‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 107 sur 269 · ALCIDE · texte numérisé non relu

ALCIDE

•* ' * Vient d’arriver.

- Ç lit o n, à Dorante, ' , '

Cette plaèe pour vous est èommode à réver.

DORANTE

Ta jcrie estpeu commune; étpdurTevoir un père Un homme tel que nous ne se réjouit guère.

- ‘ - a lc t pIpe. * ' •’ r * * *.

Un esprit que la joie entièrefnent saisit'

Présume qu’on l’entend au moindre mot qu’il dit. Sache donc que je tonche'à l’heureuse journée Qui doit avec Clarice unir ma destinée : ,

On altendoit mon père afin de tout’ signer.

dorante/' /•.

C’est ce que mon esprit ne pouvoit "deviner; * Mais je m'en réjôuis. Tu vas éîitrer chez elle? ~

. ALC I PPE. ...

Oui , je lui vais porter cette heureuse nouvelle;

Et je t’en ai voulu faire part en passant.

Tu t’acq^uiers d’autant plus un coeur reconnoissant. Enfin donc ton ainournç craint plus de disgrâce?

AL CI PPE. ‘ ,

Cependant qu’au logiVmon. père se délasse ,

J’ai voulu par devoir prendre l’heùre du sidnî cl i ton, bps', à Dorante.*

Les gens que voua tueï §e portea-t.a^sez bjèn, v

, / ALCJPPE. .

Je n’ai de part ni d’autee aucune défiance.

Excuse d’un amant la juste impatience:

Adieu.

’ ( DORANTE

Le ciel te donne un hymen sans souci i

' SCÈNE III

, x D O RAN T E f C LÏT O N. .

• CEI TON." • ' ””

Il est mort! Quoi! Monsieur; vousm’en donnez aussi! A moi ,‘ de votre cœur l’unique secrétaire ,

A moi", de. vus secrets le grand dépositaire!

Avec ces qualités j*avois lieu d’espérer '

Qu’assez malaisément je pourroism'en parer.

Quoi ! mon combat le semble un conte imaginaire ?

jçiri T'o'iir, 4 . . ‘ * •

Je croirai tout, Monsieur, pour ne vous pas déplaire ; Mais vous en contez tant, à toute heure , en tout lieu, Que quiconque çii échappe est bien aimé, du Dieu. MaurCj juif, bu chrétien , vous n’épargnez personne.

DORANTE,' V

Alcippe te surprend ! sa guérison t’étonne !

L’état où je le mis étoit fort périlleux;

Mais il est à présent des secrets merveilleux.

Ne t ? a-t-on point parlé d’une source de vie ,

-Que ûomment nos guerriers poudre de sympathie? Oii en voit tous les jours des effets étounans.

• cLn'TJN. -

"Encor-ne sontùls pas du tout si surprenons; .

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