‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 264 sur 280 · JULIE, LE BARON, FINETTE · texte numérisé non relu

JULIE, LE BARON, FINETTE

LE BARON, à Julie.

Ce que j’apprends ici me paroît incroyable :

Y dois-je ajouter foi ?

JULIE

Rien n’est plus véritable ,

J’ai ruiné Cîéon. Ma rivale en fureur

Est , encor plus que lui , sensible à son malheur.

Elle pleure , elle crie , elle se désespère.

Moi , pour ne point aigrir leur haine et leur colère , Je viens de les laisser en proie à leurs transports. Toute la compagnie a fait de vains efforts Pour adoucir l’excès de leur douleur profonde ;

Ils n’écoutent plus rien, et brusquent tout le monde Enfin, grâces au ciel, mon triomphe est parfait.

11 faut voir maintenant quel en sera l'effet;

Si tous ces grands amis , qu’attiroit la fortune , Voudront avec Cléon faire bourse commune, Comme iis l’en ont flatté quand il étoit heureux,

Et si j’ai , de tout temps, bien ou mal jugé d’eux.

Ci da use , surtout, est ce qui m’intéresse:

Elle peut à présent lui prouver sa tendresse.

Le bonheur nous expose à des dehors trompeurs; Mais c’est clans le malheur qu’on éprouve les cœurs. LE BARON.

Cîéon devrait mourir de douleur et de honte —

Je sois pour informer le Lun-homme Cl ér ou te De cet évènement, et je reviens ici Pour voir quelle sera la fui de tdut ceci.

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