‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française (volume 4)Chapitre 52 sur 97 · VINCENT · texte numérisé non relu

VINCENT

Député de la Seine-Inférieure.

381. — Procès-verbal de reconnaissance et de levée des scellés apposésau domicile du citoyen Vincent, député, rue de Lille, 11° 007, en vertu d'un ordre du Comité de sûreté générale, du 4 brumaire, par les soins du citoyen Sevray, meiiibro du Comité du ♦ arrondissement, séant section de la Halle-au-Blé.

Il brumaire an III.

Original signé, au verso de l'arrêté du Comité, ^. iV., I" 4775*8.

13. — L'esprit public à Faris de janvier à juin 1793. — Rapports et ordres du jour de la garde nationale. — Rapports et déclarations des observateurs au Bureau de surveillance de la F"olice.

382. — Lettre de Sanlerre, commandant général de la garde nationale, au Conseil exécutif provisoire, aci:usant réception de l'extrait des délibérations du Conseil relativement aux mesures à prendre pour as-

surer la tranquillité dans les spectacles, et l'assurant de son zèle pour l'exécution des ordres en question.

16 janvier 1793.

Original signé, A. N., AF'^' 1470.

383. — Rapport gi'néral des légions de la garde nationale, signalant, entre autres particularités, que, dans la 3° légion, le poste de cavalerie aux Ecuries cidevant Monsieurn'avait pas le mot d'ordre et n'a voulu reconnaître aucunes patrouilles, sous prétexte que les cavaliers n'avaient que des gilets sans doublure et ne pouvaient sortir par le froid de la nuit, et faisant observer que, les rapports de la veille n'étant parvenus que très tard à l'état-major, on n'a pu envoyer au Conseil exécutif que l'ordre général, que, du reste, il n'y avait rien de nouveau ni d'intéressant, la tranquillité avait été absolue et les rondes et patrouilles faites très exactement.

17 janvier 1793.

Original, certifié par Clément, secn'taire de l'Etat-major général, A.N., AF'^ 1470.

384. — • Lettre do Santerre, commandant général provisoire de la garde nationale, au Conseil exécutif, annonçant qu'il arrive du Temple et des postes, et que tout est parfaitement tranquille, qu'il a consigné à l'Ecole militaire 200 hommes et 200 chevaux, que dans chaciue section il y a tiO hommes de réserve, et envoyant à sa place son adjudant général, car il n'a pas dormi depuis deux nuits et tient à être prêt dans deux heures, si l'on a besoin de lui.

17 janvier 1793, minuit.

Original signé, A. N., AF'V 1470.

383. — Lettre de Vincent, secrétaire général do la force armée, annonçant que, conformément à l'arrêté du Conseil exécutif provisoire du 17 janvier, le Commandant général provisoire continuera à faire passer journellement la feuille de rapport des faits qui seront venus à sa connaissance et des mesures qui auront été prises pour le maintien de l'ordre et de la paix publique.

17 janvier 1793.

Original signé, A. N., AF'V 1470.

Pour l'arrêté du Conseil exécutif (lu 17 janvier, v. le t. VIII de notre Répertoire, n" 1093.

386. — Exlrnit de l'ordre du jour de la garde nationale parisienne, portant que les chefs de légion commanderont, dans

chaque section, une réserve de SO hommes au lieu de 2">, déclarant qu'il n'y a aucune crainte à avoir, que le Commandant général, qui a passé la nuit à visiter les postes, les a trouvés en règle, que l'opinion seule est un peu égarée, mais qu'avec un commandant général patriote et n'ayant d'autre but que la défense publique et des lois, une union parfaite, une surveillance générale entre les sections, le Département et la Municipalité, quoiqu'on ait fait croire qu'il y a dans Paris des factieux cachés, il n'y a pas lieu de concevoir la moindre inquiétude, pourvu que les sections restent unies.

17 janvier 1793.

Extrait conforme, signé de Clément, A. N., AF'V 1470.

387. — Extrait de l'ordre du jour de la garde nationale parisienne, portant que les patrouillessc feront de jour comme de nuit et que chaque compagnie de canonniers fournira 4- hommes de garde par pièce de canon, que le commandant de chaque poste fera trois appels parjour, que les chefs de légion, commandants en chef et en second des sections sont invités à ne pas s'éloigner de chez eux, que chaque caserne de fédérés et autres troupes de ligne consignera la moitié de sa troupe, constatant qu'il y a ,800 hommes à cheval prêts à marcher et un plus grand nombre de troupes de ligne et de fédérés, et invitant les commissaires des sections à veiller de très près à ce que les marchands d'habits et colporteurs n'achètent, sous aucun prétexte, d'habits ou d'armes de la cavalerie de l'Ecole militaire et de toutes autres troupes à la solde de la République.

18 janvier 1793.

Extrait conforme, signé de Clément, secrétaire de l'Etat-major, A. N., AF'V 1470.

388. — Lettre de Chambon, maire de Paris, au Conseil exécutif provisoire, faisant connaître que la tranquillité est assez générale et déclarant que le dessein de se porter au Temple pour égorger la famille de Louis Capet est inconnu de beaucoup de personnes, mais qu'il a donné des ordres aux commandants des sections armées voisines du Temple et au Commandant gé-

néral pour prévenir l'effet de cette résolution, si l'on voulait la mettre à exécution, ajoutant qu'il existerait, parait-il, une liste de proscription, qu'on nomme la grande liste, dans laquelle on lui a fait l'honneur de le comprendre, mais qu'il n'a pu savoir quels étaient les autres noms, et que cette circonstance concorde avec les propos que sa femme a entendus, ce matin aux Tuileries, sur le sort qu'on lui prépare.

18 janvier 1793.

Original signé, A. N., AF'V 1470.

389. — Extrait de l'ordre du jour de la garde nationale parisienne, déclarant que les circonstances extraordinaires où l'on se trouve font assez présumer les dangers à craindre et les précautions à prendre, qu'il est inutile de se persuader qu'aucun Français, aucun républicain ait besoin de phrases pour le stimuler, qu'en conséquence le Commandant général demande la même surveillance et la même exactitude que les jours précédents, et maintient les réserves de cinquante hommes jusqu'à nouvel ordre, avec rapport général des légions, portant que tout a été de la plus parfaite tranquillité dans Paris.

19 janvier 1793.

Extraits conformes (2 pièces),

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