septembre
Original signé, A. N., F' 3088».
1356. — Rapport de l'observateur Dugas, signalant les faits suivants :
1° Le calme règne à Paris, malgré les efforts des malveillants, durant quelijues jours, il y a eu moins de difliculté pour avoir du pain, l'on ne voyait presque plus de rassemblements aux portes des boulangers, cette semaine, ils sont plus nombreux, mais la tranquillité publique n'eu est pas troublée, et chacun, plus ou moins commodément, a le pain qui lui est nécessaire.
2" Ces deux dimanches, le peuple s'est rendu en foule à SaintCloud, dans le plus grand ordre, le parc était couvert de groupes d'une brillante jeunesse, la gaieté était répandue sur tous les visages, cette joie franche et vive ne peut être le partage que d'un peuple libre.
3° Les agioteurs sont en très petit nombre au ci-devant Palais-Royal, cependant, l'on a pris sur le fait et arrêté, dans le jardin, un marchand d'argent.
4"0n donneavecsuccès, plusieurs foispar semaine, au Théâtre de la rue de Loiivois, une pièce patriotique, intitulée : La Journée du Viitican ou le Souper du Pape, c'est une sortie vigoureuse contre le grand ponlife, qui y est représenté dansant avec la Polignac.
5" Les dernières séances des Jacobins se sont passées en dénonciations, qui font perdre un temps précieux à la chose publique.
6° Le prix des légumes, comme pois, haricots, a diminué depuis quelques jours.
7" Aux enviions de Paris, notamment à Châtillon, Fontenay, Bagneiix, les boulangers font du très beau pain et en abondance.
8° Il est essenliel de veiller à l'approvisionnement du charbon de terre, dont la cherté est extrême et dont la pénurie aurait pour effet de suspendre la fabrication des armes. Le muid, que l'on achetait
l'année dernière 40 livres, vaut aujourd'hui 200 livres, et, si l'on n'y prend garde, bientôt il manquera totalement, Dugas rappelle le mémoire qu'il a remis à ce sujet au ministre de l'intérieur.
9° Les femmes, qui ne portent pas la cocarde, sont décoiffées dans certains quartiers, dans d'autres, comme à la Halle, c'est le contraire.
10" Il a été question d'employer les filles publiques à des travaux utiles, rien ne serait plus facile que de les renfermer dans des maisons nationales, on pourrait leur faire tricoter des bas de laine pour les soldats de la République et les mettre sous la surveillance de quelques femmes choisies dans les Sociétés fraternelles ou républicaines.
20 septembre 1793.
Original signé, A. N., F' 3688^.
1 357 . — Rapport de l'observateur La Tour- La-Montagne : 1° déclarant qu'il régne toujours une grande fermentation parmi les femmes, excitée par les malveillants pour susciter des mouvements dans Paris, sous le voile de la cocarde. Avant-hier, on fouettait les femmes qui ne la portaient pas, hier, on menaçait de ce châtiment toutes celles qui la portaient. Les femmes du Marché Saint-Martin étaient armées de verges et tenaient les propos les plus inciviques. Cette fermentation n'est point partielle, mais générale, ces femmes s'accordent toutes sur un point, le besoin d'un nouvel ordre de choses, qui les tire de la misère oii elles se disent plongées; elles se plaignent de toutes les autorités constituées, demandent le renouvellement de la Convention, des administrations, et si elles n'ont pas encore le nom de Roi dans la bouche, ils est bien à craindre qu'elles ne l'aient déjà dans le cœur. Voici le langage tenu par une femme, dans le Faubourg Saint-Anloine : Si nos maris ont fait la Révolution, nous saurons bien faire, nous, la contre-révohilion, si elle est nécessaire ; 2" annonçant que les jeunes gens de la section des Cravilliers, partis l'avant-veille pour Courbevoie, sont revenus le môme jour à Paris, en se plaignant de n'avoir trouvé ni vivres ni logements; les mal-
veillants insinuent qu'à leur place ils ne quitteraient point Paris, puisque l'on se met si peu en peine de pourvoir à leurs besoins, c'est une manœuvre pour refroidir leur ardeur guerrière. Les malinlenlionnés poussent l'audnce et la scélératesse jusqu'à dire que les jeunes gens ne demandent avec tant d'empressement des armes que pour les tourner contre les patriotes. Ces propos infâmes se tiennent surtout dans les maisons de jeux, rendez-vous de tous les contre-révolutionnaires de Paris, et les bons citoyens sentent le besoin d'une loi qui fasse fermer à jamais tous ces vils repaires du brigandage et de l'aristocratie.
20 septembre 1793.
Original signé, A. JV., FJ 3688'.
