CHAPITRE II. — GARDE NATIONALE PARISIENNE
6° Bataillon des Filles-Dieu.
10112. — Lettre de M. Viguier de Curny, commissaire général de la garde nationale, au Département des Travaux publics, transmettant un état des réparations à effectuer dans la maison servant autrefois de caserne au bataillon des Filles-Dieu, Faubourg Saint-Denis, près de l'ancienne foire Saint-Laurent, et priant de le faire vérifier par l'un des inspecteurs des bâtiments de la Ville, avec lettre en conséquence à M. Poyet.
26, 28 avril 1792.
Originaux signés et minute (3 p.), A. JV., F13 784.
1053. — Lettre du Département de Police et de Garde nationale à celui des Travaux publics, faisant passer une lettre du sous-propriétaire de la caserne du bataillon des Filles-Dieu, tendant à obtenir que les réparations locatives de la caserne lui soient payées comptant avant la résiliation du bail, disposition qui paraît d'autant plus juste qu'elle déchargerait la Municipalité des loyers de cette caserne.
9 juin 1792.
Original, signé de MM. Vigner, Sergent et Perron, A. N., F" 784.
1054. — Lettre du sieur Gilet, fondé de procuration de M. Le Franc, locataire de la maison servant de caserne au bataillon des Filles-Dieu, à M. Le Roulx de La Ville, administrateur des Travaux publics, demandant, pour la résiliation de son bail, une indemnité d'une année, le montant des réparations, à condition que la maison lui soit rendue pour le 1er septembre, vu le risque de perdre le restant de la saison, les maisons de ce quartier ne se louant que dans le beau temps à cause de la position des jardins et de l'éloignement du centre de Paris.
2 juillet 1792.
Original signé, A. JV., F" 784.
1055. — Arrêté du Bureau municipal, îemlu sur le rapport du Département des Travaux publics, du 27 juin, autorisant à comprendre dans un état supplémen-
taire de dépenses pour le casernement le propriétaire de la maison où était casernée la compagnie du centre du bataillon des Filles-Dieu, pour la somme de 1,888 livres, montant des réparations locatives de cette maison, d'après l'estimation de l'architecte de la Ville, au lieu de celle de 2,793 livres à laquelle elles étaient portées dans l'état dressé par l'architecte du propriétaire.
10 juillet 1792.
Extrait conforme et minute (2 p.), A. JV., F13 784.
1056. — Ordonnance de payement dé- .
livrée par le Département de la Garde nationale, en faveur de M. Raymond, fondé de pouvoir du Comité de la section du Faubourg-Saint-Denis, principal locataire du local servant de corps de garde aux volontaires du bataillon des Filles-Dieu, rue du Faubourg-Saint-Denis, de la somme de 112 livres 10 sols pour un terme de loyer de ce poste.
Minute signée, .4. JV., F13 788.
9° Bataillon de Saint-Laurent.
1057. — Etat des réparations locatives à faire dans une maison sise rue du Faubourg-Saint-Laurent , occupée ci-devant par une compagnie de gardes nationaux, maison acquise récemment par M. Nicolas Anvert de M. Louis-Vincent-Roger de Chalabre, avec rapport du Département des Travaux publics, constatant que ces réparations, à la charge du casernement, montent à la somme de 1,440 livres.
23 août, 1" septembre 1792.
Original et minute (2 p.), A. JV., F" 784.
4e DIVISION
Grenadiers.
1058. — Lettre de M. Viguier de Curny, commissaire général de la garde nationale, à M. Le Roulx de La Ville, le priant de faire constater, le plus tôt possible, les réparations nécessaires en la maison servant jadis de caserne à une compagnie de grenadiers de la garde nationale, rue Pavée-Sainl-Sauveur, avec lettre du
CASERNEMENT
Département des Travaux publics à M.
l'oyet à ce sujet.
le.', 3 avril 1792.
