‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française (volume 4)Chapitre 72 sur 97 · SIC · texte numérisé non relu

SIC

temenl de l'Eure, prise dans les six légions; mais comme il s'en forme une à la caserne île Popincourl, le Commandant glanerai est tr^s reconnaissant du zèle infatigable des braves canonniers pour le moment et les invite à continuer leur activité.

21 juillet 1793.

Extraits conformes (2 piécesl, A. JV., AF'^' M7n. UB^i 76.

1090. — Délibération du Comité de salut public du Département de Paris, faisant connaître qu'il s'est transporté au Comité de salut public de la Convention, pour y traiter des subsistances, et qu'il a reçu toutes les satisfactions désirées, donnant mandat aux citoyens Guignes et Fournerot de se rendre au même Comité, pour y demander les fonds qu'il a paru disposé à fournir afin de faciliter les opérations relatives au salut public, adressant à Garin un extrait du registre des arrêtés du Comité de salut public de la Convention, qui porte que l'administrateur des Subsistances délivrera, ce jour,2,i00 sacs de farine aux boulangers.

Compte rendu par les citoyens Guignes et Fournerot de leur mission auprès du Comité de salut public, qui a répondu qu'il ferait passer aux administrateurs du Département la somme convenue, pour la remettre au Comité.

21 juillet 1793.

Extrait du registre des délibérations du Comilé de Rurvei lance du Déparlcment de Paris, A.N., BB^i 81* (anc' BB^* 20), fol. 125, 120.

1097. — Extrait de l'ordre du jour de la force armée de Paris, d^près lequel les volontaires destinés au département de l'Eure se rendront, à dater de demain, depuis 8 beures du matin jusqu'à 2 beures, au bureau du citoyen Leroux, commissaire ordonnateur, rue des Enfants-Rouges, n" 1, ils y recevront la feuille de route, la gratification de 25 livres et l'armement.

Le Commandant général recommande à ses concitoyens d'exercer la plus grande surveillance au sujet de la quantité de malveillants qui agitent Paris et qui font tous leurs efforts pour l'affamer; il les invite et exhorte en même temps à faire leur

service personnellement et à assurer par ce moyen, toujours plus eflicace, la tranquillité publique.

Sont convoqués les chefs de légions, adjudants généraux, mercredi, à la salle de l'Egalité, Maison commune, pour conférer sur le service.

Suivant les rapports de la 1" et de la 4« légion, la distribution du pain s'est faite avec plus do tranquillité dans leur arrondissement. Le citoyen Fracler, boulanger, rue de la Tournelle, au coin de celle des Grands-Degrés, a vendu du pain à minuit à différents particuliers et fait escorterpar l'un de ses garçons, armé d'un gros bâton, quelques-uns de ceux à qui il en avait donné furtivement. Une patrouille de la section de la HalIe-aux-Blés a arrêté, à 1 heure du matin, deux particuliers qui emportaient 7 pains de 4 livres.

22 juillet 1793.

Extraits conformes, signés de Clément, secrétaire de i'Etal-major général (2 pièces), A. N., AI''\ 1470, BUS 7(;

1098. — Délibération du Comité de salut public du Département de Paris, chargeant le citoyen Guignes de se rendre an Département, pour lui faire part de l'intention du Comité de salut public de la Convention de donner à celui du Département 12,000 livres pour faciliter ses opérations extraordinaires, et qui doivent lui parvenir par le canal du Département; 2° pour lui demander un jour, afin de conférer sur les subsistances, et réponse du Département, déclarant (|u'il ne veut jias prendre sur sur lui de tiélivrer cette somme, que c'est une responsabilité de plus, et que, quant aux subsistances, il invite le Comité à leur séance de ce soir, à 7 heures, pour en conférer.

22 juillet 1793.

Extrait du registre des délibérations du Comilé de surveillance du Déparlcmenl de Paris, A. N., LB» 81* (ano' BB'* 20), loi. 127, 128.

force année de Paris, aux termes duiiuel chaque section devait fournir, le lendemain, 100 hommes de réserve, lesquels seront rassemblés, à 8 heures du matin, au chef-lieu de la section, en état de réquisition et prêts à marcher au premier

L'ESPRIT PUULIC A PAUlS DE JIK.LKT A SEPTIvMBHË 179:t

ordre ; ils recevront chacun une indemnité de 40 sols. Les commandants et adjudants de sections veilleront à ce qu'ils soient toujours complets et en feront plusieurs appels ; ceux qui se retireraient sans ordre, ou s'absenteraient sans permission, seront privés de l'indemnité.

23 juillet 1793.

Kxtraitg conformes (2 pièces), A. N., AF'^' 1470, BB^ 76.

Au verso de l'un de ces extraits se trouve l'adresse ain.*! connue : Etat-major général.

Aux citoyens composant le Conseil exécutif, en comité, & l'Assomption, ruo Saint-Honoré.

i 100. — Délibération du Comité de salut public du Département de Paris : 1° chargeant le citoyen Dedouvrcs de s'assurer s'il existe réellement un rassemblement à Montrouge, et d'en rendre compte ; 2° autorisant le ciloyeri Leclerc à se transporter, tous les jours, à la Halle, pour prendre note du nombre des sacs que les factrices de la Halle délivrent aux boulangers, ainsi que du nom de ces derniers, avec dépôt par ledit Leclerc de la note cerlifiée,! lui remise par le citoyen Régnier, contrôleur; 3° autorisant le citoyen Fontaine à s'assurer des maisons de jeux prohibés, en requérant la force armée, et à amener les délinquants au Comité de salut public, avec autre arrêté, chargeant les citoyens Constance et Nicolas de se rendre au Comité de salut public de la Convention, pour y toucher les sommes qu'il a promises.

