PEYRE
Député des Basses-Alpes.
252. — Lettre de Peyre, député des Basses-Alpes, au président du Comité des inspecteurs de la salle, déclarant nu'il est sans le sol, sujet à des attaques d'épilcpsie et en état d'arrestation (au Luxembourg), réclamant l'expédition de son mandat déjà demandé par son collègue Savornin, mandat qui pourrait être adressé à la citoyenne Maisse, rue de Lille, n" 120, et ajoutant (]ue le besoin le presse au point qu'il ne connaît personne à (]ui il puisse emprunter.
13 brumaire an II, Original signé, A. N., F' 4774".
2i)3. — Lettre de Peyre, député des Basses-Alpes, au Comité des inspecteurs de la salle, exposant que par sa lettre au président du Comité, il a fait connaître le besoin urgent qu'il éprouve de toucher l'indemnité qui lui est due, que sa maladie augmente ses besoins et le met dans la
plus terrible des détresses, et jiriaul de faire délivrer son mandat à la citoyenne .Maisse, sa cousine, qui se charge de remettre la présente.
13 brumaire an II.
Original signé, A. N.,'F'' 4774".
254. — .Xrrété du Comité des inspecteurs de la salle, décidant que la lettre de Peyre, membre de la Convention, mis en état d'arrestation, sera communi(iuée au Comité de sûreté générale, pour connaître son avis sur la question, et savoir si le Comité des inspecteurs peut, dans la situation du citoyen Peyre, lui faire délivrer des mandats pour loucher son indemnité.
13 brumaire an II.
Extrait conforme, signé de Sergent, A. N., yi 4774".
255. — Lettre de Peyre, député des Basses-Alpes, détenu au Luxembourg, au Comité do sûreté générale, lui exprimant loule sa gratitude pour l'appartement séparé qu'on lui a accordé, en raison des attaques d'épilepsie auxquelles ilestsujel, faisant appel à l'esprit de justice Ju Comité, et demandant sa mise en liberté, déclarant pour sa justification qu'il a désavoué et désavoue la signature par lui apposée à un écrit qu'il n'a jamais lu et ([u'il croyait brûlé depuis longtemps, ajoutant qu'il a toujours vécu à l'écart, éloigné de toute intrigue, de toute cabale, n'ayant jamais assisté à aucun conciliabule, ni cnlretenu de correspondance, sauf avec un de ses oncles pour ses petites all'aires domestiques.
22 brumaire an II.