Jean-Louis Aragon, agent de la marine et du commerce de France en Angleterre, au Comité des assignats, à l'effet de se justifier des inculpations dirigées contre lui par M. Chabot, dans son discours prononcé à l'Assemblée législative, le 21 lévrier, où il a demandé la question préalable sur le projet de décret qui lui accorde une récompense de 25,000 livres, parce qu'à son dire les premiers dénonciateurs dans l'affaire sont les sieurs Major et Paas, et parce que les planches d'assignats n'ont pas été envoyées avec les prisonniers, déclarant que les faussaires sont partis pour Calais le 13 avril, et que les planches ont été expédiées le lendemain, à M. De Lessart, par un affidé, spécialement chargé de cette mission, ajoutant qu'il connaît bien l'un des individus dont parle M. Chabot, le graveur Major, mais que Paas lui est complètement inconnu, enfin déplo-

rant la dénonciation lancée contre lui, dans toute l'Europe, où il est représenté comme ayant voulu surprendre la bonne foi et la religion de l'Assemblée nationale, et ne pourra plus retourner à son poste, à moins que la justification ne soit aussi notoire que l'accusation.

24 février 1792.

Original signé, A. N., BB3 198.

3543. — Lettre de M. Aragon au ministre de la justice, annonçant l'arrivée des deux témoins d'Angleterre, exposant la situation critique dans laquelle il se trouve par suite de la dénonciation portée contre lui, à l'Assemblée, par M. Chabot, lors de la seconde lecture du projet de loi qui lui accorde une récompense, où il est accusé d'avoir voulu surprendre la religion de l'Assemblée, et priant le ministre de prendre sa défense, l'informant qu'il doit venir, ce soir, ainsi que M. Chabot, au Comité des assignats, dont la plupart des membres sont bien disposés en sa faveur.

24 février 1792.

Original signé, A. N., BB3 198.

3544. — Déposition du sieur Jean Delafontaine, officier du bureau de police du chevalier Wright, de Londres, au sujet des questions posées au sieur Major, graveur, après l'arrestation des faussaires Phelipponneau et Simoneau, par un certain sieur Marta ou Martin, qui, sur son refus de répondre, l'avait beaucoup effrayé en menaçant de le faire pendre, s'il venait déposer à Paris contre les contrefacteurs, que ces menaces avaient contribué à empêcher le voyage, en France, du graveur Major, rapportant que le même personnage était venu chez le sieur Wright, et s'y était comporté avec beaucoup d'insolence.

25 février 1792.

Copie conforme et traduction, certifiée de M. Aragon, A. N., BB3 198.

3545. — Lettre de M. Aragon au ministre de la justice, annonçant que le Comité des assignats a examiné le nommé Marta, dont les allégations ont paru très futiles, et a été tellement indigné des

manœuvres criminelles dénoncées dans la déposition communiquée par le même Aragon, qu'il est très résolu à soutenir son premier rapport.

28 février 1792.

Original signé, A. N. , BB3 198.

3546. — Lettre de M. Aragon au ministre de la justice, faisant connaître que les deux agents du chevalier Wright ont terminé l'affaire qui les avait appelés à Paris, et demandant à lui présenter le mémoire des dépenses, pour être revêtu de son approbation, avant de le remettre aux commissaires de la Trésorerie.

4 mars 1792.

Original signé, A. N., BB3 198.

3547. — Lettre de M. Hirsinger, chargé d'affaires de France à Londres, à M. Du Port, lui retournant la lettre pour M. Wright, dont il n'a pas eu à faire usage, ayant traité simplement avec le solliciteur des créanciers du nommé GUI, qui ont consenti, moyennant cautionnement, à restituer les papiers saisis avec le cadre qui a servi à les fabriquer, papiers qu'il renvoie, et observant que cette affaire n'a entraîné d'autres frais que ceux de la procédure dans le double interrogatoire subi par le sieur Gill, se montant à 27 livres sterling II schellings, plus 4 guinées de faux frais, et qu'il est resté 20 guinées disponibles, qui* ont été remises au dénonciateur, avec lettres de M. Dumouriez, ministre des affaires étrangères, accompagnant l'envoi de cette lettre et de 3 petites caisses qui lui ont été adressées de Londres, et réponse.

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