23 juillet 1793.

Extrait du registre des délibérations du Comité de surveillance du Département de Paris, A. N., BB3 81'^ (anc« BB" 20), fol. 130, 131.

1101. — Extrait de l'ordre du jour de la force armée de Paris, par lequel le Commandant général invite ses concitoyens à mettre en état d'arrestation tous les déserteurs, militaires et officiers, soldés par la République, qui n'auraient pas leurs papiers bien en règle, ou qui n'auraient pas l'uniforme de leurs corps, il les invite aussi à surveiller singulièrement les étrangers et k leur faire exhiber leurs passeports ; il demande aussi la môme surveillance pour les marchands de pains.

Les réserves par sections ne seront, le lendemain, que de 50 hommes, rendus au

chef-lieu à la même heure ; ils auront également l'indemnité.

24 juillet 1793.

Extraits conformes (2 pièce»), A. N.. Al''^ H 70, BB^e.

1102. — Délibération du Comilé de salut public du Département de Paris, faisant connaître, d'après le rapport du citoyen Dedouvres, au sujet des rassemblements de Montrouge, qu'il s'y réunit deux ou trois ci-devant nobles et que la municipalité s'est engagée à fournir des renseignements; donnant pouvoir au citoyen Tisset d'entrer au Palais de l'Egalité et d'en sortir à volonté, et de renseigner sur les individus qui pourraient être arrêtés; nommant le citoyen Dedouvres commissaire pour vérilier la farine qu'on dit mauvaise, fabricfuée au moulin dit Croulebarbe; décidant de se transporter à l'Assemblée générale de la section du Mont-Blanc pour la féliciter de la manière avec laquelle elle a effectué la distribution du pain, lundi, et l'inviter à faire part du moyeu qu'elle a employé.

Plusieurs commissaires, députés des 48 sections, viennent se plaindre d'abus dans la livraison des sacs de farine, dont le poids varie entre 32i) livres et 217 livres, et de la qualité du pain, fait avec de la mauvaise farine, dont ils déposent des échantillons; à quoi le Comité répond que, pour le premier point, le citoyen Leclerc, chargé de prendre note à la Halle de l'arrivage des farines, l'a déjà signalé; que, pour le second, des commissaires ont été envoyés chez un meunier pour vérilier ses farines.

Le Comilé de salut public du Département décide Wenvoi au Comilé de sûreté générale d'une lettre de la section Poissonnière, dénonçant un rassemblement qui a eu lieu au bois de Boulogne, ce jour, de 10 heures du matin à 7 heures du soir.

24 juillet 1793.

Extrait du registre des délibérations du Comité de surveillance du Département de Paris, A. N., BB3 81A (anc' BB'* 20), fol. 132, 136.

1103. — Extrait de l'ordre du jour de la force armée de Paris, par lequel le Commandant général annonce à ses camarades que l'opération de la veille était une me-

CHAIMTIIE I". — JOUHNEES HISTOUIQLES DE LA RÉVOLUTION

sure de sûreté générale contre les émissaires que la Prusse, l'Autriche et toutes les puissances coalisées contre la France entretiennent dans la ville pour y épier nos actions et y prêcher le meurtre et le pillage. Une mesure partielle et nocturne aurait compromis les personnes et les propriétés, mais en plein jour, h la face du ciel, on découvre plus facilement les ennemis du peuple, on les lui montre, afin qu'il puisse les juger. C'est pourquoi il n'a cessé de recommander à ses concitoyens de se munir de leurs billets de garde, cartes civiques et de tous les papiers nécessaires à un bon citoyen qui aime sa patrie et qui est jaloux d'être connu pour quelque chose dans la société.

Tout s'est passé, la veille, dans le plus grand ordre, le soldat-citoyen s'est encore montré dans toute sa grandeur, il ne faut plus, observe le Commandant général, que de la persévérance pour donner à l'univers entier un exemple de nos mœurs et de nos vertus.

Le Commandant général ajoute qu'il se loue d'être à la tête de ses concitoyens, il se loue de l'horreur qu'ils ont pour l'assassinat et le brii.'andage. Que l'un continue toujours de même, qu'on ne forme plus qu'une seule et même famille, tout ira bien, et l'Europe entière, qui a les yeux fixés sur la France, sera étonnée de son inébranlable courage.

Le Commandant général invile les sections, dans lesquelles il y a des compagnies portées à un nombre plus considérable que le règlement ne le permet, à dédoubler ces compagnies et à former une seconde ou plusieurs , suivant que le nombre excédant le permettra. Les chefs de légions et adjudants généraux veilleront à ce que ce travail soit fait au plus tard sous trois jours, et en rendront compte au Commandant général.

La même surveillance est recommandée, les réserves seront réduites à 25 hommes, comme de coutume, et toujours au complet, il n'y aura plus d'indemnité, les patrouilles comme à l'ordinaire.

D'après les rapports de la force armée, la veuve Cazin, maison des Petits-Pères, armée d'un bâton à épée, a heurté à la

porte du citoyen Leclerc, vicaire de Saint- Augustin, même maison, celui-ci lui ayant ouvert, elle l'a frappé de son bâton, la garde est venue et l'a conduite, avec les témoins, chez le commissaire de police de la section du Mail.

2ô juillet 1793.

Extraits conformes (2 pièces), A. N., AF'^ 1470, BD^' 70.

Page 1