‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 72 sur 280 · ACTE IV, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IX

ARISTE

Oui.

LE MARQUIS

Vous êtes étrange î

Et si votre oncle va me donner tout sbn bien ?

Qu’il me laisse en repos , et je n’y prétends rien. LE M arqui s.

Malgré cela , pourtant , je regrette Mélite.

Vous vous exagérez un peu trop son mérite ;

Pour moi , je n’y vois rien qui soit si merveilleux.

On vous soupçonne fort d’avoir de meilleurs yeux. Non, Mélite jamais ne peut êire oubliée ;

Mais j’y dois renoncer, puisqu’elle est mariée.

ARISTE

Mariée î

LE MARQUIS

Oui, vraiment.

ARISTE

Vous voulez plaisanter.

le marquis, lui frappant sur l’ épaule:

Notre ami , c’est un point dont je ne puis douter } On a su découvrir cette affaire secrète Par la sœur de Mélite , et même par Finette ;

Et ceux qu’elles avoient choisis pour confidents M’ont confié le fait depuis quelques instants.

On sait même le nom du mari de Mélite ;

On vante son esprit , son bon cœur , son mérite ; Grand philosophe, mais bizarre, singulier; Honteux d’avoir enfin osé se marier ,

Et voulant au public cacher cette sottise,

De crainte qu’à son tour on ne le tympanise.

(Il rit.)

Ne le pourriez-vous point eonrtoître à ce portrait ? a a i s T E.

A peu près.

LE MÀEQÜIS,

Ab ! tant mieux, j’en suis fort satisfait .Eh bien ! dites-lui donc qu’on sait son mariage :

Et conseillez-lui fort de s’armer de courage ,

Afin de recevoir galamment aujourd’hui Certains petits brocards qui vont fondre sur lui.

( Il sort en riant. J

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