ACTE UI, SCÈNE IH. dfa
-V vï- SCÈNE III.
PJIÇOMÈDE, LAODICE, FLAMINIUS.
NICO MÈDE
Ou Rome a ses agcns dorme un pouvoir bien large, •Ou vous êtes bien long à faire votre charge. \ .
FLAMINIUS
Je sais quel est mon ordre, et si j’en sors ou non, C’est a d’autres qu’à vous que ) èn rendrai raison.
s NI COM ÈDE. ■ ' \ . '
Allez-y donc, de grâce, et laissez à ma flamme Le bonheur à son tour d’entretenir madame :
Vous avez dahs son cœur fait de si grands progrès, Et vos discôurS pouc elle ont de grands attraits, * Que sans de grands efforts je n’y pourrai de’truirc Ce que votre harangue y vouloit introduire.
FLAMINIUS
Les malheurs où la plonge une indigne amitié J, Mefaisoicnt lui donner un conseil par pitié.
N ICOMtDK.
Lui donner de la sorte un conseil charitable,
C’est être ambassadeur et tendre et pitoyable.
Vous a-t-il conseillé beaucoup de lâchetés,
Madame ?’
j FLAMINIUS. pr
Ah ! c’en est trop, et vous vous emportez.
v , - *• N ICO MÈDE.
Je m’emporte? *
‘ FLAMINIUS
Sachez qu’il n’est point de contrée - Où d’un ambassadeur la dignité sacrée...
348 NICOMEDE
Ne nous vantez plus tant son rang et sa splendeur. Qui fait le conseiller n’est plus ambassadeur;
Il excède sa charge , et lui-même y renonce.
.Mais dites- jnoi, Madame, a-t-il eu sa répousè ?
CAO DI CE.
Oui , Seigneur.
NICOMÈDE
Sachez donc que je ne vous prends plus One pour l’agent d’Atlalc, et pour Flaminius; ,
Et si vous me fâchiez , j’ajoulerois peut-être Que pour l’empoisonneur d'Anuibal, de mon maître. Voilà tous les honneurs que vous aurez de moi :
S'ils ne vous satisfont, allez vous plaindre au roi.
' :*i *J?LAM1NII>8. *
11 me fera justice , encor qu’il soit bon père.;.' '
. jDu Rome, à son relus, se la saura bien faire.
■ / HICOMBDE.
Allez de l’un et l’autre embrasser les genoux.
- FLAMINIUS
Les effets répondront. Prince, pensezii yous.
^ .. NICOMÈDE. J ."Aî
Cet avis est plus propre à donner à la reine.