‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 19 sur 269 · a grandeur de ma perte et ce que vous valez · texte numérisé non relu

a grandeur de ma perte et ce que vous valez

Et , cachant pa\ ; pitié cette > cvtii si «ave (lui redouble mes feux lorsqu’elle nous séparé, I-ltes voir des défauts qui puissent a Umi tour Affaiblir ma douleur avccque mort amour. %

r A C tl I N F. •

Hélas’cettfc vertu, quoiqu’enfm invincible, '

Ne htisse que trop voir une ame trop * ens ‘ ' • Ces pleurs en sont ‘témoin?, et ces ses soupirs Ou arrachent de nos feux les cruels souvenirs: Trop rigoureux effets d’une aimable présence ? * Contre qui mon devoir a trop pemde delense * Mais si vous estimez ce yçrtucuvWevoir, Consei-vez-m’en la gloire et cessez «le meyo.r ; Enargnez-moi des pleurs qui coulent a bon c , Epargncz-moi des feux qu’à regret je surmonte V Enfin épargnez-moi ces tristes entretiens,

Qui ne font qu’irriter vos .tournons et lesr miens.

SEVERE. ^ , -

Que je me prive ainsi du seul bien qui me reste!

PAULINE

Sauvez-vous d’une vue à tous les deux funeste.

ém

^ TI '*»> scifr* II. ^ 3H

Quel prix de mon amour ! quel fruit de mes travaux î

PAULINE'

/ C est le remede seul qui peut guérir nos maux.

# S E V EJl E.

Je Vçux mourir des miens'; aimez-cn la ijhé moire.

• s,. PAULINE.

Je veux mourir des nucns; m soiuljpr oient ma gloire.

SEVERE

Ah. puisque votre gloire çn prononce l’arrêt,

II faut que ma douleur cède a son intérêt.

Est-ilrien rjue sur moi celte gloire n'obtienne? Elle me rqud les soins que je dois à la mienne. .Adieu : je fc vais chercher an milieu des combats Cette immortalité que donne un beau trépas,

Et remplir dignement, par une mort'poihpeuse,

De mes premiers exploits l’attente avantageuse;

Si toutefois, après ce coup mortel du son,

J’ai de la vie assçz pour chercher une mort. * .

PAULINE. '» ; -

Et moi, dont votre vue augmente le supplice,

Je l’éviterai même en votre sacrifice:

Et seule dans ma chambre enfermant mes regret^ 'Je vais pour vous aux dieux faire des ^œux sjicrçts.

»■* SÉVÈRE.’

Puisse le juste ciel, confient de ma ruine.

Combler d’heur et de jours Tolveucte et Pauline!

' • PAULINE. • * '

Puisse trouver Sévère , apres tant de malheur*

Une félicité digne de sa valéur!

Il la trouvoi-t en vous.

- „ PAULI NT

Je dépendois d’un père.

SÉVÈRK.

O devoir qui me perd et qui me désespère î Adieu, trop vertueux objet et trop charmant, p AV lin r.*

Adieu, trop malheureux et trop parfait amant.

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