ACTE "II, SCÈNE II. Slf
Mais, Seigneur, pour le prince, il a trop de vertu ; Je vous l’ai déjà dit.
pRusilrs.
Et ili’en répondras-tu ?
Me seras-tu garant de ce qu’il pourra faire Pour venger Annibal, ou pour perdre sou frère?
Et le prénds-tu pouf homme à voir d’un œil égal Et l’amour de sou frèreét la mort d’Amiîbal?
Non , ne nous flattons point: il court à sa vengeance : *
Il en a le prétexte , il en a la puissance ;
Il est l’astre naissant qu’adorent mes Etats;
Il est le dieu du peuple, et 'Celui dés soldats.
Sûr de ceux-ci, sans doute il vient soulever l’autre, Fondre avec son pouvoir sur le reste du notre! •«
Mais ce peu qui m’eti reste, encor que languissant , -N’est pas péut-être encor tout à fait impuissant. .« Je veux bieu tontefois ; agir avec adresse,
Joindre beaucoup d’honneur à bien peu de rudesse,
Le chasser avec gloire, et mêler doucement Le prix" de son méritq à mon ressentiment :
Mais, s’il ne m’obéit , ou s’il ose s’en'plaindre, Quoiqu’il ail fait pour moi, quoi que j’en voie à craindre, Dussé-je voir par là tout l’Etat hasardé.... .
ad i cnr ...
Il vient.
ARASPE
scèjnte ir.
PRUSIAS, HTCOMÈOE, ARASPE
" - PRUSIAS
. Vous voilà, Prince ! Et (fui vous a mandé ? - .
HlCOIgKüE.
S ICOMtUE.
La seulc-anibition de pouvoir cupersonnc ‘ Mtttrc a vos pieds, Seigneur, encore uno couronne^ De jouir de l’honneur de vos embrasseraens Et d r être le témoin de v.os contcntemens.-.
Après la Cappadoce heureusement ui'ne
Aux royaumes du Pont e^lc la Bithynie,^
Je vienajrémercier çt, mon père et mon roi D’avoir eu la, bonté de s’yr servir de moi , ^ ' ;
D’avoir choisi mon bras pour une telle gloire ,
Et fait tomber sur moi Plionncur- de sa victoire.
p b vs IA s.
^ous pouyiet yons passer de mes cmbrassciiicusp Me faire par écrit de tels remcrciracns ;
'Et tous' ne deviez pas envelopper d’un crime Ce que votwwictoire ajoute il votre estime.
Abandonner mon camp en est un capital,
Inexcusable en tous ,'ct plus au général ,
Et tout autre que vous, malgré cette conquête,. Revenant sans mon ordre , eût payé de sa tête.
J’ai failli , je l’avoue , et mon cœur imprudent A trop cru les transports d’un désir trop ardent: L’amour que j’ai pour vous a commis celle ollense , Lui seul à mon devoir fait cette violence.
Si le bien de vous voir m’étoit moins précieux , f ■
Je serois innocent, mais si loin de vos jeux, ^ t
Que j’aime mieux, Seigneur, en perdre un peu d ésunie, Et qu’un bonheur si grand me coûte un petit crime,
Qui 11e craindra jamais. la plus sévere loi - Si l’amour juge en vous ce qu’.il a fait ep îpoi.