‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française (volume 3)Chapitre 29 sur 86 · FAYOLLE · texte numérisé non relu

FAYOLLE

Député de la Drôme.

131. — Arrêté du Comité de sûreté générale, décidant que les scellés seront levés chez le représentant Fayolle, avec procès-verbal de transport d'un membre du Comité révolutionnaire du 10e arrondissement au domicile dudit Fayolle, rue de Beaune, maison de France, n° 629, et levée desdils scellés en présence de ce député.

4, 11 brumaire an III.

Extrait conforme et original signé au verso, A. IV., F7 4704.

132. — Arrêté du Comité de sûreté générale, ordonnant que les effets pris au

citoyen Fayolle, député à la Convention, pendant sa détention à la Force, dans la nuit du 24 au 25 floréal, lui seront rendus par l'administration de Police de Paris.

19 brumaire an III.

Copie conforme, A. N., F" 4704,

133. — Lettre de Fayolle, représentant en mission dans les départements de l'Ain, du Mont-Blanc, de l'Isère, de la Drôme, des Hautes-Alpes et de l'Ardèche, à la Convention nationale, sollicitant un congé de 3 mois, en raison de l'altération de sa santé par un séjour de 13 mois dans les prisons, de 15 à la Convention et de la nécessité où il s'est trouvé de négliger ses affaires pendant tout ce temps.

25 messidor an III.

Original signé, A. JV., AA 50, n° 1418.

FERROUX,

Député du Jura.

134. — Procès-verbal de transport de M. François Desbordes, commissaire de police de la section Mutjus-Scévola, assisté du sieur Moura, inspecteur de police, porteur d'un ordre du Département de Police, à l'effet d'arrêter et écrouer au Luxembourg le député Ferroux, au domicile dudit Ferroux, rue du Four, n° 174, auquel a été signifié l'ordre en question, et qui a manifesté son étonnement de ce que l'ordre fût émané du Département de Police, atlendu que, comme député, il était sous l'inspection seulement des Comités de salut public et de sûreté générale, mais qu'il obéissait en se réservant d'en référer auxdits Comités, apposition des scellés sur une chiffonnière à sept tiroirs, où ont été réunis les papiers dudit Ferroux, qui est remis au sieur Moura et à La force armée pour le conduire à la maison d'arrêt du Luxembourg.

3, 4 germinal an II.

Copie conforme, A. N., F7 4700.

135. — Renvoi par le Comité de sûreté générale à la Commission des administrations civiles, police et tribunaux, pour le payement à la citoyenne Liez, femme

RÉCLAMATIONS ET JUSTIFICATION DES DÉPUTÉS INCARCÉRÉS

Liébaud, des frais de garde des scellés apposés chez le citoyen l'erroux, député.

5 frimaire an III.

Extrait du registre des arrêtés particuliers <iu Comité de sûreté générale, A. N., AF*u 277, fol. 863.

FLEUHY,

Député des Câtes-du-Nord.

136. — Certiflcal de la Société populaire de la commune de Quin tin, district de Saint-Brieuc, attestant qu'Honoré Fleury, leur concitoyen , s'est toujours montré zélateur de la Révolution, qu'il a été président do ladite Société et n'y a manifesté que des principes anti-aristocratiques, qu'il a été le commandant en chef du bataillon de la commune et qu'il a apporté le plus grand zèle pour l'observation des règles de la discipline el le maintien du bon ordre, et que son activité dans les fonctions qui lui ont été confiées lui méritèrent le vœu presque unanime des assemblées primaires pour représenter la commune à l'Assemblée électorale, dans laquelle il a été élu représentant du peuple, avec lettre d'envoi de ce certificat, par laquelle les président et secrétaire déclarent que leur témoignage ne saurait être suspect, personne dans leur commune n'ayant souscrit aucun acte tendant au fédéralisme, et qu'ils sont de francs et purs républicains.

28e jour du 1er mois de l'an II et 8e jour de la 2* décade du 1er mois (19 octobre 1793). Originaux signés (2 pièces), A. N , F7 4738.

137. — Certificat de la municipalité' de Quintin, district de Saint-Brieuc, attestant qui' le citoyen Honoré Fleury, natif de leur commune, a donné, dès le commencement de la Révolution, des marques du plus pur civisme, qu'il s'est montré l'ennemi des aristocrates et prêtres réfractait-os, qu'il fut choisi un an avant son départ pour Paris on qualité de commandant do la garde nationale, qu'il a montré un zèle infatigable pour son instruction, et que ses concitoyens lui ont témoigné leur reconnaissance en le nommant leur député à la Convention, avec lettre d'envoi de ce certificat au Comité de sûreté géné-

rale par le bureau permanent de Quintin, qui déclare que leur commune est d'aulanl moins suspecte qu'elle s'est constamment refusée aux vives sollicitations de fédéralisme qui lui ont été adressées.

9e jour de la 3e décade du 1er mois de l'an II et 2e jour de la fe décade du 2e mois de l'an II

Originaux signés (2 pièces), A. JV., F1 4738.

138. — Lettre d'Honoré Fleury au Comité de sûreté générale, déclarant que, pendant sa détention à la Force, les administrateurs île Police lui ont enlevé 100 livres en assignats, un couteau et des ciseaux, et en demandant le remboursement el la restitution.

27 brumaire an III.

Original signé, A. N., AA 53, n° 1491.

139. — Arrêté du Comité de sûreté générale, ordonnant aux administrations de Police de restituer au citoyen Honoré Fleury, représentant du peuple, la somme de 100 livres en assignats, un couteau et des ciseaux, qui lui avaient été enlevés par ces administrations.

3 frimaire an III.

Extrait du registre des arrêtés particuliers du Comité de sûreté générale, A . N. , AF*n 277, fol. 858.

140. — Arrêté des Comités réunis de salut public, de sûreté générale et de législation , statuant sur la réclamation d'Honoré Fleury et ordonnant le remboursement de la somme de 455 livres qu'il a été obligé de payer pendant les 12 mois el 23 jours de sa détention.

27 pluviôse an III.

Copie conforme, A. IV., F7 4738.

Page 1