1358. — Rapport de l'observateur Roubaud : 1° faisant entendre que, tant qu'il y aura plusieurs qualités de pain, il y aura attroupement chez certains boulangers ; 2° signalant certain colonel de hussards, rue de Grenelle-Saint-Honoré, à l'hôtel Louis-le-Grand, qui embauche pour son corps les muscadins et envoie dans les spectacles des hussards, qui y tiennent des propos inciviques; également le frère d'un marquis de La Trémoille, commandant les rebelles de la Vendée, qu'on voit aux promenoirs ; 3° dénonçant un certain Lécuyer, ci-devant de l'état-raajor de La Fayette, souteneur de tripots, habitué d'un café au coin du boulevard, près des Italiens, qui se répand en propos inciviques et se plaint des arrestations nocturnes; à ce propos, l'observateur pense qu'en arrêtant les voitures de nuit, on découvrirait quantité de faits utiles à la chose publique.
20 septembre 1793.
Original signé, A. N., F' 3688'.
1359. — Rapport de l'observateur Rousseville, informant des incidents suivants :
1° Le matin du 20 et du 21, les femmes se tiennent en grand nombre à la porte des boulangers, celles qui se trouvaient, rue de Sèvres, se plaignaient des femmes à cocaide et disaient qu'elles aimaient mieux acheter du pain.
2" Dans plusieurs marches, les femmes
patriotes ont été insultées par les poissardes, qui ne toléraient point de cocardes, et même ont été fouettées au Marché Saint- Eustache.
3° Le F'aubourg Saint-Antoine lui a paru fort tranquille, quoiqu'on battit le tambour pour convoquer le lendemain la jeunesse de la section de Montreuil, à l'effet de s'organiser et de nommer ses officiers.
4° La jeunesse de Hagnolet est assez nombreuse, mais peu disposée à partir, 10 jeunes gens au-dessous de 25 ans s'étant mariés depuis 6 mois, mais celle des localités voisines (Charonne, Belleville, Romainville) prétend les y obliger, ce qui amènera du tumulte. L'observateur présume qu'il doit y avoir des repaires et rendez- vous de contre-révolutionnaires dans les environs de Paris, qui demandent une surveillance particulière, parce qu'on y achète des petites maisons cinq et six fois leur valeur, ce qui cache des desseins contre-révolutionnaires. Ceux de ces environs, dans lesquels on ne récolte pas de blé et où les particuliers sont accoutumés à cuire leur pain eux-mêmes, ont beaucoup de peine à se procurer du blé et font jusqu'à dix lieues sans pouvoir en acheter.
5° Les malveillants profitent beaucoup de la cherté des denrées pour aigrir un grand nombre de femmes contre les Jacobins et la Convention.
20 septembre 1793.
Original signé, A. N., V 3688'.
1360. — Rapport de l'observateur Soulet, révélant les particularités suivantes :
1" L'état-major des troupes, à Beauvais, est gangrené d'aristocratie. Beaucoup d'aristocrates se rassemblent au château de Versailles, les citoyens sont obligés de se taire parce que les administrations ne valent rien.
2° Un certain Hochon, jeune muscadin de 20 ans, pour ne pas partir avec les autres jeunes gens en réquisition, a quilté son père, rue Sainte-Croix-de-la-Bretoiinerie, n° 42, et s'est réfugié chez son grand-père, à Passy, rue Basse, n° 54.
20 septembre 1793.
Original signé, A. N., F' 3688'.
1361. —Arrêtés du Comité de sûreté générale : 1° décidant que les nommés Monnié. Barré, Léger, Radet et Desfontaines, directeurs et auteurs du Théâtre du Vaudeville, seront arrêtés et conduits dans les prisons de la Force comme suspects, et chargeant le Commandant général de la garde nationale de l'exécution du présent; 2° décidant que le nommé Larrive, acteur, mis en liberté par l'administration de Police de Paris, sera réintégré dans les prisons de la Force.
Extrait du registre des arrêtés généraux du Comité do sûreté générale, A. N., AF'll 280.
1362. — Arrêtés du Comité de sûreté générale : l" portant que les citoyens enrôlés par le colonel du premier régiment de "hussards, ci-devant Bercheny, seront mis en état d'arrestation à la caserne de la Courtiile, où ils seront séparés des autres militaires et les uns des autres, autant que faire se pourra; 2° ordonnant l'arrestation du citoyen Bougon, colonel du 1" régiment de hussards, ci-devant Bercheny, dénoncé comme ayant enrôlé des citoyens en réquisition et prévenu de machinations contre-révolutionnaires.
20 septembre 1793.
Extrait du registre des arrêtes généraux du Comité de sûreté générale, A.N., Al'*ll 286.
