‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 263 sur 280 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

De la part de Cléon , d’excuser sa furie ,

Et de rentrer chez lui. Ma maîtresse attendrie Ne sait quel parti prendre , et balance long-temps.

Un messager pressant vient d’instants en instants.

Elle rejoint Cléon , lui parle, le console.

« Madame, kii dit-il, je vous donne parole « Que quand sur moi le sort épuiseroit ses coups ,

« J’expirerois plutôt que de m’en prendre à vous.

« Mon respect en répond , l'honneur me le commande ;

« Mais je veux ma revanche , et je vous la demande. j>

LE BARON

Ciel!

FINETTE

Pour' s’expédier, il lui propose un jeu Dont l’inventeur , je crois , mériteroit le feu.

LE BARON

De quel jeu parles-tu ?

FINETTE

C’est au trente et quarante Que Cléon a trouvé la fortune constante À le faire périr. Argent, billets, contrats,

Meubles, carrosse, hôtel, tout a passé le pas,

Devant trente témoins consternés de sa perte ,

Et tous prêts h laisser cette maison déserte ,

Où pour plumer leur dupe ils n’ont plus nul moyen ;

Car tout est à madame, et Cléon n’a plus rien.

LE DISSIPATEUR

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