Original signé et minute (2 p.). A. N., F" 78 '1.
1059. — Lettre du sieur Pingard au Déparlement de la Carde nationale, offrant de prendre à loyer pour 2 mois, à raison de 80 livres, le réfectoire de la caserne des grenadiers, rue du Petit-Lion-Saint- Sauveur.
24 avril 1792.
Original signe, A. IV., F):l 78 '1.
1060. — Rapport de M. Savart, commissaire général adjoint de la garde nationale, rendant compte de son inspection du réfectoire de la caserne, rue du Petit-Lion-Saint- Sauveur, que veut louer le sieur Pingard pour y mettre, pendant 2 mois, 2'j balles de café, estimanl le loyer de 72 à 80 livres, déclarant qu'un épicier de la rue Pavée, depuis 2 mois, s'est emparé de la remise où l'on mettait les canons pour y entreposer une vingtaine de pièces d'huile, et qu'un ancien lieutenant de chasseurs de la compagnie de Hulin est venu s'établir dans la maison sans autorisation, lui et sa femme, et occupe le très joli logement du lieutenant des grenadiers, lequel est là depuis 3 mois, quoiqu'il eût promis à M. Coron de s'en aller au bout de 15 jours, et concluant qu'il y a lieu de faire payer 20 sols par pièce d'huile par mois, et à l'ofticier son loyer à raison de 200 livres par an.
24 avril 1792.
Original signé, A. N., F13 784.
106). — Rapport de M. de L'Epine, renvoyant la lettre de la veuve Blin et du sieur La Haye aîné, qui offrent de prendre en location, pour 120 livres, deux hangars dans la maison servant jadis de caserne aux grenadiers de la 4e division, afin d'y entreposer des tonnes de tabacs, et proposant d'accepter cette offre avantageuse.
30 avril 1792.
1062. — Liste des noms des personnes qui habitent partie de la ci-devant caserne,
rue Pavée-Saint-Sauveur, dans la maison appartenant à M. Sauvage.
(Avril 1792.) Minute, A. N., F" 784.
1063. — Lettre de M. de L'Epine, commissaire général adjoint de la garde nationale, à M. LeRoulx de La Ville, envoyant la soumission de la veuve Blin pour la location de 2 hangars, jusqu'au 30 septembre, pour le prix de 120 livres, qu'il considère comme une bonne fortune, et déclarant que M. Legris, ex-lieutenant de la compagnie de Hulin, qui s'est installé dans un appartement au premier dans l'ancienne caserne, ne l'occupe qu'à titre provisoire jusqu'à la liquidation de sa pension, se trouve même dans une situation très précaire, n'ayant pas touché un sou depuis 4 mois, et sa femme étant sur le point d'accoucher.
2 mai 1792.
Original signé, A. N., F13 784.
1064. — Lettre de M. de L'Epine, commissaire général adjoint de la garde nationale, à M. Le Roulx de La Ville, déclarant avoir loué pour 5 mois, moyennant 60 livres, au sieur Louis Botmi, canonnier de la 4e division, compagnie Coron, imprimeur de son état, le petit logement au rezde-chaussée de la caserne, rue Pavée- Saint- Sauveur, qu'occupait un sergent-major, et observant qu'il serait impossible d'en tirer parti.
6 mai 1792.
Original signé, A. N., F13 78'j.
106u. — Lettre de M. Le Roulx de La Ville, administrateur au Département des Travaux publics, au procureur de la Commune, l'engageant à faire évacuer les logements occupés, sans autorisation légale, par 9 particuliers dans l'ancienne caserne des grenadiers de la rue Pavée- Saint-Sauveur, qui devra être rendue au propriétaire le 1er octobre, avec réponse de M. Manuel au Déparlement des Travaux publics, déclarant que, pour empêcher l'enlèvement de certains effets dépendant de la maison de la rue Pavée par des individus qui s'y étaient indûment