1363. — Délibération du Comité de salut public du Département de Paris: 1° autorisant le citoyen Fourncrot à conduire au Comité quatre particuliers, prévenus d'avoir foulé aux pieds le bonnet de la Liberté dans l'Assemblée de la section des Fédérés; 2° portant qu'il a été écrit au ministre de l'intérieur pour l'inviter à envoyer incessamment aux communes du Département la dernière loi sur le maximum du blé, pour qu'il fasse garnir les marchés de Paris, de Choisy et de Sceaux, et établir un marché au Bourget, pour lui rappeler qu'il a promis d'envoyer à la commune de Colombes 40 septiers de blé et qu'il n'en a envoyé que 20, en observant que cette commune n'a rien récolté cette année et qu'on y vend toujours le pain de 4 livres 30 sols, de plus qu'on ne peut y avoir de farines à moins de 160 li-
vres le sac de 32S ; qu'il a été également écrit au Directoire du Dt''partement que les communes se plaignent de ne recevoir les lois que longtemps après les départements voisins.
20 septembre 1793, matin.
Extrait du registre des délibérations du Comité de surveillance du Département de Paris, A. iV., BB3 81* (anc' BB''* 20), fol. 325.
1364. — Délibération du Comité de salut public du Département de Paris : 1» sur les craintes exprimées par une députation des habitants de Jagny, district de Gonnesse,sur ce qu'il se prépare une nouvelle Vendée, sur ce que les municipaux ne peuvent se faire respecter, même par la gendarmerie, qu'ils ne peuvent rentrer dans leurs foyers, de peur que des aristocrates, des brigands armés, dont ils ont été menacés, ne tombent sur eux, décidant que deux de ses membres, accompagnés du procureur de la commune de Jagny et de ses collègues, se rendront au Comité de salut public, pour l'instruire de ces faits et le prier d'y porter remède, de plus, sur l'observalion que les propriétaires et cultivateurs ne veulent pas conduire aux marchés les grains réquisitionnés, et comme il y a dans la commune 1,Î100 septiers de farines et que 7 à 800 suffisent pour leur usage, arrêtant d'en informer le ministre de l'intérieur; 2° portant que lecture a été faite d'une lettre de la commune de Paris, du 19 septembre, qui invite le Comité à s'occuper, sans retard, de la taxation du bois et du charbon, et à lui faire part dé ses lumières sur cette matière importante, qui a été mise sous les yeux de la Commune par le citoyen Delespine, membre du Comité; 3° recevant le rapport des citoyens Guignes et Clémence, chargés d'accompagner le citoyen Chéry à l'Assemblée générale de la section du Contrat-Social, pour y entendre les raisons qui ont déterminé cette section à lui retirer sa confiance et assister à la défense du sieur Chéry, par lequel ils instruisent le Comité de la manière indécente avec laquelle ils ont élé traités, le Comité se réservant d'adopter les mesures qu'il jugera convenables; 4° prenant connaissance d'une lettre du citoyen Gen-
til, de la section du Contrat-Social, commissaire du ministre de la guerre, de laquelle il ressort que le Comité de salut public dudépartementdelaMarne n'est pas digne de la confiance de celui de Paris, qu'il n'en existe point à Amiens, que celui de Beauvais est pénétré de vrais principes républicains, que le général Beauregard s'est comporté, à Valenciennes, en contre-révolutionnaire pendant la durée d'une suspension d'armes, qu'il a fraternisé avec les officiers ennemis dans la manière des petits maîtres du Palais-Royal, chargeant le citoyen Chéry de féliciter le Comité de salut public de Beauvais de ses principes révolutionnaires et de prendre des renseignements sur Beauregard ; 5° sur la demande, au ministre de l'intérieur, d'un logement commode pour le Comité, où il puisse tenir ses séances, le ministre, ayant rais à la disposition du Comité la maison nationale, connue sous le nom de gouv('rnemenl des Tuileries, située dans la rue ci-devant Dauphin, le Comité est invité à se concerter avec le citoyen Heurtier, inspecteur général des Bâtiments de la République, pour entrer prompteraent en possession provisoire de ce local ; 6° sur la demande de renscignements,présentée au nom du Club des Cordeliers, au sujet des plaintes du nommé Valquier, contre le Comité, qui n'avait pas donné suite à une dénonciation de ce particulier, ledit Valquier paraissant être, ou turbulent, ou désorganisé, réponse immédiate a été faite par le Comité, qui a donné le détail par écrit des discours peu décents de l'individu en question, lequel voulait même compulser les registres du Comité; 7° décidant que les étoffes d'or et dentelles, en dépôt au Comité, seront transportées à la maison de Saint-Laurent, pour être réunies aux autres objets, dont l'inventaire a été fait par les citoyens Delespine, Fournerot, Génois et Guigues.
20 septembre 1793, soir.
Extrait du registre des délibérations du Comité de surveillance du Département de Paris, A. N., BB' 81* (anc' BB" 20), fol. 326-329.
