CRUAUTE
Non ; dites-le vous-mêm*. j
ACTH II, SCF N H Y.
MILITE
ne m’en souviens pas.
CÉLIANTI.
ÏJipuoi.
AlllSl’L
Bon ; ce problème
JCe m'embarrasse plus. Le fait est clair. Je voi Que vous voua querellez et ne savez pourquoi.
Ainsi donc je conclus, en fort peu de paroles.
Qu’il faut faire la paix, ou que voua êtes folies.
mélitïû .
Vous pourriez nous parler en des termes plus doux.
céliAntï, vivement .
La plus folle des deux est plus sage que vous.
A il I S T E.
Oh bien ! querellez donc , si,cela peut vous plaire.
céliaxte, gravement.
Je querelle, monsieur, quand' je suis en colère Blais de sang-froid , jamais.
AU ï STE.
Ma foi , vous avez tort ;
Car vos vivacités me divertlssoient fort :
L’une et l’autre y mettoit tant d’esprit, tant de grâces... Allons, ranimez-vous ; êtes- vous déjà lasses?
CÉLIANTE.
Divertissez monsieur I
Le joli passe-temps \
CÉLIA3TL
Vous n’aurez pas l'honneur de rire à nos dépens ,
Et nous ferons la paix..
4i LE PHILOSOPHE MARIÉ.-
MILITE
leu avois peu d’en rie;
Mais je me raccommode et pour toute ma rie.
CÉ LIANTE
Touchez là.
Volontiers.
AfllSTE.
Ali î c’est trop vous renier.
céliante.
Tant mieux.
A1HSTE.
Embrassez-vous pour me faire enrager.
C ELI ANTE
Oui-dà , de tout üaon cœur.
MÉLITE
Moi de même.
Cotirage l
Et moi, pour vous montrer à quel point j’cn enrage. Je vais , dans mon transport , vous baiser toutes deuiL C É L I A N T E.
Le traître !
ME LITE
îî nous frompoit.
A RIS TE
Oui , vous comblez mes vœux* ÇN lôs embrasse reine après l’autre. Géronte , qui entre dans (e moment , s’arrête pour contempler Ariste ; aussitôt qu’il parle , les deux soeurs s’en • fuient .)