ACTE IV, SCENE I I
Et , quelque grauchpouvoir que l’amour ait sur moi ,
Je n’oubîîrai jamais queje me dois un roi. v
Oui , malgré mon amour , j’attendrai d’une mère Que le trône me donne ou vous ou voti-c frère. 1 Attendant son secret vous aurez mes désirs ;
Et ^ s’il le fait régner , vous aurez mes soupirs : ,
C’est tout ce qu’à mes feux ma gloire peut permettre, Et tout ce qu’à vos feux les miens osent promettfe.
ANTIOCHÜS.
Que voudrois-je de plus ? Son bonheur est le mien : Rendez heureux ce frère, et je ne perdrai rien. L’amitié le consent-, si l’amour l’appréhende : Jcbénirar le ciel d’une perte si grande : ‘ ’
Et, quittant les douceurs do çel espoir flottant,
Je mourrai de douleur , mais je mourrai content. r o d o g u NE.
Et moi , si mon destin entre ses mains mè livre.
Pour un autre que vous s’il m’ordonne de vivre,
Mon amour...'.. Mais adieu -, mon esprit se confond. Prince , si votre flamme à la mienne répond ,
Si vous n’êtes ingrat à ce cœur qui vous aime , ftfe me revoyez point qu’avec le diadème.
ANTIOCHÜS. ' ’ j,
Les plus doux de mes vœux enfin sont exaucés.
Tu viens de vaincre , amour ; mais ce n’est pas assez : Si tu veux triompher en cette conjoncture ,
Après avoir vaincu , fais vaincre la nature ;
Et prète-lui pour nous ces tendres sentimens Que - tou ardeur inspire aux cœurs des vrais amans , rétertoire. T ome II. .'if 23 *
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