1366. — Extrait de l'ordre du jour de la force armée de Paris, contenant la pro-
CHAPITRK I". — JOUHNEES HISTOHIQIJES DE LA HEVOLUTION
clamation suivante du Commandant général à ses conciloyens :
«1 Mes camarades, tenons-nous sur nos gardes, des citoyennes, fâchées de la paix qui règne entre nous, veulent allumer le feu de la guerre civile, trente d'entre elles ont déjà insulié la cocarde nationale, prenez-y garde , citoyens et citoyennes respectables, il est facile de voir que c'est encore l'or du ministre anglais et C" qui a été répandu avec profusion. Une citoyenne, utlanhée à son pays et qui a ses occupations journalières, ne commet jamais d'extravagance capable de troubler l'harmonie d'une République, telle que la nôtre, où l'on veut anéantir le règne des intrigants qui l'aflligent et voudraient se la pdrtager. Veillons plus qu'à l'ordinaire, veillons et arrêtons les agitateurs de tout sexe, traduisons-les devant les autorités constituées, qui doivent en connaître.
Point de grâce aux méchants cl aux perturbateurs, et faisons parler la loi devant ces êtres indignes de la société. >•
L'ordre du jour annonce qu'il partira incessamment deux convois d'artillerie, l'un pour Strasbourg, l'autre pour le Mans.
Les réserves seront toujours de 100 hommes, et les patrouilles fréquentes, tant aux barrières pour empêcher la sortie du pain et des farines, qu'autour des portes des boulangers pour dissiper les attroupements, et autour des établissements publics, pour y maintenir la tranquillité et faire respecter les couleurs nationales.
L'officier commandant le poste du port au Plâtre, où viennent aborder les bateaux de fourrage, fait rapport que les charretiers détèlent leurs chevaux et leur font manger le foin, ils disent, pour colorer leurs vols, que ces fourrages appartiennent à la Nation.
21 septembre 1793.
Copies conformes, signées de Clément, secrétaire de l'Etat major général (2 pièces), A. A'., AF'v 1470. BB3 76.
Ed. Daub.\n, La Démagogie en 1193 à Paris, p. 397.
raud, appelant l'attention sur un certain Demois, tenant un hôtel garni, rue des Fossés-du-Temple, n" 6, chez lequel furent
saisis 7 assignats faux de 300 livres, qui est en relations avec un marchand de Rouen, nommé Gasse, fortement suspecté de complicité.
D'après un bruit qui court parmi les aristocrates, l'Empereur serait brouillé avec le roi de Prusse, lequel aurait envie d'abandonner ses vues sur la France, à l'effet d'empêcher l'invasion de ses Etats par l'impératrice de Russie, sous le prétexte d'attaquer la Pologne.
Le pain, à Saint-Germain, vaut 8 sols la livre.
21 septembre 1793.
Original signe, A. N.,F'' 3688^
13C7. — Rapport de l'observateur La Tour-La-Montagne, signalant toujours la même fermentation au sujet de la cocarde, surtout parmi les femmes de la Halle, nouvelle pomme de discorde jetée par les malveillants dan3 l'espoir que les femmes voudront partager les droits politiques des hommes et en viendront à réclamer des cartes civiques, le droit de vote, des emplois administratifs, ce qui amènera un conflit d'intérêts et d'opinions, et du désordre. Il esta remarquer qu'en général les femmes, pleines de respect pour la représentation nationale, refusent de porter la cocarde, parce que la loi ne l'ordonne point. De singuliers bruits ont été répandus à ce sujet, nombre de femmes se figurent qu'on ne veut leur faire porter la cocarde que pour les envoyer aux frontières, où il n'y aurait pas assez d'hommes pour leur défense.
Les jeunes gens en réquisition demandent des armes et déclarent refuser de partir avant de les avoir obtenues ; on redoute beaucoup les muscadins et l'on souhaiterait qu'ils fussent fondus parmi les Sans-culottes, au lieu de former des corps particuliers, comme plusieurs le désirent.
Tous les murs de Paris sont couverts d'une affiche de la citoyenne Olympe de Gouges, qui se plaint de sa longue détention, rappelle les services qu'elle a rendus à la Patrie, annonce la préparation d'un nouveau massacre dans les prisons et se regarde comme une victime qu'on va
immoler. Ce placard ne produit aucune sensation, on s'arrête un instant, et l'on se relire en disant :« Ah! c'est Olympe de Gouges. »
Chaque jour voit diminuer la foule aux portes des boulangers.
21 septembre 1793.
Original signé, A. iV., F'' 3688'.
1368. — Rapport de l'observateur Le Harivel, consacré presque entièrement à un particulier, par lui rencontré au Spectacle du Vaudeville, d'autant plus suspect qu'il affectait plus de patriotisme, fatiguant l'auditoire par des déclamations et des vociférations aussi vaines que scandaleuses; ce particulier, domicilié rue de la Sourdière, du nom de La Boulée.fils d'un ancien maître de poste de Meaux, possédant 40,000 livres de rente en Amérique, est très répandu dans les spectacles, les places publiques et les sociétés populaires.
