‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 43 sur 269 · LÉ0,N · texte numérisé non relu

LÉ0,N

Si vous nje l’ordonnez, j’y cours en diligence.

. • . . polyeucte. ' .

Sévère à mon défaut fera ta récompense.

*V a^neperds pointue temps, et revienspromptement.

i v CLEO N.' ’ '

Je serai de retour. Seigneur, dans un moment. *

. v 7 £ Ç-èjSle' liv. /'

POLYEÜCTE.

(Les gardes se retirent aux côtes du théâtre.) Source délicieuse ,.en misères féconde j Que voulez-vous de moi, flatteuse» voluptés?

Honteux attachemenS de la- chair efdu monde , • Que ne me quittez-vous, quandje vous ai quittés! Allez, honneurs, plaisirs-, qui melivrez la-guerre :

. i~ : Toute votre" félicité,

* Sujette à l’instabilité,' >

moins de rien tombe par terre ; îme .elle "a l’éclat du- verre, * en a là fragilité^ . .

Y ous me mèntrez en vainpS^tS vaste! empire Les ennemis de Dieu pompeux et florissans.

Il étale à son tour des' revers équitables St"

1 Pa* qui les grands sont confondus ; -

<38 * i*OT, YEtf^TE. '

Et les glaives qu’il tient pendus Sur les plus fortûrtés coupables Sont d’autant pins inévitables Que leurs coups sont moins attendu*.

Tigre altéré de sang , Décic impitoyable,

Ce Dieu t’a trop loug-temps abandonné les siens: De tou heureux destin vois là suite effroyable;

Le Scythe va venger la Perse et les chrétiens. Encore un peu plus outre , et ton heure est venue Rien ne t’en sauroit garantir ;

Et la foudre qui va partir,

Toute prête à crever la nue,

• Ne peut plus être retenue p , .

Par l’attente du repentir.

Que cependant Félix m’immole à ta colère ; (^u’uu rival plus puissant éblouisse ses yeux; Qu’aux dépens de ma vie il s’en fasse beau-père, Et qu’à titre d’esclave il commande en ces lieux : Je consens , ou plutôt j’aspire à ma ruine.

/Monde, pour moi tu n’as plus rien:

Je porte en un cœur tout chrétien Une flamme toute divine;

Et je ne regarde Pauline

Que comme un obstacle à mon bien.

Saintes douceurs du ciel , adorables idées,

Vous remplissez un cœur qui vous peut recevoir De vos Sacrés attraits les âmes possédées Ne conçoivent plus rien qui les puisse émouvoir.

ACTE .IV, SCÈNE UI. ^ 6g Vous promettez beaucoup , et donnez davantage. Vos bleus ne sont point iuconstans;

I^t l'heureux trépas que j’attends > »’

Ne vous sert que d’uu doux passage /

Pour .nous introduire au partage

— * Qui nous rend à jamais contens, . '

C’est vous, ô feu divin que rien uc peut éteindre!

Qui rû’allez faire voir Pauline sans la craindre.

Je la vois: niaismon cœur, d’un saint zèle en lia tomé, N’en goûte plus l’appit dont il étoit charmé^

Et mes yeux , éclairés des célesteà lumières,

Ne ti*onyentplusaux siens leurs grâcescoutumièrcs.

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