‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 28 sur 280 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

MEUTE

Si pour moi d?un mari vous avez la tendresse ,

Vous devez....

ATIISTE.

D’un mari ! C’est fort bien commencé.

De grâce , que ce mot ne soit plus prononce'.

Mais de quoi s’agit-il? Sur quelque bagatelle Sans doute vous venez d’avoir une querelle ?

M élite.

bagatelle , monsieur !

CÉ LIANTE

Bagatelle est fort bon i MELITE.

Ariste, puisqu’il faut vous nommer de ce nom,

Vous saurez que ma sœur...

CÉLIANTE.

Apprenez que Mélite.,, ARISTE.

Oh ! vous avez raison toutes deux.

MÉLITE

Il m’irrita

Par soiï sang-froid.

CÉLIANTE.

Raillez un peu plus à propos.

Il s’agit...

ARISTE

Il s’agit que l’on vive en repos.

Je n’examine point le fond de la querelle ;

TTn éclaircissement souvent la renouvelle.

Maïs , pour l’amour de moi , demandez-vous pardon.

Moi, qu’elle veut contraindre à quitter la maison'5

ARISTE

Ayez'vous pu, Melile , avoir cette pensée?

Pouvez- vous m’en blâmer lorsque j'y suis forcée? ariste.

Et par qui ?

MEUTE

Par ma sœur. Elle ose s’oublier Devant moi , jusqu’au point de vous injurier.

ARISTE

Si ce n’est que cela , remettez- vous , mesdames :

Je ne m’offense point des injures des femmes.

MEUTE

Yous nous traitez, monsieur , avec bien du fnépris.

CÉLIANTE.

Les femmes valent bien messieurs les beaux-esprits.

Rien n’est digne de vous , s’il n’est pris dans un livre. CÉIIANTE.

Fréquentez notre sexe, et vous saurez mieux vivre. ARISTE.

Me voilà bien ! C’est moi qu’on querelle à présent.

Quoi ! vous me prenez donc pour un mauvais plaisant ? Si je passe aisément les injures des femmes,

Je déclare que c’est par respect pour les dames ;

Ne vous regardez plus d’un œil si courroucé.

Et dites-moi comment l’affaire a commencé.

me Lite, après avoir un peu rêvé, Demandez-le à ma sœur.

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