. D'après ce rapport, beaucoup de boulangers continuent à donner du mauvais pain, les citoyens se plaignent amèrement en disant qu'il est déjà assez désagréable de perdre son temps à leur porte.
21 septembre 1793.
Original signé, A. N., V 3688'.
1369. — Rapport de l'observateur Monic, faisant connaître que l'on a arrêté plusieurs jeunes gens en réquisition, qui s'étaient enrôlés dans un nouveau corps de hussards, notamment deux garçons épiciers, à l'instigation de leur patron, aristocrate fieffé ; que l'on murmure de l'absence de taxe sur le bois et de la difficulté de se procurer du charbon, et que le pain est toujours rare.
Le même observateur dénonce un rassemblement d'aristocrates dans une maison, rue Saint-Honoré, n° lOo, dont l'entrée est par le Café Militaire, l'on y joue nuit et jour et l'on y complote.
21 septembre 1793.
Original signé, A. N,, V 3688'.
1370. — Rapport de l'observateur Roubaud, signalant les faits suivants :
1° Un groupe de femmes à la Halle, près T. IX.
de Saint-Eustache, se plaignait en termes très vifs de la cherté des denrées cl déclarait que cela ne pouvait pas durer plus longtemps, qu'il fallait s'approvisionner de force au prix de 89, et qu'elles feraient un tarif, puisque la Convention n'avait aucun égard à leur misère.
2" Il se rassemble au café Coreza, dit Italien, au Palais Egalité, une foule d'Italiens, qui montent à l'entresol, pour y jouer un jeu de leur pays, et n'admettent parmi eux que les affiliés à leur société, l'un des suspects, fréquentant ce café, est un certain abbé Benonai.
3° Au sujet de la multitude des citoyens armés, infectés de la maladie vénérienne, qui remplissent les hôpilaux de la République, un membre de la Convention ayant préconisé un remède prétendu efficace, Roubaud déclare qu'il ne peut exister de spécifique général, et que l'on ne verra diminuer cette contagion dans les armées, que lorsqu'on éloignera les femmes infectées et que l'on renoncerai la méthode des prétendus guérisseurs.
4' Dans l'un des cafés souterrains du Palais Egalité se rassemblent une multitude de muscadins en réquisition, qui ne craignent pas d'annoncer que, puisqu'on ne veut pas leur permettre de servir dans la cavalerie, ils passeront à l'ennemi.
5° Un inOividu très suspect, de nouveau dénoncé par Roubaud, est un certain Richard, de Lyon, qui ne fréquente que les aristocrates habitués du café Lamiral, rue Neuve-des-PelitsChamps.
6" Roubaud se plaint des indiscrétions commises au bureau de Franqueville, grâce auxquelles des rassemblemenis ou particuliers suspects, dénoncés par les observateurs, changent de local et même de quartier.
Original signé, A. N., F' 3688'.
1371. — Observations du citoyen Rolin, portant sur les points suivants :
1" Il s'est élevé beaucoup de disputes, tous ces ji)urs-ci, dans le quartier de la place Maubert, les poissardes, ne voulant point que les femmes portent de cocardes, en ont arraché à quantité de personnes,
et même les ont injuriées et jelé leurs bonnets dans la boue.
2» Les ci-devant religieuses de la rue Cassette tiennent toujours club de prêtres réfractaires.
3° Le journal VObservateur continue à donner des détails de nature à révolter même les modérés, à l'entendre, l'ennemi a des avantages continuels, les Français trouvent la mort partout où ils vont combattre, on ne cooçoit pas qu'un pareil écrit souille encore les Français.
4° Le citoyen Tillaux, procureur du collège de Lisieux, demeurant rue Saint- Jean-de-Beauvais, n'a cessé, depuis 1789, de donner des preuves d'incivisme les plus révoltantes, n'allant presque jamais aux assemblées des sections, et maudissant chez lui la Révolution.
5° Le citoyen Champagne, principal du collège de l'Egalité, vient d'être obligé de quitter sa place au Comité révolutionnaire, comme clubisle de la Sainte-Chapelle, il a toujours paru bon patriote, mais comme tel, il n'eut point dû abandonner ses élèves, qui, non seulement n'ont rien fait dans leurs classes, mais se sont corrompus, sortant dans Paris à toute heure du jour et de la nuit, et, d'après le témoignage d'un régent du collège, s'enfermant dans leurs chambres, où l'on en avait même surpris, couchés ensemble, et, lorsque bon nombre de ces élèves partirent pour les frontières, ils se vantèrent publiquement dans la maison d'aller rejoindre leurs parents et amis émigrés.
21 septembre 1793.
Originaux non signés (2 pièces), A. K., V 36883.
1372. — Rapport de l'observateur Rousseville, faisant connaître les détails suivants :
1° L'ordre de la veille concernant les citoyennes qui insulteraient la cocarde nationale a excité d'assez vives réclamations, et, sans quelques patriotes réunis à l'entrée de la rue des Petits-Champs, du côté de la place des Victoires, plusieurs citoyennes patriotes auraient encore été maltraitées, des muscadins encourageaient les malveillantes.
2° Il y a certainement une assemblée de la jeunesse récalcitrante au décret qui la met en réquisition, on voit des muscadins réunis sur le boulevard Saint-Martin, au Palais-Royal, sous les arbres des Tuileries, le soir, mais, dès qu'on les approche, ils se taisent ; d'ailleurs, les aristocrates en général témoignent beaucoup d'éloignement pour les patriotes, ce qui est à remarquer à la veille des plus grands complots.
3° Les inspecteurs de la manufacture de Bercy sont à surveiller, notamment le nommé Michel, ancien cocher d'Antoinette, aristocrate décidé, intimement lié avec un certain Drouet qui le protège, probablement parce qu'il ne le connaît pas.
4° L'adresse du Club des Cordeliers, la leltre de Pache aux départements, l'Oôservateur Sans-ciilotle et une adresse de Tuncq fixaient l'attention du public, mais l'adresse de ce général traître n'a pas été bien accueillie.
5° Il y a encore foule à la porte des boulangers.
21 septembre 1793.
Original signé, A. JV., F' 3688'.
1373. — Rapport d'un observateur anonyme : 1° appelant l'attention sur une affiche sous la voûte du Palais de l'Egalité : Un patriote persécuté à la Convention nationale, de nature à indisposer le peuple contre la Convention, sur les habitués du Café du Caveau, au même Palais, presque tous agioteurs et aristocrates, à figures sinistres, et sur ceux d'un café, place Dauphine, également agioteurs et royalistes; 2° déclarant que, suivant plusieurs citoyens, les Assemblées des sections étaient plutôt nuisibles; 3° rendant compte du Spectacle de la rue Fcydeau,oùron a joué l'Officier de fortune, pièce dont les passages patriotiques ont été applaudis avec enthousiasme; 4° annonçant que beaucoup de personnes craignent de manquer de subsistances d'ici à 2 mois; H" signalant une voiture suspecte, qu'il a vu pour la 3« fois passer, rue Neuve-de-l'Egalité, toujours à la même heure, où se tiennent trois individus, qui mettent la tête à la
portière, en passant devant les boulangers où le peuple est rassemblé.
21 septembre 1793.
Minute non signée, A. N., V 3688^.
1374. — Arrêté du Coinilô de sûreté générale, portant que la femme appelée Dubarry, demeurant à Luciennes, sera arrêtée et conduite à la maison de Sainte-Pélagie, à Paris, poui' y être détenue par mesure de sûreté générale, comme suspectée d'incivisme et d'aristocratie, que les scellés seront mis sur ses effets, perquisition faite dans ses papiers, que ceux qui seront jugés suspects seront apportés au Comité de sûreté générale.
21 septembre 1793.
Extrait du registre des arrêtés généraux du Comité de sûreté générale, A. N., AF'll 286.
137"). — Arrêté du Comité de sûreté générale, décidant, sur une dénonciation faite par le citoyen Danton, que deux de ses membres, les citoyens Panis et David, se transporteront demain chez lui, attendu qu'il est malade pour ce soir.
21 septembre 1793.
Extrait du rcgi.slre des arrêtés généraux du Comité do sûreté générale. A, N., AF*II 286.
1376. — Arrêté du Comité de sûreté générale, chargeant les citoyens Briguet, Molinart et Maillard de se saisir de tous les marchands d'argent qu'ils trouveront en flagrant délit et coupables de ce crime, de les faire amener à l'administration de Police, qui les traduira devant le Tribunal révolutionnaire, et l'argent saisi sera porté à la Trésorerie nationale, qui délivrera récépissé, tant au Tribunal t^'à l'administration de Police et au Comité de sûreté générale.
21 septembre 1793.
Extrait du registre des arrêtés généraux du Comité de sûreté générale, A. N., AF*n 286.
1377. — Arrêté du Comité de sûreté générale, par lequel, considérant que, dans ces moments où le dévouement, le zèle, l'énergie des citoyens assurent la liberté publique, que dans ces moments où môme l'Indigence honorable fait pour l'affermir les plus grands sacrifices, il doit, autant
qu'il est en lui, encourager, honorer ces vertus, voulant donner, en conséquence, à la section Poissonnière un témoignage de l'estime profonde que le civisme des membres de son Comité révolutionnaire lui inspire, il décide que, sur les 18,000 livres qu'ont procuré à la Patrie leur autorité, leur désintéressement, il sera accordé à chacun 000 livres à litre d'indemnité des dépenses que leur infatigable activité leur a causées, qu'il sera, en conséquence, prélevé une somme de 7,200 livres, pour être également répartie entre les douze membres composant ledit Comité révolutionnaire, de plus qu'il sera encore prélevé 400 livres pour être accordées aux trois membres à qui un contre-révolutionnaire avait offert cette somme de 18,000 livres, pour qu'ils dérobassent au Jour des papiers contenant la preuve de son incivisme et de ses machinations impies, ladite somme pour les indemniser des frais et dépenses particulières que cette entreprise civique leur occasionne.
21 septembre 1793.
Extrait du registre des arrêtés généraux du Comité de sûreté générale, A. N., AF'll 286.
1378. — Arrêté du Comité de sûreté générale, après avoir entendu contradictoirement l'économe et le syndic de l'Administration relativement au scellé apposé par celui-ci, et considérant que si le service des subsistances de l'Hôtel national des Invalides venait à manquer un seul moment par rapport au scellé, la responsabilité, quant aux troubles qui en résulteraient, pèserait entièrement sur la tête de l'économe, décidant que le scellé sera levé à l'instant, sauf au Directoire du Département à juger ensuite le fond de la contestation.
21 septembre 1793.
Extrait du registre des arrêtés généraux du Comité de sûreté générale, A. N., ^F'il 286.
1379. — Délibération du Comité de salut du Département de Paris : 1» autorisant le citoyen Franchet à s'adjoindre le citoyen Tisset, pour se transporter chez le sieur Ringard, ci-devant curé de Saint- (iermain-de-l'AuxerroiSjrue des Mauvaises-
Paroles, afin de faire perquisition dans ses papiers et dans toute l'étendue de la maison, et d'apporter au Comité toutes les piècesqui leur paraîtront suspectes; 2° après avoir pris connaissance exacte des dénonciations portées contre 4 particuliers, accusés d'avoir excité le trouble dans la section de la Place-des-Fédérés, aujourd'hui dite l'Indivisibilité, et d'y avoir foulé aux pieds le bonnet de la Liberté, et après s'être bien convaincu de la gravité des faits, arrêtant que, par mesure de sûreté générale, les susdits particuliers seront conduits aux Madelonnetles; 3° décidant que la municipalité de Montrouge sera chargée de faire arrêter Guillaume, ci-devant avocat, demeurant à Paris, rue de Buci, n" 33, qui a une maison de campagne dans cette commune, et qui s'est évadé au moment où les commissaires du Comité de salut public du Département allaient procéder à son arrestation, et rendant la municipalité de Montrouge responsable de son évasion, s'il revenait et n'était point arrêté; 4° recevant le rapport du citoyen Clémence, chargé d'accompagner le maire et une partie des habitants de Jagny au Comité de salut public de la Convention, pour l'informer des troubles dans cette région, qui pourrait devenir une nouvelle Vendée, d'après lequel les Comités de salut public et de sûreté générale ont applaudi au zèle de ces habitants et ont donné audit Clémence un pouvoir illimité de disposer de 300 hommes armés, avec 2 pièces de canon, et de se transporter à Jagny pour réprimer les désordres, en s'adjoignant le citoyen Marchand, membre du Comité ; ledit Clémence, étant porteur d'un mandat de 6,000 livres sur la Trésorerie et ne pouvant en toucher le montant sans 7 signatures, a demandé l'avance de cette somme par le citoyen Harny, trésorier du Comité, ce qui a été accordé, pour que l'exécution de cette affaire ne souffrit aucun retard.
21 septembre 1793, matin et soir.
de surveillance du Déparlement de Paris, A.N.,
1380. — Extrait de l'ordre du jour de la force armée de Paris, par lequel le Com-
mandant général invite ses frères, les canonniers, lorsqu'ils sont de garde dans tel poste que ce soit, à s'y comporter en bons et loyaux républicains, à y exécuter strictement les consignes et à veiller, les uns et les autres, à ce qu'il ne soit fait aucune dégradation nuisible à la chose publique, « Courage, mes camarades, ajoute Hanriot, avec notre austérité républicaine, nous déjouerons l'intrigue insolente des despotes, paix, fraternité, union, indivisibilité, haine éternelle à tous les potentats de l'Univers. »
Les réserves seront toujours les mêmes, toujours la plus grande surveillance autour des élablisseraents publics, des barrières, des boulangers et envers les malveillants qui insulteront les couleurs nationales, les patrouilles très fréquentes.
22 septembre 1793.
Extraits conformes, signés de Clément, secrét»ire de l'Etat-major général (2 pièces), A. N., AFiv 1470, BB' 76.
1381. — Rapport de l'observateur La Tour-La Montagne, donnant connaissance des faits suivants :
1» La cocarde divise toujours les femmes, et le décret rendu à cet égard par la Convention n'a pas produit tout l'effet qu'on s'en était promis. Les malveillants, déconcertés par une mesure aussi sage, dressent de nouvelles batteries, ils flattent l'amour propre des femmes, en cherchant à leur persuader qu'elles ont autant de droits que les hommes au gouvernement de leur p;>ys, qu'elles doivent réclamer le droit de vole dans les sections et peuvent prétendre £»tous les emplois civils et militaires; tel était le langage tenu en présence de quelques femmes au Jardin de l'Egalité par un muscadin, caché sous le costume d'un Sans-culotte ; mais il a perdu tout le fruit de son éloquence anarchique, on l'a écoulé à peu près comme l'on écoute un charlatan qui débite son baume, et l'on s'est retiré. Ce fait sert, néanmoins, à prouver que les malveillants emploient toutes sortes de manœuvres pour semer la discorde.
2» L'on prétend qu'il y a dans Paris un très grand nombre de députés du côté
droit de l'Assemblée législative, et qu'ils tiennent des conciliabules secrets aux environs de celte ville.
3° Il paraît depuis 2 jours un nouveau journal, en forme de placard, inlitulé : l'Ohservateur Sans • culotte ; cette feuille, rédigée dans les vrais principes de la Révolution, est lue avec intérêt par les Sansculottes, et, si l'auteur ne s'écarte pas de la route qu'il s'est tracée, son ouvrage peut contribuer d'une manière avantageuse aux progrès de l'esprit public.
4» Il paraît un autre placard, ou plutôt mémoire juslilicatif du général Tuncq, où il se plaint de plusieurs personnes, notamment du ministre Ronsin, c'est ainsi qu'il le nomme, parce que Ronsin prend cette qualité dans l'armée et exige qu'on la lui donne, mais ce mémoire n'a point fixé l'attention publique.
5" Un ex gentilhomme, qui se fait appeler Vidaud et connu sous un autre nom, précédé du titre de comte, est signalé comme très suspect, il loge en hôtel garni, rue de la Corderie, n" 9, avec un particulier non moins suspect, dénommé Gauthier, qu'on vient d'arrêter.
6° Au dire d'un individu, au Palais- Royal, les lettres de Bordeaux, arrivées par le dernier courrier, annonçaient que le bataillon, destiné à marcher sur Toulon, s'était saisi à la Réole des représentants du peuple, qui avaient été transférés à Bordeaux.
7° Les jeunes gens, dits muscadins, sont toujours très suspects, on insiste fortement sur le danger de leur fournir des armes, mais il est à remarquer que des hommes, renommés par leur incivisme, des muscadins même, affectant une tendre sollicitude pour la Patrie, sont ceux qui témoignent le plus d'alarmes sur les projets prétendus contre-révolutionnaires des muscadins.
8° L'affluence diminue à la porte des boulangers.
9» Le décret sur la cocarde excite de grandes rumeurs dans les marchés de Paris, des femmes, stipendiées sans doute par les malveillants, se plaignent avec un emportement, qui ne décèle que trop l'esprit désorganisateur qui les anime, à cela
près, on peut dire que ce décret a reçu l'assentiment général.
22 septembre 1793.
Original signé, A. N., F' 3688^.
1382. — Rapport de l'observateur Béraud, annonçant que le nommé Gasse, dont il a parlé dans un rapport de la veille, vient coucher, presque tous les soirs, rue des Fossés-du-Temple, n" 16, et que plusieurs muscadins ont été rossés d'importance par les Sans-culottes, au sortir de Nicolet, pour avoir dit qu'ils ne caserneraie nt pas.
22 septembre 1793.
Original signé, A. N., F' 3688'.
1383. — Rapport de l'observateur Le Harivel, déclarant que :
1° Le pain .se distribue fort difficilement dans plusieurs quartiers de Paris, notamment dans la Chaussée-d'Antin, où plusieurs citoyens ont dû s'en passer. Souvent dans les rassemblements se pose cette question : Pourquoi le pain est-il plus blanc chez certains boulangers?
2° L'on agiote maintenant dans les salles de vente, au Palais de l'Egalité, surtout de ijros juifs, notamment dans celle près des colonnes, où se rassemblent les marchands d'argent, que l'on est parvenu en quelque sorte à chasser.
3» Le décret, enjoignant aux femmes indistinctement de porter la cocarde, a mis fin à une foule de petites insurrections, qui auraient fini par devenir dangereuses, le peuple en général y applaudit avec enthousiasme.
4° On demande partout avec instance la taxation du bois et d'autres objets de première nécessité.
22 septembre 1793.
Original signé, A. N., F'' 3688'.
1384. — Rapport de l'observateur Monic, annonçant l'arrestation des nommés Saint- Germain, Saint-Georges, Petit, employé dans les vivres, Morel, rue Saint-Chaumont, porte Saint-Denis, teneur de jeu prohibé, tous complices de Dumouriez, dont la correspondance se trouvait chez une dame Sainte-Foy, au n" 148 du Jardin